Une histoire à découvrir
365 nuits d'adieux (47): La plage
D'accès difficile, la crique des nudistes est partiellement visible de la nationale, mais les voyeurs à téléobjectif ignorent souvent comment y descendre. La fréquentation se renouvelle peu et l'apparition d'une nouvelle bite y est saluée comme un événement.
Voilà trois jours que je lorgne un touriste allemand en face duquel je persiste à installer ma serviette. Son mec, rouge et grisonnant, ronfle au soleil. Lui n'a pas vingt-cinq ans, blond, moustachu, belle gueule carrée où s'épate un sourire de pub, le tout monté sur un corps genre armoire à glaces aux abdos en rectangles saillants, luisant d'huile solaire. Mon regard est aimanté par l'énorme paquet de chair, lourd et large comme un rosbeef, qui ballote entre ses cuisses. Trois jours que ça dure ; je lui ai déjà demandé l'heure, des clopes, du feu, sans le moindre signe d'encouragement dans son regard bleu froid.
Le voilà qui tourne le dos à son mec, s'étire, fait jouer les muscles de ses jambes dans ma direction. Souriant largement, il commence à bander. Ça n'en finit pas de se redresser, de s'allonger, de s'élargir, comme ces cactus-chandelles qui poussent en accéléré dans les documentaires : sa queue claire au gland rose bat contre son nombril sans qu'il y touche. Je me dis que je rêve quand il s'assoit en tailleur face à moi et commence à se branler. Sa main se ferme à peine sur sa bite qu'il secoue énergiquement en éraflant le gland du pouce. Je le contemple, pétrifié. Même s'il tourne le dos aux autres estivants, personne ne peut ignorer d'après le battement de son biceps, ce qu'il est en train de faire. Ma queue est dure, je meurs d'envie de l'empoigner aussi quand il jouit sans un tremblement trois longues giclées, deux pour les galets, une troisième qui s'écrase sur ma serviette. Il s'essuie les mains et la bite, puis se rallonge paisiblement. Bandant comme un pendu, je ramasse mes affaires sous les regards rigolards des baigneurs. Replié dans un fourré, je me branle, tout seul, en léchant la traînée de foutre sur ma serviette souillée.
Le lendemain, chaud et frustré, je débarque à neuf heures, avant le soleil, sur le rivage. Pas un chat, si, un seul, très blanc qui marche au bord de l'eau. Il a gardé son cuissard dont les bretelles pendent en croix sur ses fesses. Il y a longtemps que je n'ai pas vu l'intérieur d'un caleçon de cycliste et je lui caresserais bien la peau de chamois. Un regard, deux, je rebrousse chemin, il suit ; c'est dans la poche ! Je me tripote pour l'encourager et paraître plus à mon avantage. De profil, la proéminence de sa bite sous le lycra noir est prometteuse.
— Champion de la pédale ? que je dis pour entrer en matière.
— J'espère qu'on taxe pas ici. J'ai pas attaché mon vélo.
Ah! il est donc pressé, et pourtant il reste bras ballants, le regard fixe vers la mer. Les traces de rasage sont rares sur son menton. Il dit qu'il a vingt ans, qu'il est en perm et fait son service à Berlin. Cycliste, troufion, quasi-vierge et dix ans de moins que moi, ça promet ! Il attend que je prenne les devants ; je lui suce les tétons, l'oreille, le cou, il demeure impassible. Il y a tout de suite du mieux quand je lui empoigne la bite à travers le calbar qu'il baisse aussitôt sur ses genoux. Je lèche ses couilles blanches avant de le sucer. Il a une drôle de pine, recourbée vers la gauche, épaisse, les bords du méat se renflent en petites lèvres. Ça sent l'absence de soleil et le savon à l'amande. Je lui prends la main pour qu'il touche ma bite.
— Non, ça va, dit-il, gêné, en la retirant.
Puceau ? Il ne semble pas pourtant à en juger par la facilité avec laquelle il accepte les deux doigts salivés dont je le fourre en le pompant. Tiens, il me lâche une émission de sperme dans la bouche. Je le crache. Il s'agite :
— Je flippe pour ma bécane.
— Tu as joui ?
— Non.
— Tu veux ?
Pas de réponse. Il appuie sur mon poignet pour que je retire mon pouce de son cul. Dommage, il ne se fera pas prendre. Je branle fort sa queue courbe en étranglant le gland. Il jouit sur sa cuisse de longs mollards de foutre.
— J'ai rien pour m'essuyer.
— Prends ma serviette.
— Ça te gêne pas ?
Au contraire, je m'allongerai dessus en attendant son successeur.
On trouve toujours preneur chez les nudistes. Le naturiste au contraire, aveuglé par ses préjugés et l'absence de lunettes de soleil, est encombré par ses principes : curé défroqué, il révère l'ordre et tous les sectarismes. Souvent végétarien, il dénigre toute viande, même humaine.
En contrebas du chemin ombragé qui relie les criques, un rocher en saillie fait plate-forme sur la mer : un renfoncement naturel, surnommé par les habitués "la chambre" peut accueillir les ébats de plein air. Un vieux beau, quarante-cinq ans au bas mot, conservé par la gonflette et l'escalade me fait signe, en agitant un vit de belle taille. Je descends. Il m'attend, son maillot marine à la main. Ses cheveux courts sont gris, son torse s'orne de poils blancs, mais pas sa bite, rasée. Il me caresse avec ses doigts jaunes tachés de tabac. Je roule ses seins aux pointes dures hypertrophiées, déclenchant un spasme alangui et des gémissements rauques. Je pince plus fort : sa queue se dresse. Je m'appuie au rocher, il s'accroupit pour me prendre en bouche. Il a du talent et adopte volontiers le rythme qu'on lui impose. En lui rendant la pareille, j'insinue deux doigts dans son cul qui bascule pour faire bailler l'entrée. Le poppers me fait débander ; je n'arriverai pas à le prendre. Ça n'a d'ailleurs pas l'air de le tenter outre-mesure. Il jouit vite et peu. Nous échangeons quelques mots. Il a l'accent nissard, il n'a pas l'air tenté par la poursuite de l'expérience.
Le même soir, à la nuit tombante, je ne réussis pas à arrêter le joli pêcheur brun que je m'étais tapé trop vite un matin d'août : mince, harmonieux, petits bras musclés, visage austère, yeux verts pleins de force et de décision, short rouge satiné sous lequel se dessinait une boule saillante, portée par des jambes couvertes de poils raides. Un mec du sud, sanguin, noir de crin, comme on n'en trouve qu'en pleine nature et qu'on ne tiendra jamais dans un lit. Il filait. Je le perdis. En arrivant sur le chemin de la pinède, je vis qu'il avait pris place sur la pierre plate à l'entrée de la "chambre". Il n'y avait personne d'autre ; je ne risquais guère que de me faire jeter. Il s'était déshabillé pendant que je descendais et, sûr que je le rejoignais, caressait une pine incroyable, longue, mince, déplacée sur un aussi petit mec. Ses couilles velues et compactes de taureau méditerranéen pendaient bas. À sa gain gauche brillait une alliance, il avait cet air de conspirateur, à l'affût du vide-couille, désireux d'en terminer vite, sans le moindre regard encourageant, sûr d'avance que l'on ne pouvait qu'être conquis par l'énorme paquet balançant entre ses cuisses musculeuses. Il me touchait la queue vaguement, branlant rapidement puis laissant aller comme si ce peu d'intérêt était le maximum qu'il pût s'autoriser à accorder. Fasciné par le paf gigantesque, je faisais coulisser mes mains pour le mesurer, retardant le moment où je le téterais religieusement. Ses mouvements rapides de projection vers avant m'empêchaient de le déguster. Je m'accrochais ses jambes, rebroussant le crin, dur. Je me relevai pour hasarder un "Tu suces ?" aussitôt ponctué d'une réponse claire et nette : "Non !" Je m'accroupis à nouveau, je sniffe un grand coup de poppers et je me remets plus méthodiquement au travail. Soudain, dans le brouillard, je l'entends demander avec son fort accent du sud :
— Malaxe-moi les bourses.
Sa petite phrase me fait basculer dans l'espace magique du fantasme. Je le satisfais d'une main, pressant ses boules de plus en plus fort, jusqu'au cri. Mais cette distraction le dérange et regardant ses couilles il dit : "Encore !" Je resserre le casse-noisette. J'enfonce le bout de mes doigts dans la rondeur fuyante de ses burnes qu'il offre à la torture. Mon autre main flatte sa poitrine et son ventre plat parsemé de poils rares, je pince doucement ses seins. Il n'aime pas, chasse ma main que je reporte sur sa bite. Je tire ses couilles vers le bas. Dans un tremblement nerveux, il ordonne de nouveau : "Serre, écrase mes boules." Alors je happe ses burnes ensemble dans ma bouche, je les agace avec mes dents et son mandrin raidit, gagnant un nouveau centimètre. D'un doigt je cherche son anus. À ma grande surprise, il laisse pénétrer la première phalange humectée et, sans prévenir, éjacule des torrents de foutre dont j'avale les premières gorgées. Aussitôt, il va à l'eau, se nettoie, remet son short et s'enfuit. Je suis resté sur le cul, je n'avais vécu une expérience pareille. Je n'ai pas compris tout de suite quelle porte il avait ouvert dans ma libido. Plus tard j'ai réalisé que la plupart des hétéros à la recherche d'une pipe furtive aimaient se faire tirer sur les roustons, ou alors c'est moi qui leur inspire ça, parce qu'une fois que je les tiens comme en laisse par les bourses calées au fond du sac, beaucoup se laissent volontiers taper les testicules à grande claques et en redemandent quand je leur mâchonne les glaouis.
Après un certain temps, on connaît tous les habitués de la plage, même ceux qu'on ne s'est pas fait, la bonne occase se fait plus rare, comme ce petit brun frisé, aux jolies veines apparentes que je coince en vitesse sur le chemin, en vitesse, car à peine ai-je sorti sa verge raide dans l'intention de me casser en deux sur ce bout insolemment turgescent, qu'il m'éclate au nez en s'excusant d'avoir joui si vite. La bonne occase : ce bel hétéro cuivré au physique de gymnaste, arborant une moustache 1900, qui est pressé parce que sa femme est restée sur la plage, mais se prête, le temps d'une pipe sportive, à tous les attouchements de mes mains d'aveugle sur ses muscles en boule. Ce gamin, jailli des rochers au détour du chemin, qui se branle dans son slip marine, suce "des fois" et s'exécute immédiatement tandis que je me retiens de jouir, à la fois dégoûté de me revoir à sa place au même âge et excité par les regards réprobateurs des autres pédés, qui matent de loin tandis que j'oriente l'adolescent dans leur direction pour qu'ils découvrent sa bite, presque aussi longue que mon paf trop court. La bonne occase, c'est parfois le spectacle seulement : un jeune, maigre, qui émerge des flots avec sa copine, que je mate avec insistance tandis qu'ils s'allongent sur les galets, qui me tape deux clopes, et, chauffé par le soleil, se met à bander et rigole de sa queue à l'équerre. Dans les rochers qui séparent les deux criques, vers la tombée du jour, je tombe sur une fille, pattes écartées, entourées de cinq mecs qui font la queue pour la tringler sous les yeux de son potentiel mari. Celui qui est dessus parait avoir passé l'âge ; malgré son corps athlétique il doit approcher de la soixantaine. Je comprends l'intérêt qu'il présente quand il se retire de la chatte pour jouir. Sa bite est très longue, massive, chapeautée d'un gland de la taille d'une pêche. Il me dit : "Vas-y, elle demande que ça", alors que je reste, époustouflé, les yeux fixés sur l'engin semi-bandé, qui pend plus bas que le milieu de sa cuisse nerveuse. Je demande si je peux toucher en y portant la main. "Ça va pas, non ?" Il part, offusqué, pendant qu'un mec à petite bite s'est mis à troncher la fille, et que le groupe, intéressé sans doute par la même chose que moi, se défait.
Je l'ai maté pendant plusieurs heures, la veille. Je ne pouvais plus quitter sa bite des yeux. Pourtant, rien d'exceptionnel. Lui, la trentaine, blond, bien foutu quoique peu poilu à mon goût. Il ne veut rien savoir. Le lendemain matin le jeu de l'indifférence dure toujours. Il se rhabille, prend le chemin qui remonte vers la nationale, bifurque vers une casemate en béton à l'entrée du tunnel de chemin de fer. Il rentre dans la pièce du bunker, qui est remplie d'ordures. J'ai suivi, à distance. Quand j'entre il est déjà en train de se branler dans son maillot. Je saute sur l'aubaine, bouche ouverte. Il me caresse négligemment les cheveux. Il dit : "Retourne-toi !" Je proteste mollement, je me retourne, il se salive le gland et essaye de me pénétrer en force. Sa bite est petite et très dure, elle m'irrite. Il arrive à se pousser dans le tuyau. "Tu la voulais, ma queue, hein ? Tu la voulais ? Depuis hier que ça te démangeait ? Ça fait deux jours que t'en rêve." Je me force à répondre un oui qui le fait se retirer et jouir.
Devant l'entrée de la même casemate, presque à découvert, un beau brun en chemise à carreaux refuse que je le suce. Sa queue est courte mais très épaisse. Avec l'accent, il dit plus gentiment le même : "Retourne-toi." Depuis la veille l'envie de me faire enculer me taraude, alors je me retourne, short baissé, face à la route qui domine la crique, cinquante mètres plus haut. Il passe une capote et se lubrifie à la salive. Cul en arrière, j'essaye de faire le vide dans ma tête et de prendre des respirations profondes pour faciliter l'ouverture. Il me plaît, je le sens chaud, il a envie. Son gland me parait très gros, mais je n'ai pas mal au début ; il me semble qu'il va glisser en moi. J'arrête de me branler quand il introduit la base du gland d'un coup de reins. Les premiers va-et-vient, alors qu'il n'a pas encore conduit en moi la moitié de sa queue font immédiatement monter la semence. Je m'excuse. Je n'arrive pas à me laisser tringler après l'orgasme. La douleur est irradiante, je me resserre, je ne la tolère plus... Francesco, le hollandais, tout gros, tout grand, tout blond, tout poilu, me console de tous les ratages. Je me perds dans son étreinte chaleureuse, dans la masse de chair rose et de poils, entre ses tétons longs et durs, développés par l'usage des pinces. Il a un excellent poppers et suce divinement, avec bruit, langue roulée et mordillements délicats. Sous l'effet conjugué du nitrate d'amyle et du soleil brûlant, ma conscience s'étend, mon esprit en expansion et mon cœur affolé se calent sur le rythme du monde, ce battement universel qui est dans mes tempes et ma queue qu'il déguste en connaisseur, frottant les poils piquants de sa barbe à l'intérieur de mes cuisses, contre mes couilles de nouveau pleines.