Une histoire à découvrir
Bertrand (1)
Je ne suis pas le seul à avoir fait des bêtises étant jeune. Quand on a 17 ans, on a le droit de faire des erreurs. Certaines sont plus lourdes à porter...
J’avais cet âge stupide où l’on croit tout savoir, où l’on veut tout essayer... À cette époque, je savais que les mecs m’attiraient autant que les nanas mais, j’étais si chaud que j’aurais baisé avec un bahut breton. J’ai couché une fois avec une jolie fille qui en pinçait pour moi. Sylvie! Je l’ai mise enceinte. Lorsque ses parents ont débarqué chez moi, j’ai pensé que le ciel me tombait sur la tête. Ça gueulait à tout rompre! Mes parents refusaient qu’on me rende responsable de ça! J’ai bien essayé de m’interposer et de donner mon avis... J’ai failli me prendre une baffe. Les parents de Sylvie ont fini par comprendre qu’il lui faudrait assumer toute seule. Je ne l’ai jamais revue...
C’est à Paris que j’ai terminé mes études et que j’ai pu vivre pleinement ma sexualité. Je me suis révélé 100% gay et je l’assume. Je suis un beau mec de 36 ans très viril et parfaitement versatile. Je vis seul.
Et puis la vie vous ramène des années en arrière! Elle vous rappelle qu’à une époque vous avez déconné...
La sonnette retentit deux fois. J’étais sur le point de prendre un petit déjeuner sur le pouce. J’étais encore à la bourre. Je décide de ne pas ouvrir mais la sonnette retentit une troisième fois et je me sens obligé de répondre à l’appel. Je peste en allant ouvrir cette foutue porte.
Il est jeune, beau et souriant. Que veut-il donc me vendre?
— Salut! me lance le garçon qui se tient en face de moi.
Son charme est désarmant. Je sens la colère s’échapper de ma tête et de mon corps. Ce garçon est un séducteur. Il me lance à nouveau une salve de sourires et ajoute:
— Vous ne me connaissez pas. Je suis Bertrand!
Scié, je suis scié! Que répondre à ce qu’il me dit. Je reste muet.
— Sylvie, ça vous rappelle des souvenirs?!
— Sylvie!
— Oui, Sylvie... Sylvie Derachet! Je suis son fils... Je suis aussi votre fils!
Le coup est fatal. J’en ai la respiration coupée. Le passé est de retour. Il revient au galop. Ce fils dont je n’ai jamais rien su... un peu par lâcheté... est là devant moi.
— Je... je peux entrer? me demande-t-il. Ou alors préférez-vous que je parte?
Je secoue la tête autant pour lui répondre que pour reprendre mes esprits et j’arrive à sortir un minable «Entre!».
Mon fils a 17 ans et est beau comme un dieu. Il est debout au milieu de mon living et il attend que je fasse quelque chose. Il attend et je n’arrive pas à réagir. C’est lui qui se rue sur moi et, l’œil humide, me serre contre lui.
— Ma mère a essayé de m’en dissuader mais, je crois que je suis têtu et j’ai voulu voir à quoi ressemblait mon père. Là, vraiment, je ne suis pas déçu! T’as vraiment pas l’air d’avoir 35 ans!
— C’est normal! J’en ai 34!
Il sourit à nouveau.
— Ça t’embête que je débarque comme ça?
— Non. Je dirais que ça m’étonne... mais ça ne m’embête pas. Attends!
Je donne un coup de téléphone au bureau et j’annonce à ma collaboratrice que j’ai un petit souci familial à régler. Bertrand me regarde d’un œil perplexe.
— C’est moi le souci...!
— Je pouvais difficilement dire la vérité. Tout le monde ignore ton existence...
— Ben oui!
— Tu veux t’asseoir?
— Pourquoi pas!
Il jette un œil sur ce qui nous entoure. Il découvre son père et sa vie.
— Chouette baraque!
— Merci.
— Je me suis toujours posé des tas de questions sur toi, sur ta vie...
— Tu es en droit de te les poser.
Il s’est tu.
— J’avais ton âge ou presque lorsque j’ai connu ta mère. On a fait l’amour une fois.
Il écoutait mais ne disait rien.
— J’étais trop jeune pour comprendre ce qui m’arrivait vraiment. Ça a bien chauffé entre mes parents et ceux de ta mère... Je n’ai pas eu droit au chapitre. Je ne dis pas ça pour que tu m’excuses... Je t’ai abandonné.
— Je n’ai pas été malheureux.
— Tant mieux. Je suis heureux... ta mère aurait pu avorter... ç’aurait été triste... Tu es un beau grand gaillard!
— Je te ressemble! On me l’avait dit. Maintenant, je le constate...
Un père qui rencontre son grand fils de 17 ans a des tas de choses à lui demander et tout autant de choses à lui dire. Nous avons parlé des heures. Bertrand m’a conquis.
— Je peux dormir ici? a-t-il demandé.
— Ta mère sait où tu es?
Il a détourné la tête.
— Tu n’as pas le droit de lui faire ça, Bertrand. Quelle que soit la dispute que vous ayez pu avoir, elle ne mérite pas ton mépris... J’accepte de t’héberger si tu lui téléphones.
J’ai désigné le combiné. Il a un peu hésité par fierté et puis il a composé le numéro de sa mère. La conversation a été assez calme. J’ai compris qu’elle pleurait mais qu’elle était rassurée. Bertrand lui a dit que j’étais là et que c’était moi qui l’avait poussé à la prévenir. Elle m’a remercié. J’ai été heureux de ne pas avoir à lui parler. J’avais nettement moins de chose à lui dire. Bertrand lui a dit qu’il resterait un peu près de son père avant de rentrer. Il a raccroché.
— Je peux rester quelques jours?
— À ton avis?
— J’avais imaginé que ça se passerait comme ça... J’avais imaginé plein de trucs!
Il a sorti les quelques vêtements qu’il transportait dans son sac et les a rangés dans un tiroir. Je lui ai proposé de faire un tour en ville. Je découvrais à quel point c’est agréable d’avoir un beau grand fils comme lui et j’avais envie de montrer ma fierté. Nous avons flâné dans le centre commercial et je lui ai payé quelques vêtements. Il était très heureux. Il n’arrêtait pas de me parler, de me remercier, de me serrer dans ses bras... Je passais d’un sentiment à l’autre: le bonheur puis la culpabilité, la fierté puis la honte... Je me demandais si ce qui arrivait était bien. J’usurpais sans doute un titre auquel je n’avais pas droit. D’un autre côté, je n’avais rien demandé. C’était mon fils qui était venu à moi. Après tout, c’était son bonheur à lui qui comptait le plus. Nous sommes allés manger dans une pizzeria où travaille un de mes ex. Tony – c’est son nom – était très intrigué par le beau garçon qui m’accompagnait. Il a beaucoup tourné autour de nous. Bertrand a dû se rendre compte de son manège. De but en blanc, il m’a dit:
— C’est ton mec ou quoi?
— Pardon?
— Je sais que tu couches avec des mecs. Rassure-toi, ça ne me dérange pas du tout. Pour tout dire, j’ai essayé aussi et j’ai trouvé ça génial. Y’a rien de tel qu’un mec pour faire une bonne pipe!
Soufflé, le père! Mon fils me servait sa vision de la sexualité comme ça... sans préambule... Une vision assez proche de la mienne!
— Tu as essayé aussi avec des filles?
— Avec une ou deux... comme toi... J’aime assez tâter de beaux nichons ronds mais, sincèrement, ça s’arrête là!
J’ai essayé de reprendre le fil de la conversation avec un sujet moins brûlant. J’avais l’impression que les clients des tables voisines nous écoutaient.
— Alors, c’est ton mec, le petit Italien?
— Il l’a été. C’est fini.
— Tu n’es pas fidèle, hein? C’est ça?
J’ai rougi. Je l’ai senti.
— Je suis comme toi. Vraiment comme toi... La fidélité, ça me fait rigoler...
Le repas s’est terminé et nous sommes rentrés à la maison. Notre conversation a glissé vers le cinéma dont nous sommes friands tous les deux. J’étais assez étonné de l’entendre parler de films sortis bien avant sa naissance. Mon fils était un parfait cinéphile.
— Viens m’aider, on va faire le lit dans la chambre d’amis.
— On fera ça demain. Cette nuit, je peux dormir avec toi. On parlera encore un peu puis on s’endormira comme des masses.
Là, j’ai un peu flippé. J’avais peur d’accepter et aussi de lui refuser cette demande si... si...
Putain, Bertrand avait tout prévu!
Oui, Bertrand avait tout prévu!
Nous avons pris chacun notre douche puis nous nous sommes couchés dans mon grand lit. Je dors souvent à poil mais là, j’avais mis un boxer Calvin Klein gris. Bertrand l’a trouvé hyper cool. Ce qu’il trouvait très cool, c’est ce qu’il y avait dedans. Il ne l’a pas dit. Je l’ai compris au premier regard. Lui, portait un caleçon américain avec des toons. Il s’est glissé sous le drap et a viré son sous-vêtement. J’ai frémi. J’avais à côté de moi un beau mec super bien gaulé et à poil. Le problème était que ce mec était mon fils.
Bertrand parlait sans arrêt. Cinéma, musique, voyages, sexe... le sexe était son sujet récurrent! Et pour cause...
— Tu baiserais avec un garçon comme moi?
Toujours son franc parler et son côté je te rentre dedans – assume!
— Est-ce que tu crois que...
Je n’ai pas eu à répondre à sa question! Il était sur moi, sa bouche sur la mienne et me roulait une pelle magistrale. Je n’ai pas essayé de me débattre. Enfin, pas tout de suite! La surprise peut-être! J’avais beau m’attendre à un truc de ce genre, j’étais quand même pulvérisé. Il était à cheval au-dessus de moi et ses mains étaient déjà en reconnaissance sur mon corps. Des doigts agiles palpaient ma bite encore à moitié molle mais sur le point d’entrer en érection. D’autres doigts pinçaient un de mes tétons. Mon fils n’avait pas fait qu’essayer l’amour avec des garçons. Il le pratiquait comme un expert. Était-ce à cause de ça qu’il s’était engueulé avec sa mère?
— J’attends ça depuis des années, pa! Je veux que tu me baises... comme tu as baisé maman.
Je me suis cambré et je l’ai jeté sur le lit à côté de moi.
— Bertrand! Betrand! Attends! Ne fais pas ça... Pas comme ça...
— Ose dire que tu n’en as pas envie?
— Est-ce que tu imagines ce que tu veux faire?
— Baiser. Baiser avec un beau mâle de 34 ans qui me fait triquer comme un âne. Toi aussi, tu bandes, papa! Je t’offre mon cul, ma bouche, mon corps...
Je me suis levé et je suis allé vers la fenêtre. Je respirais très fort. Ma tête était prête à exploser. Bon sang, quelle situation déstabilisante!
— Viens baiser ton fils!
Lui ne semblait nullement déstabilisé. Il semblait savoir ce qu’il voulait vraiment. Il donnait l’impression de vouloir aller jusqu’au bout de ses désirs.
— Pourquoi un fils ne pourrait-il pas désirer ça?
— Parce que ce n’est pas dans l’ordre des choses!
— Un homme qui couche avec un homme non plus alors!
— Bertrand, tu dis n’importe quoi...
— Tu ne veux pas m’essayer? Savoir si je suis un excellent amant comme toi? Moi si... Je veux t’essayer. Je te veux en moi: chaud, brûlant, dur et long. Je veux te rendre la pareille et t’inonder de mon sperme.
— Ta mère est au courant?
— Peut-être.
— Comment ça, peut-être!
— Sûrement, oui! J’en suis arrivé à ne plus rien cacher de ma sexualité. Mes potes sont au courant et même certains de mes profs... Il y en a même un qui est très très au courant! Tu comprends?
— Oui, parfaitement!
— Je sais pourquoi elle refusait que je te rencontre. Comme si ton influence avait pu faire pire... Je suis pédé jusqu’à l’os et ça, ce n’est pas à toi que je le dois! L’homosexualité, ce n’est pas héréditaire, tout de même?!
— Je ne crois pas.
— Le hasard a bien ou mal fait les choses.
— Mais il y a des tas de mecs autour de toi... pourquoi moi?
— Parce que tu crois que ça s’explique? Moi, je n’ai pas de réponse à ta question... Je bandais à l’idée d’avoir un père homo et surtout j’imaginais pouvoir baiser avec lui... depuis des mois... des années même...
J’étais si désorienté que je n’arrivais plus à trouver des arguments pour le convaincre. Je sentais les forces m’abandonner et j’étais attiré vers un précipice sans fond.
— Je ne veux pas regretter d’avoir fait ça avec toi...
— Pourquoi tu le regretterais? Tu crois que je suis si nul que ça au pieu?
— Ne joue pas les idiots, Bertrand! Je suis ton père. Nous avons beau être homos toi et moi, il n’en reste pas moins que je suis ton géniteur.
— Tu n’es responsable que de ça! Une giclée de sperme! Si tu m’avais élevé, si tu m’avais fait sauté sur tes genoux, si tu m’avais vu grandir jour après jour, tu arriverais à me convaincre que c’est contre nature... Mais là, c’est un jeune mec que tu viens de rencontrer qui s’offre à toi... Ce mec est consentant en plus!
— Ce mec est MON fils!
— Fais comme si tu l’ignorais.
— Toi, ça t’excite de savoir que je suis ton père?
Il me regardait avec de grands yeux tout ronds et terriblement désarmants. Il a touché ma cuisse du bout du majeur et l’a caressée.
— On est tellement pareils toi et moi!
— Tu n’as pas répondu à ma question!
— Je ne sais pas si c’est le fait que tu sois mon père qui m’excite le plus... En découvrant que j’étais pédé et, peu de temps après, que mon père l’était aussi, j’ai ressenti un drôle de truc... J’avais 15 ans et tu peux imaginer à quel point ça a pu me faire un choc!
Bertrand se rapprocha de moi. Il était moins brusque. Il avait sûrement compris que sa première approche m’avait heurté.
— Embrasse-moi! m’a-t-il demandé. Pas seulement comme un père...
— Comme quoi alors?
— Un mentor. Un amant.
Je me suis penché vers lui et j’ai posé mes lèvres sur les siennes. Elles se sont entrouvertes délicatement pour accueillir ma langue. Tout s’est passé en douceur. Un baiser chaud et tendre comme j’en avais connu à 17 ans!
— C’est si difficile que ça? a-t-il ajouté.
Non, ça n’était pas difficile! Ce qui était difficile c’était justement d’y résister... Nous avons roulé l’un sur l’autre dans un second baiser plus voluptueux et plus brûlant. C’était le prélude à une nuit de joutes sexuelles acharnées. Cette nuit fut torride... J’ai rarement vécu des moments aussi passionnés et passionnants avec de jeunes mecs. Bertrand était vraiment doué. Je lui ai donné ce qu’il voulait. Je l’ai longuement baisé après que sa bouche ait préparé ma queue. J’ai limé son petit trou serré qu’il m’offrait avec amour. Ensuite, à son tour, il est parti à la conquête de mes trésors cachés. Sa bite longue et dure a percé, fouillé, limé mon cul trop rarement visité. C’était délicieux et j’ai hurlé ma jouissance. J’ai découvert que mon fils m’aimait. Il m’aimait comme homme. Comme père, je ne sais pas encore mais comme mec il m’adore.
Depuis cette nuit, il vit la moitié du temps chez moi et l’autre chez sa mère. Nous avons de temps en temps des relations charnelles mais je l’encourage à rencontrer des garçons de son âge. Il préfère les hommes plus âgés que lui. Il ne comblera peut-être jamais ce complexe de la «recherche paternelle»! Je ne sais pas ce qu’il a raconté à sa mère et je m’en moque. Elle sait parfaitement bien que pour garder son fils, elle devra accepter un certain nombre de choses... même si ces choses lui déplaisent.
Bertrand est là, à côté dans sa chambre. Il vient de rentrer avec un mec. Il est 4 heures du matin. Dire que, moi, je suis devenu si raisonnable. Je les entends parler. Je devine ce qui va se passer... Vingt minutes se passent. Je n’arrive pas à m’endormir à nouveau. La porte de ma chambre s'ouvre doucement. Bertrand est là, nu, la queue dressée et, derrière lui, je vois un type de ma génération. Il me semble l’avoir déjà rencontré. J’allume la lampe de chevet. Ils me regardent et sourient. Le type est très séduisant, poilu et bien foutu. Bertrand me lance son traditionnel:
— On peut venir avec toi dans le grand lit?
Que puis-je répondre à ça?
Dernier courriel connu de l'auteur : dirtygayhairy@hotmail.com