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Bertrand (3): Éducation

J’avais 14 ans lorsque j’en ai eu la certitude. Jusque là je ne m’étais pas trop inquiété vu que les garçons de mon âge découvrent toute forme de sexualité sans tabou. Je me suis mis alors à mater mon prof d’éducation physique: un mec de 35 ans, hyper viril, musclé et poilu. J’ai porté de plus en plus d’intérêt à la gent masculine... surtout aux mecs de 30 à 40 ans. Mes érections devenaient très fréquentes et j’étais forcé de me «libérer» plusieurs fois par jour. J’étais inquiet. À 16 ans, l’idée d’être «pédé» n’est pas folichonne. Pourtant je sentais qu’il faudrait vivre avec ça! J’ai fréquenté des endroits de drague pour pédés où je me suis laissé sucer. C’était le seul truc que je tolérais. Il y avait là de vieux cochons qui voulaient m’enculer et qui me tripotaient le cul avidement. Ça me dégoûtait! Y avait-il un espoir? Comme j’avais la cote auprès des filles, j’ai fait des tentatives de retour au droit chemin. Embrasser m’excitait et j’arrivais à offrir à mes partenaires une érection convenable. Aucune ne réussit jamais à me faire jouir. Il faut dire que leurs pipes étaient nulles...

J’avais 17 ans et j’avais reçu l’ultime révélation. Mon père biologique vivait à Paris et... il était gay. Ah oui, que je vous dise... Durant cette longue période où je me cherchais, je me dégoûtais à l’idée d’être un «pédé»; en m’acceptant enfin tel que j’étais, j’étais devenu «gay». Gay comme mon père. Mon vrai père. Qui était-il? Pourquoi nous avait-il abandonnés? Savait-il ce que j’étais devenu? Voudrait-il me connaître? Moi, je ne rêvais que de le rencontrer, d’entrer dans sa vie et qu’il entre dans la mienne. Malgré le fait que ma mère trouve ça stupide et malvenu, j’ai pris la décision de rencontrer mon père. Je n’en ai eu aucun regret, bien au contraire.

Depuis trois ans, je me partage entre la maison de ma mère et l’appartement de mon père. Mes études m’obligent à vivre le plus souvent à Paris et je peux donc vivre plus librement ma sexualité. Je suis un garçon têtu et j’ai finalement fait craquer mon adorable père. Nous avons fait l’amour. C’était il y a trois ans lors de nos premiers moments de découverte. Puis, pris de remords, il m’a dit que c’était un jeu malsain, que je trouverais ce que je cherche ailleurs... Depuis trois ans, plus rien, malgré mes tentatives...

Aujourd’hui, à l’aube de mes 20 ans – je vais les fêter demain -, je suis là, à quatre pattes sur la table du salon. Je suis nu, bien cambré et je frotte mon nez contre la lourde queue de mon géniteur. Il gémit. Je bande à tout rompre. Tout est arrivé si vite. Il a un peu flippé en apprenant que je fréquentais des «bordels» parisiens où le sexe est débridé. L’ombre de la sexualité à risques y plane. Mon père a donc décidé de prendre mon éducation en main. C’est tout ce que je demandais.

Au début de notre rencontre, j’ai fantasmé sur lui. Il faut dire que c’est un beau mâle, mon père. Il a tout pour lui. Quelle fierté d’être son fils et d’entendre les gens dire que je lui ressemble! Ce qui est parfaitement vrai. Mon attirance pour lui a dépassé le cadre du fantasme. Je suis carrément fou de lui. Je sais ce que nombre d’entre vous vont penser mais, croyez-moi, je m’en tape. Depuis un mois, chaque jour, il m'éduque. J’apprends à devenir une bonne petite salope. C’est mon choix. Au début, il a dû s’imaginer que cette éducation me servirait dans mes rapports avec mes amants. Aujourd’hui, il a compris que c’est pour lui que je veux faire tout ça. J’ai découvert une certaine forme de domination soft et assez mentale. Nous prenons du plaisir à vivre ça. C’est tellement jouissif d’être aux ordres d’un mâle bien viril.

Nous sommes vendredi et c’est mon anniversaire. Je me réveille entre les bras musclés de papa. Sa chaleur m’excite directement. Je bande sec.

— Déjà? me dit-il avec ironie.

Je passe la main entre ses cuisses pour constater qu’il est dans le même état.

— Tu peux causer, toi! C’est quoi ça?

— Une grosse bougie pour tes 20 ans. Bon anniversaire, mon chéri.

Putain, c’est trop beau! Je fonds littéralement. Mon corps chevauche le sien et mes lèvres trouvent les siennes. Le baiser est long et profond. Nos érections sont au maximum.

— Prends-moi! lui dis-je.

— Pas maintenant! J’en meurs d’envie mais je ne veux pas. Nous allons être forts et résister jusqu’à ce soir.

Mon visage devient boudeur. C’est mon truc depuis un certain temps. Parfois, il craque. Pas aujourd’hui.

— Tu rentres tôt ce soir?

— Vers 18h!

— Parfait! Triple surprise dès 19h... Tu rentres, tu te douches, tu te pomponnes et tu m’attends. Moi, je ferai tout ça à la salle de gym avant de rentrer. Et quitte cette mine contrite, ça te va très mal!

Dernier bisou et nous quittons le lit.

— Je vais devoir me branler pour pouvoir mettre un pantalon.

— Pense à notre adorable concierge; ça va retomber.

Fou rire partagé. Madame Gérard, notre concierge, est une bien gentille personne mais elle n’a rien d’une beauté farouche. Papa est déjà sous la douche et lorsque je veux l’y rejoindre, il me lance:

— Va faire le café! Je sais ce que tu as derrière la tête, mon petit! Je saurai être fort pour deux!

Direction la cuisine. Mon esprit vagabonde. Je me demande quelles seront ces trois surprises dont papa m’a parlé.

J’ai passé une journée éprouvante. Mes potes du cours de théâtre m’ont un peu chambré à propos de mes 20 ans. Il faut dire que je suis un des plus jeunes. Phil, un de mes meilleurs amis qui est gay lui aussi, me propose d’aller boire un verre. Il est 17h et j’accepte.

— J’ai 45 minutes! Je dois rentrer pour 18h!

— OK.

Je devine depuis un certain temps que l’amitié de Phil s’est muée en «autre chose». Il est attiré par moi. Je sais qu’un jour il me proposera d’aller plus loin. Il faudra que j’y réfléchisse. Pas question de perdre cet ami-là.

J’ai dû boire un peu trop. Heureusement une bonne douche glacée me remet d’aplomb. À 19h pile, mon cher père rentre à l’appart. Il est superbe.

— Tu es prêt? me lance-t-il.

— Prêt et... fébrile.

Il s’avance vers moi et me roule une pelle mémorable en palpant ma bite à travers le pantalon.

— Tout ça est déjà en mouvement, dirait-on! Parfait. Tu as réussi à te retenir toute la journée?

— Et ce fut dur!

— Très dur même! ajoute-t-il en me pinçant l’engin. C’est parti pour la première surprise...

Cette surprise est de taille puisque nous nous rendons dans un des resto les plus chics de la capitale pour un dîner en tête à tête. Les yeux dans les yeux, nous dégustons avec bonheur les cinq services d’un repas digne des rois. Je suis repu mais pas trop lourd. Mon père se lâche et me donne un bisou sur les lèvres par dessus la table, au milieu du restaurant. Personne ne semble en être choqué. Personne ne l’a peut-être vu! Il est déjà 21h lorsque la deuxième surprise se profile. Nous montons dans un taxi vers une direction inconnue.

— J’ai tellement envie de toi!

J’ai dit ça sans trop m’en rendre compte. Il me regarde et me sourit. Le chauffeur de taxi a entendu mais il en entend tellement...

— Il va falloir encore un peu patienter, mon ange. La deuxième surprise sera soft.

Nous arrivons dans la banlieue sud. Le taxi nous dépose devant un petit troquet. J’y suis mon père. Dans une arrière-salle, ils sont une trentaine à nous attendre. Il y a tous mes potes et ceux de mon père. J’ai droit à un chant d’accueil et à un gâteau proportionnel à mon appétit sexuel. La fête est géniale. On parle. On boit. On danse un peu. Phil se colle à moi et me dit:

— Je sais que tu y as déjà réfléchi. Un de ces quatre, toi et moi, il faudra qu’on saute le pas... Tu vois ce que je veux dire?

Je ne vois que ça, oui!

— Et ne me parle pas de tes angoisses... Si ça ne colle pas, je resterai ton ami... Nous deux c’est trop fort.

J’ai droit à mon premier bisou sur la bouche. Papa nous a vus. Il sourit.

Plus tard, j’ai droit à une autre scène du même type. Mehdi, un ami de mon père qui me fait bander à mort depuis des mois, me rejoint à l’extérieur.

— Tu es un grand garçon maintenant!

Son air de faux prétentieux me chavire. Il me colle contre le mur et presse son bassin sur le mien. L’effet est immédiat. Les barres parallèles! Deux belles bites bien droites se frottent vicieusement.

— Tu n’attendras plus longtemps. Tu obtiendras bientôt ce que tu veux! Je dois être plus clair?

J’ai du mal à respirer mais j’arrive à sortir un petit «non».

Minuit! La fête se termine. Nous saluons les derniers amis et nous reprenons un taxi.

— La troisième et dernière surprise?

— Et non la moindre! me dit papa. Tu as bien mangé, bien bu et ri avec nos amis... Tous tes sens sont bien aiguisés pour la suite! Je me trompe?

— Tu ne te trompes pas du tout. Touche.

Il avance la main et me la plaque au paquet.

— On va soulager ça!

À cet instant, je n’ai pas trop focalisé sur le «on».

Nous rentrons à l’appartement et, là, il me demande de me foutre à poil. Comme chaque soir, je m’exécute très vite et je prends ma position de salope sur la table du living.

— Aujourd’hui, nous allons ailleurs. C’est ça la surprise!

Il me prend par le cou et me dirige vers l’ascenseur.

— Pa! Je suis à poil. On peut...

— T’inquiète, fils, on ne rencontrera personne à cette heure avancée. On ne va pas très loin!

Je suis perdu. Excité et déboussolé.

L’ascenseur nous descend au sous-sol. Dans le couloir faiblement éclairé, mon père me pousse vers notre cave. J’y suis descendu très rarement. Mon père ouvre la porte, éclaire et me fait entrer. Et là, c’est le choc!

À suivre...

Dernier courriel connu de l'auteur : dirtygayhairy@hotmail.com