Une histoire à découvrir
Berlin-story
Mon père venait d’être attaché à Berlin-Ouest. Encore une fois il fallait changer le domicile, après le Sultanate of Oman, le Royaune d’Arabie Saoudite et la Grèce, nous y voilà en Allemagne Fédérale ; le pays de la bière. « Prost ! » Mais il faut préciser, Berlin est différent, rien à faire avec le reste de ce pays. Je peux dire que je n’ai pas trop détesté les 26 mois berlinois.
À l'époque, 1983, je visitais « The International High School » rattaché au C.D. pour les enfants « déchirés » entre plusieurs pays. Je n’étais plus un enfant proprement dit, j’avais déjà dix-huit ans ! Malgré l’éducation en langue anglaise, l’allemand n’avait bientôt plus de secrets pour moi. (Je pouvais lire un journal, contrairement à ma mère).
À l’école, je tombe amoureux d’une fille de Cleveland (Ohio). Mon amour n’a pas trouvé accès dans son cœur. Un matin, le tableau noir se trouvait tapissé avec mes innombrables lettres d’amour que j’avais écrites à son domicile. La classe hurlait de joie, et le prof. Dr. P. m’ordonna d’enlever mes déclarations en souriant. J’étais humilié ; une haine s’est formée contre ma bien-aimée, et peut-être contre tout ce qui est féminin.
Pendant quelques temps j’étais perdu, j’avais besoin de recevoir et de donner l’amour ! Les vacances d’été arrivaient. N’étant pas d’accord de retourner chez mon oncle à Pittsburgh (Pennsylvania) ni de passer mes vacances en Angleterre chez ma tante, j’ai dû rester à Berlin. Les jours se passaient à la plage du Wannsee sous un soleil pâle et très timide.
Un jour, j’étais absolument seul sur la plage. Comme par miracle, les nuages passèrent à côté du soleil pendant un bon moment. Je ferme mes yeux et je m’endors. J’ignore complètement pour combien de temps. Quand je me suis réveillé, je constate qu’à côté de moi, un jeune homme s’était installé sur un bout de linge avec un « mouchoir » autour de sa taille et un plan de la ville devant son nez.
« Gut geschlafen ? » (Bien dormi ?) Je n’ai rien répondu, j’ai simplement souri, je me suis senti un peu bad et helpless. Je ne bouge pas, je trouve un peu curieux que cet homme s’est mis aussi près de moi, alors toute la plage était déserte ! Je pense : « Ce n’est pas un Allemand, ni Américain ou Anglais... drôle d’accent... peut-être un Turc ?... » Je regarde les nuages devenant de plus en plus menaçants, quand il me demande de lui montrer une rue sur son plan. Ah, un Français ! J’ai deviné juste.
Pour lui aider de trouver sa rue, j’ai approché d’avantage ; nous étions allongés sur le ventre en étudiant cette carte. Soudain, son épaule touchait la mienne. « Excusez-moi, » disais-je en reculant. Il écarta d’avantage ses jambes, de façon que sa cuisse effleura la mienne. En l’espace de quelques secondes, j’avais compris : j’étais à côté d’un homme qui aimait les hommes. Je savais que l’amitié intime entre hommes existe, mais ceci m’avait jamais inquiété, et je n’ai jamais cherché à approfondir ce phénomène. Mon adolescence se passait dans les pays du Moyen-Orient, et jusqu’à l’âge de dix-sept ans, je n’avais jamais vu un cahier porno !
Quoiqu’il en soit, le contact de sa jambe ne m’était pas désagréable, j’étais comme électrisé et mort de peur en même temps ! Et chose curieuse : je bandais ! Je voulais fuir, j’étais cloué au sol. Les sentiments, refus et désir, se battaient à l’intérieur de moi. Je voulais crier mais je n’ai pas ouvert la bouche.
Je sentais sa main me caresser les cheveux, mon cou, mes épaules, dos et jambes. Avec une légère pression, il me fait comprendre de me mettre sur le dos. Je tremblais de peur et devant l’inconnu. Sa main glissa dans mon short de bain et commença à me masser le sexe. Je ne pouvais plus, j’ai craqué, je me suis mis à pleurer comme un fou. En vitesse, je ramassais mes affaires, prenais mon vélo et rentrais à la maison. Toujours secoué, je raconte mon aventure à ma mère, qui n’attachait aucune importance à mon histoire. Elle était quand même étonnée de me voir dans un état pareil. Après quelques heures, j’étais devenu plus calme. Plus jamais nous avons parlé de cet incident.
Dès ce jour, je n’étais plus tranquille. Ce Français avait réveillé quelque chose en moi. Je commençais à regarder les hommes différemment. Plusieurs fois, je suis retourné sur la plage en espérant revoir l’homme qui m’a touché pour la première fois. En vain. Par la suite, j’ai réussi à connaître les endroits de la ville où « ça se passe ». Rapidement la peur avait disparu. Je suis devenu un pédé. Très vite j'en ai eu assez de fréquenter les hommes efféminés, habillés comme les mannequins en plâtre dans les vitrines, si peu naturels.
Dans un bar, je faisais la connaissance de Klaus, un très bel homme ; on aurait pu dire une photo d’un magazine de bodybuilding. Mais par la suite, j’ai découvert qu’il portait, sous ses jeans serrés, des slips de femmes et sous sa veste de cuir un soutien-gorge. Alors j’ai quitté ce milieu. Je voulais des hommes, des vrais, j’avais mes fantasmes très secrets sur les motards, les uniformes, le cuir. Vu mon jeune âge, je n’ai pas pu pénétrer dans ce clan, et en plus, je n’avais pas les vêtements correspondants (ma mère et mon père auraient eu une crise cardiaque). J’avais offert des innombrables « pots », essayé de m’introduire en espérant de trouver un copain avec une belle machine, sans succès. J’étais dingue des motos, et parfois je me mettais dans des situations très dangereuses !
J’ai cherché des parkings non gardés, plus ou moins déserts. Quand je voyais une belle Honda, Yamaha ou BMW, je n’avais pas de préférence, j’étais attiré comme si c’était un aimant. J’ai ouvert ma braguette, craché sur la selle, me mettant sur le ventre et avec des mouvements « aller-retour », j’ai « baisé » la moto pour l’inonder quelques secondes plus tard avec mon sperme. Quelquefois, on m’a surpris, mais j’ai toujours réussi à me sauver à temps. Un poule aveugle trouve parfois aussi une graine et un jour j’ai pu vivre le summum.
Non loin de mon domicile, derrière la gare Nikolassee, il y avait quelques buvettes dans un petit parc, juste à côté de l’autoroute. L’autoroute présente une ligne très droite, sans virage, et les motards ont effectué des essais de vitesse. À la fin de ce parcours, il y avait donc ce petit parc avec les buvettes, ce qui était le point de rencontre des motards chaque dimanche. Inutile de vous écrire que ma promenade du dimanche s’arrêtait là. Un dimanche soir, j’étais en retard. J’ai dû rester à la maison pour subir une visite de politesse. J’entends des gémissements près du pont où, à l’époque se trouvait encore un petit chantier. Je vois deux gars. L’un d’eux avait enlevé ses pantalons, couché sur le devant de la moto, se tenant au volant. L’autre derrière, presque debout lui tenant les hanches. Incroyablement excité, j’observais ces deux hommes, qui faisaient l’amour d’une manière assez brutale.
Je n’avais pas tellement peur ; je me suis senti en « sécurité » par une montagne de planches qui me cachait à moitié. Je voyais plus ou moins bien, il était 22 heures passées et la petite lanterne du chantier ne donnait pas assez de lumière. En voyant la scène, je suis devenu extrêmement concupiscent. Je me suis mis complètement debout, ai ouvert ma braguette et commencé à me branler. Finalement j’étais remarqué. Le type, qui était derrière l’autre s’avançait lentement vers moi. J’ai vite remis ma bite en place. « Alors le voyeur, casse-toi ! » Même si je voulais, je ne pouvais pas, j’étais littéralement paralysé. Il s’approche d’avantage pour mieux voir ma figure.
— Quel âge as-tu ?
— Dix-neuf.
Il avance sa main vers ma braguette, l’ouvre et touche ma queue moitié tombée avec sa main gantée.
— Ça va, ça te dit...
Il ne termine pas la phrase ; il tourne sa tête en direction de la moto. Il avance vers la moto, moi, je suivais comme un robot, impossible de penser quoi que ce soit ! L’autre était en train de s’enfiler ses pantalons.
— Mets toi à poil.
J’avais vraiment la trouille, surtout de l’autre qui me regardait complètement immobile. J’enlève mon jean, mais gardais mon blouson et mes baskets. Il me fait coucher sur sa moto, dos appuyé contre le réservoir d’essence. En ressentant la machine entre mes cuisses nues, je commence à perdre quelques gouttes de « pre-cum ». J’entends : « Hé, doucement ! » L’homme s’est assis entre mes jambes en face de moi, son sexe d’au moins 19cm avec d’énormes couilles, au beau fixe. Il me frotte, toujours avec ses gants en cuir, l’intérieur de mes cuisses. Sa salive coule sur ma queue, il me branle très doucement. Mes jambes entourent ses hanches, mes mains s’agrippent quelque part en bas de la moto pour ne pas perdre l’équilibre. « Viens, qu’est-ce que t’attends ? »
L’autre gars, qui nous regarde, commence à bouger. Il me regarde, je lui fais signe de venir. Il enlève son blouson, ouvre sa braguette. Torse nu, il commence à me lécher le bas du ventre, ma queue, tenue droite par l’autre. Je lâche une main pour toucher ses jambes ; le mec portait un pantalon en cuir ! Je dois me retenir de ne pas hurler comme un animal, car, en ce moment, je le suis ! Il se met debout dos contre moi sur les pointes des pieds, de façon que son poids ne fait pas basculer la bécane. Tête en arrière, il prend ma queue contre la sienne et commence à branler. Je vois son cul, rond et ferme, derrière la peau de cuir ; j’ai envie de lui arracher son pantalon, de lui lécher l’anus. Je ne peux pas, je suis trop loin.
Le gars derrière se libère de mes cuisses, se met debout à côté de l’autre, écarte ses jambes. D’abord, quelques gouttes, et après de plus en plus fort, il pisse contre sa jambe. Il me regarde... je ne dis rien. Au même moment, je reçois son jet de pisse sur mon torse, giclant sur ma figure. La pisse coule vers mon bas-ventre, inonde mes couilles. Le type assis sur moi trempe sa main, mouille ma queue et me branle d’une manière extrêmement violente, l’autre se masturbe devant ma bouche grande ouverte, langue dehors, comme une bête assoiffée. Je me vide comme jamais auparavant. Ma tête est tirée violemment vers la bite qui se branle devant moi, je suce comme un diable, tandis que l’autre, avec sa langue me nettoie. Je reçois sa charge en pleine gueule, ça coule partout. L’autre vient vers moi, me lèche la figure, m’absorbe le sperme dans ma bouche d’une façon douloureuse. Je quitte la moto, mes jambes sont de véritables éponges !
Vaguement, j’aperçois l’autre, assis dans l’herbe. Je prends mon pantalon, quand je suis pris par la nuque.
— Ooo, la pute, je n’ai pas fini ! Tu veux une bière ?
Je n’avais même pas le temps de répondre...
— Hé, Andréas, (comme ça j’ai su le nom de l’un d’entre eux) donne une bière !
— Je n’ai pas !
— Alors va chercher !
Je suis étonné du ton qui règne.
— Juste avant la fermeture, dit-il.
En buvant les bouteilles, ils ont découvert que je suis de nationalité américaine, ce qui semble exciter pas mal de gens ; pourquoi ? Il me donne un « dublosan » une marque de préservatifs très connue en Allemagne.
— Tu baises ?
— Maintenant ?
Il me touche ma jambe.
— Oui, maintenant, viens !
Je regarde l’autre qui me fait un signe positif avec sa tête. Il enlève son pantalon en gardant à nouveau bottes et veston.
— Lèche-moi le cul !
Je le fais, pas un poil, son cul est entièrement rasé. Il est accoudé sur la selle de la moto. « Vas-y! » Je vois sa langue léchant la selle, les pièces métalliques ; il se met en position de « chien » pour pouvoir prendre dans sa bouche les supports pour les pieds. Je suis comme un étalon sur une pouliche. Je possède un animal humain enragé. Il se laisse tomber.
— Pisse-moi dessus, espèce de salaud !
Je me mets sur mes genoux, doucement je caresse ma bite avec ma salive ; c’est dur, mais j’arrive. Parfois je me freine, car je pisse au dessus de la tête. Je me mets debout et je vide ma bouteille de bière. Je masse son sexe en remarquant plusieurs cockrings ; je me roule sur son corps, je suis assis sur sa figure, il me suce mes couilles. Sa tête entre mes cuisses, j’ai envie de lui briser le crâne. Je deviens violent et même vulgaire. Je lui « ordonne » de s’enfiler son casque de moto, d’enlever sa veste. Il le fait. Dans mes rêves, les plus audacieux, je n’avais pas vécu une telle situation. Je ne suis plus moi-même. Je demande à l’autre de me prêter ses bottes. Il me les donne avec son blouson et son casque. Une fois vêtu, je bandais comme un « turc ». Je lui demande de me lécher les bottes. Il le fait ! J’enfile mon préservatif... Il voit ça.
— Viens, viens maintenant !
Il roule mon blouson pour faire un coussin et va vers la moto pour se mettre en position. Je deviens la plus grande cochonne de la ville ; je m’installe derrière lui, je lèche son anus rasé, crache dessus et enfile ma queue brutalement. La chaleur sous le casque était intense ; je baise un motard sur une moto ! Exactement comme je l’avais vu une heure auparavant. Je suis pratiquement couché sur ce type quand je sens la main d’Andréas sur mon cul ; il mouille son doigt et l’enfile dans mon anus. Je crois que mon pénis a doublé de grosseur. Je suis prêt à recevoir une charge dans mon cul encore vierge. En ce moment, l’autre gicle sur la selle, il passe la jambe au dessus de moi et se laisse tomber. Je m’avance, sentant le sperme sur torse et ventre, j’offre mon cul d’avantage à Andréas. De plus en plus, je pousse contre sa bite pour lui faciliter la baise. Je lui lance des mots comme :
— Vas-y, plus fort, je suis ton homme, je suis à toi... etc...
Il attend que ça, il me tire ma tête en arrière en disant :
— Espèce de porc américain, je vais te montrer ce que c’est un cul.
Finalement, j’ai du descendre de moto, et en m’appuyant sur la selle, je me suis laissé baiser, tout en léchant la selle. L’autre par terre voyant ma queue dure comme une pierre, se met assis pour me sucer, toujours avec mon préservatif, qui a baisé son cul auparavant ! Andréas, excité par cette image a pu jouir ; je râle de plaisir sexuel en éjaculant ma deuxième charge dans le préservatif. Je retire ma « gomme », Andréas l’attrape en vidant le contenu dans sa bouche en disant :
— Pour la première fois, je goûte un américain.
Nous nous sommes rhabillés très vite ; 24 heures passées. J’ai pris mon vélo — en laissant mon blouson de jean sur place. Très doucement, je rentre par la porte du jardin. Arrivant dans ma chambre, je repense encore un peu avant de m’endormir comme un mort.
Maintenant nous sommes à nouveau dans un autre pays... une autre langue... Mais le hasard fait bien des choses !
Claude, 23 ans. T4