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Une histoire à découvrir

Benoit

Je me nomme Léon, j'habite dans la région parisienne et peut-être avez-vous déjà lu les autres histoires que j'ai racontée sur le site il y a quelques temps.

Lorsque j'avais 15 ans, je savais que j'étais attiré par les garçons, mais je ne voulais pas trop être «convaincu» de mon homosexualité. Dans le petit groupe d'amis avec qui je passais la majorité de mes temps libres, chaque garçon sortait avec une fille et il aurait paru bizarre que je n'en fasse pas autant. En fait mes relations avec Sophie se résumaient à pas grand chose; mon bras sur ses épaules, un petit baiser de temps en temps, et basta...Elle était timide et je passais pour l'être aussi. En réalité, ce qui me procurait plus de sensations, c'était lorsque je passais un moment chez Benoît... Ce garçon de 16 ans d'une aisance de chaque instant, emprunt dans tous ses gestes d'une sveltesse un peu féline faisait depuis peu partie de notre petite bande et avait le don de me fasciner.

Un peu plus grand que moi qui mesurait déjà 1m80, il avait des cheveux châtain clair, un visage sans le moindre bouton, des yeux d'un bleu presque turquoise, le sourire toujours sur les lèvres, il attirait immanquablement tous les regards. Et comme si son visage ne suffisait pas, des épaules larges, son torse imberbe (sauf un petit duvet qui remontait jusqu'à son nombril), ses longues jambes fines et musclées, ses pieds sensuels aux longs orteils complétaient la silhouette de ce jeune Apollon.

Nous nous sommes rencontrés pour la première fois, Benoît et moi lors d'un séjour en centre de vacances au collège de Harrow à Londres. Musicien comme moi, nous passions nos vacances dans un stage où la musique tenait une large place. Chaque jour en effet, nous pouvions pratiquer le piano à quatre mains, jouer dans des groupes de musique de chambre et même chanter. Pratiquement tous les après-midis, nous nous retrouvions encore à la piscine, au gymnase ou sur un court de tennis. Quand je dis, «nous nous retrouvions», il faudrait dire «je me retrouvais» à ses côtés, car de fascinant qu'il était au début, je ne pouvais plus me passer de sa présence après quelques jours. Très vite, j'ai appris que nous habitions la même ville et cela m'est apparu comme un signe du destin; fort heureusement, j'avais l'impression, peut-être injustifiée, de ne pas lui être trop désagréable.

L'avantage et l'inconvénient de cette école anglaise, c'est que nous logeons dans des chambres individuelles; à chaque fois que je le peux, je passe sous un prétexte ou un autre, dans celle de Benoît pour lui emprunter un bouquin, discuter de tout et de rien... L'autre jour, en entrant un peu rapidement, je reste cloué sur place; Benoît, nu et de dos est en train de se changer, sans se presser, le moins du monde, il tourne la tête, me décoche un de ses sourires angéliques et enfile son caleçon «Célio» bleu ciel. J'en suis tout retourné et reste quelques secondes bouche ouverte. Il s'aperçoit de mon trouble et me dit en riant:

— Ben quoi, Léon, tu viens pas me dire que tu vas pas à la disco avec nous, tu restes pas fringué comme ça quand même?

— Euh, non.... En fait, j'ai pas récupéré mes affaires données à laver... Je viens voir si tu peux pas me prêter des frusques à toi... (L'improvisation n'est pas trop mon fort, mais alors là, je m'épate!)

— Y a pas de problème, tu veux quoi?

— Euh, ben un peu de tout si t'as... Tu sais, j'ai pris tellement de partitions de piano, que pour les fringues je n'ai qu'un minimum!

— Tiens, regardes dans mon armoire et sers toi!

Je ne sais pas si vous avez aussi du plaisir à fouiller dans les vêtements de quelqu'un que vous aimez, mais alors là, moi j'adore! Je me sors une paire de chaussettes noires avec un dragon bleu dessus, un caleçon «Dim» noir, un pantalon «liberto» beige, une chemise «american eagle» blanche. Il me dit:

— T'es sûr qu'on fait la même taille pour les fringues?

— Euh non, j'sais pas trop...

— Ben t'as qu'à les essayer!

— Ok!

Et devant lui toujours en caleçon, je commence à enlever mon jeans (un peu dégueu, faut reconnaître!), mon t-shirt... Au moment d'enlever mon slip, j'ai comme une hésitation.... (Et vous êtes priés de ne pas vous moquer de moi!). Je ne suis pas pudique, mais je sens se «lever» en moi comme une grosse envie, qui m'excite et me fait un peu flipper! Je me détourne donc un peu et baisse mon slip. Hélas cette «grosse envie» est, comme qui dirait, des plus encombrantes... J'ai beau être de dos, mon sexe en sortant de son abri «claque» contre mon ventre, un musicien tel que Benoît ne va sûrement pas avoir de mal à identifier ce genre de son! De plus, je ne sais pas si la plupart des gens ne rougissent que du visage, mais moi, à la façon dont ses yeux se portent sur moi, j'ai l'impression que je rougis aussi du postérieur! Il me lance un regard interrogateur, et puis un nouveau sourire illumine son visage.

— T'as pas à avoir honte! Moi, ça m'arrive tout le temps, surtout quand je me déshabille devant quelqu'un! Je sais pas pourquoi, mais bon, c'est la nature!

Évidemment, il a l'air de prendre ça pas mal, ouf! Pendant qu'il me dit ces quelques mots, je l'observe du coin de l'oeil et je vois que son «Celio» laisse apparaître une forme nouvelle que moi aussi j'identifie sans peine... Benoît bande de me voir bander!!! Gloups, serait-ce le début de quelque chose à laquelle je pense et repense depuis la semaine où nous sommes ici?

Tout cela s'est passé si vite que je n'ai même pas enfilé son «Dim», je me retourne et tremble de nervosité ou d'excitation, pas le temps de me poser des questions, je m'approche de lui; il fait un pas dans ma direction, j'entrevoie une partie de son gland par la fente de sa braguette, il voit mon organe tout gonflé (il aurait du mal à ne pas le voir même s'il était aveugle, attendu qu'à présent son extrémité frôle le tissu de son caleçon... Nos doigts se mêlent, nos corps se touchent, je respire le parfum délicat de sa peau propre, je n'ose encore l'embrasser, alors je pose ma tête dans le creux de son épaule, il en fait de même.

«On a beau bander et sentir des frissons pour un autre garçon, on est pas forcément des pédés», non? (Enfin, c'est ce qui trotte dans ma tête à ce moment là!) Mais je me sens si bien contre son corps si chaud et si souple qui se colle si parfaitement au mien, j'aperçois au fond de mon être une envie de plus en plus incontrôlable; aller plus loin avec lui, mais jusqu'où? Comment ça se passe avec un garçon? Avec une fille, ça paraît facile, on en voit tout le temps dans les films, mais ce ne sont pas les quelques photos d'hommes à poil que j'ai vues jusqu'à présent qui m'ont vraiment renseigné. Vous me prenez pour un niais? Si, si je le vois! Et bien peut-être en suis-je un, mais c'est vrai quoi, c'est tellement confus pour moi les gestes de l'amour, je ne sais pas vraiment quoi faire et puis cette envie est-elle si réciproque que cela? A-t-il déjà fait ça, lui, avec un garçon?

Pendant que ça cogite dur dans ma tête, mon coeur s'emballe, le rythme s'accélère surtout depuis que les mains de Benoit explorent mes fesses, me caressent le dos. Il prend l'initiative! Il tient donc un peu à moi lui aussi? Alors, à mon tour, je mets mes doigts dans ses cheveux tout courts, je lui masse le crâne, ma langue se promène sur son cou, Seigneur que c'est bon, que c'est doux et chaud; je sens sous ses muscles, quelques veines qui se croisent et palpitent; tout naturellement nos lèvres se rejoignent enfin et comme des milliers d'autres personnes l'ont fait avant nous, nous mêlons nos souffles, nos salives... C'est une page de ma vie qui se tourne... En l'espace de quelques instants, je sens confusément que ma vie vient de basculer, ce baiser est si différent de ceux que je partageais avec Sophie!

Mon corps s'agrippe à présent à celui de Benoît, il me faudrait au moins quatre mains pour le caresser comme je le voudrais; je bloque mes jambes contre les siennes, nos cuisses sont entrelacées, nos deux sexes sont compressés sur nos abdos, nous luttons amicalement et basculons sur son lit. Un reste de conscience lui fait vérouiller la porte de sa chambre et en revenant il se retrouve soudain agenouillé entre mes jambes. Jamais, je n'ai ressenti de semblables caresses, elles vont et viennent, chaudes, humides, plus douces même que le frottement du vêtement de soie avec lequel je me masturbe parfois. Sa langue experte me gobe, m'enrobe, me titille mille et mille fois... Je me sens tellement bien, qu'il me parait impensable de ne pas partager ce plaisir intense avec lui, et sans le lui demander, je m'allonge sur le lit de manière à pouvoir lui rendre ses tendres câlins.

Avant même d'avoir esquissé le moindre mouvement, ma tête s'appuie sur sa cuisse musclée et lisse, et l'objet de tout mes désirs repose entre mes lèvres. C'est pourtant vrai que j'ai fantasmé depuis une semaine sur cette queue, devinée au travers de son slip de bain! Et de la retrouver là, dans ma bouche, j'en ai presque le souffle coupé de plaisir. Elle a un goût très délicat qui provient sûrement de ces petites gouttes qui perlent à son extrémité. Je m'amuse quelques instants à les récolter du bout de la langue, c'est un peu collant et tellement excitant; je ne peux pas m'empêcher de penser à cet autre liquide qui pourrait jaillir d’un instant à l'autre! Vais-je l'avaler, est-ce que je ne risque pas d'attraper le sida? Je me pose toutes ces questions très vite, car je sens que dans quelques instants elles n'auront plus aucune espèce d'importance... Je sens aux diverses contractions de Benoît et aux miennes, que l'instant que j'attends avec impatience et un peu d'appréhension, n'est pas loin...

Soudain, mes jambes se tendent, mes muscles durcissent, une vague incroyable me submerge, ma respiration s'accélère et en un instant ma jouissance est totale. Jamais je n'ai ressenti en me branlant une sensation pareille, Benoît accélère encore ses succions, je crois que je vais «tomber dans les pommes» de bien-être, il aspire ma semence. Puis à son tour il prend appui sur mes hanches, se crispe et lâche dans ma gorge une sorte de lait chaud qui manque m'étouffer. Comme lui, je le garde un peu en bouche, continue de le sucer de mon mieux et un deuxième jet rejoint le premier, il me faut bien avaler, sinon tout ça va déborder!

Nous restons là, planté l'un dans l'autre, nos pieux ne semblant pas vouloir diminuer de taille! Après quelques secondes, cependant, je reviens le premier à la surface, lui donne un nouveau baiser (un peu collant), et me décide, un peu à regret, à me rhabiller. Je me sens un peu gêné, tout à coup; c'est bizarre, pourtant j'ai voulu cet instant, je l'ai recherché et presque provoqué, et là je me sens un peu mal à laise, que m'arrive-t-il? Tout de même pas du remord, de la gène, quoi alors? Je m'aime pas dans ces moments là.... Et Benoît, comment réagit-il lui? Il n'a pas encore bougé, pas même changé de place. On dirait qu'il me guette, qu'il attend que je lui dise quelque chose... Est-ce qu'il ressent aussi ma gêne?

Je le vois qui se redresse, il me décoche un de ses merveilleux sourires, me prend la main. Il me demande si c'était la première fois, et à ma réponse positive, il me rend mon baiser, me caresse les cheveux et me dit qu'il espère que j'ai apprécié, car lui a trouvé cette expérience sensationnelle. Il me «redécouvre» aujourd’hui, et me dit que ces instants que nous avons passés si proches l'un de l'autre, resteront probablement comme un des meilleurs souvenirs de toutes ses vacances. Il est tellement gentil, tellement prévenant et doux que tous mes sentiments négatifs disparaissent et je me caline à nouveau dans ses bras...

La fin du stage est arrivée trop vite à notre gré; j'ai trouvé en Benoît durant la semaine qui a suivie, un garçon attentionné, affectueux et attentif. Tout était prétexte à me faire plaisir, et je lui rendais son amitié au centuple... Notre amitié date de cette époque et c'est pourquoi, au début de ce récit, je vous disais que j'aimais passer chez lui. Nous avons passé presque deux années très proche l'un de l'autre, et je puis dire que notre entente était parfaite tant par nos passions communes (musique, sports, sorties) qu'à un niveau physique plus intime...

Depuis bientôt deux ans, il s'est allé... Une auto rouge a volé sa vie, sa jeunesse et son sourire... Il avait 18 ans depuis 3 mois...