Une histoire à découvrir
365 nuits d'adieux (48): Ils ont coupé les arbres
Je suis retourné à Nice où je m'étais tellement amusé il y a deux ans, la nuit, sur la promenade du bord de mer, avenue Jean Lorrain, la bien nommée. Dans ce jardin qui descend en lacets jusqu'à la plage, chaque bosquet était hanté par des mecs en action. C'était le parc au cerf, le Versailles du pauvre. Mais depuis que les municipaux ont coupé les arbres, plus moyen de s'isoler.
Je n'ai pas fait cinquante mètres : un mec, qui sent la vaseline à vingt pas me tourne déjà autour. Je lui pelote la braguette au milieu de l'allée. Il baisse immédiatement son froc pour que je m'intéresse à son trou et se penche, ouvrant la voie à mes doigts. Il avait déjà dû se faire sauter dans la soirée car je pouvais lui branler la bague avec quatre doigts. Il bandait à moitié. Tirant son paquet de couilles vers le bas pour faire bailler l'ouverture je lui calai d'un coup mon bout de viande. Les autres mecs nous jetaient des regards en passant, l'air de rien. Une superbe bite, en short et débardeur rouge s'est arrêtée devant la bouche de mon sac à foutre qui l'a enfournée aussitôt. Le sportif me disait dans son accent chantant :
— Baise-le fort. T'es au fond ? Défonce-le bien, il en veut.
Il regardait ma trique coulisser entre les fesses luisantes. J'ai tendu la main vers le gars mais il s'est barré : j'ai joui dans le cul du poilu. Mon remplaçant attendait son tour en se tripotant la drisse. Il se mit en selle d'un coup sec sans que l'enculé se relève.
Il y a deux ans, c'était cent fois plus chaud. On baisait paisiblement dans les bosquets, on s'y rinçait l’œil en confiance pour pas un rond. Venait un gars au marcel déchiré sur un téton proéminent, très grand, nez écrasé, l'air voyou. Il n'avait aucun mal à trouver chaussure à sa queue. Je les suivais de loin, quand ils passaient derrière la citerne. Quand j'arrivais à leur hauteur trois autres gars se branlaient déjà en le regardant enculer son partenaire. Son gros cul blanc s'agitait à la cadence des soupirs qu'il tirait du gibier emmanché. Il avait fini par se casser devant l'abondance des mains baladeuses, mais un autre soir il était venu faire le voyeur pendant que je suçais un cycliste.
En bas, près du dernier banc, un gars bien tapé habillé en jeune, la casquette à l'envers et le bermuda aux chevilles, suçait une bite noire, tandis que dans son dos, un mec encostardé lui palpait le cul. Celui qui se faisait travailler le fion, je l'avais rencontré deux jours plus tôt sur la plage de Saint-Jean, et il m'avait ramené chez lui à Monaco, où il occupait un appartement de grand luxe meublé d'antiquités précieuses. Il pipait bien. Je l'avais foutu volontiers. Il m'avait demandé ensuite de le fister et, en l'absence de crème convenable, on avait fait ça à l'huile d'olive. Ma main avait pénétré aussi aisément que ma pine et tandis que mon poing lui ramonait le boyau, il demandait : "Suce le jus de cul qui coule sur mes cuisses." Là, il se faisait tringler à la chaîne par tout ce qui passait sans prendre le temps de se retourner pour voir leur gueule, jardinier arabe, lycéen, vacancier américain, vieux beau, n'importe, pourvu que ça colmate sa brèche. J'avais déjà donné.
Deux virages plus haut, contre la balustrade protégeant du ravin, un mec un peu trop mûr, la bedaine en avant, se faisait astiquer par un jeunot, jogging tire-bouchonné sur les mollets et dont le pull relevé laissait voir le ventre blanc imberbe. À peine m'étais-je arrêté quelques secondes que le petit gars, de sa main inoccupée, cherchait nerveusement ma fermeture-éclair. Quelle surprise quand la main du blondinet avait trouvé ma bite et s'était mise à la secouer avec virulence, à une vitesse folle. Il nous masturbait frénétiquement tandis que nous nous disputions son bâton de taille respectable, enflé par une excitation sans borne, repérable aux veines saillantes, pareilles à celles qui serpentaient sur ses avant-bras en mouvement. Je ne voulais pas qu'il me fasse jouir, la soirée commençait seulement, mais il semblait lancé dans un concours, au plus grand nombre de giclées obtenues dans le temps le plus bref. Je m'étais rapproché de son flanc pour le branler plus vite, comme il faisait. Il avait laissé mon index lui titiller l'anus et son foutre s'était écrasé sur les lèvres du vieux descendu presto recueillir sa semence-primeur.
C'est ce que je préférais à tout, les baises furtives dans la nature : auprès de ça, tenir un mec dans mon lit me semblait ennuyeux. Là, tout mensonge prenait du corps, quelques mots suffisaient à faire rebondir la rêverie et même le plus laid possédait toujours un charme caché mis en valeur par l'interdit. Comme ce quadra viril au chaud accent marseillais, descendu de sa 4L de plombier, qui m'accostait sur le banc en me demandant si j'étais novice. À quoi je répondis "Bien sûr !" pour lui faire battre le cœur, et que, puceau de mec, je baisais usuellement les femmes. Effet garanti, il descendit illico sur mon nœud, pipant timidement et sans les dents : il pouvait saliver, j'étais parti pour me laisser mâchonner des heures. Même en pompant à toute vapeur il n'obtiendrait jamais que je crache.
— T'es vraiment trop long à jouir. Aller, salut !
La queue en l'air, me branlottant pour ne pas perdre l'érection, je remontai vers le bosquet suivant chercher l'aubaine d'un beau mec qui ne me désirerait pas. C'est l'homme au T-shirt déchiré et au téton nu, coiffé de sa casquette marine, qui occupe le banc. Je me plante devant lui la bite au garde-à-vous. Il regarde sans toucher :
— On baise?
— Pas envie avec toi...
On va voir ça, je m'agenouille sur les pierres, j'extirpe sa queue de la braguette déjà ouverte. Je la tiens enfin, cette colonne qui faisait courir tout le jardin, avec son gland circoncis et son frein coupé. Je croque dans la pomme d'amour, j'aspire toute la hampe. Attaqué dans le vif, il cède, dégrafe sa ceinture. Je lui tends mon flacon de poppers pour qu'il s'abandonne totalement. Je saisis ses seins, ce qui déclenche un soubresaut d'excitation convulsive. À mesure que je les pince et les tords plus violemment, il me balance son dard plus fort dans le palais. Son paf est devenu si raide que je peux le mordre sans qu'il mollisse. Ses mains s'agitent dans mes cheveux, se croisent sur ma nuque. Je me relève, le tenant toujours de la pointe d'un mamelon, son sexe frétille. J'ôte mon pantalon et je m'installe sur ses cuisses à califourchon, passant les jambes sous les deux planches qui forment le dossier du banc; lentement je m'installe sur le pal humecté qu'il tient en place dans son poing pour que je m'asseye droit. Je le désire tant que ça rentre comme dans du beurre. Quand je suis complètement pénétré ; il commence à donner de petits coups de cul. Il reprend du poppers et le spasme arrive, trop vite, sous la forme d'un abondant lavement brûlant. Je déselle, nous nous quittons sans un mot ni un sourire.
J'erre dans le jardin. Un mec m'aborde :
— Vous vous promenez ?
Pareille entrée en matière, et le vouvoiement trahissent l'hétéro en goguette.
— Je venais regarder le départ du bateau pour la Corse.
— Ah oui, c'est joli, très romantique.
Et hop, en achevant sa phrase, il me colle la main au paquet. Je risque le coup, annonçant d'une voix grave légèrement menaçante :
— Je t'encule si t'es chaud, mais pas touche au matos.
Pas surpris pour un sou, il baisse aussitôt son short. Il est nu en-dessous. Il bande, un paf courtaud, mais épais comme un pain-restaurant. Le cul tiède du travail de mon enculeur, où gargouille encore le trop plein de sperme qui redescend vers l'anus. Je retourne mon nouveau partenaire et je l'enfile à sec, heureux du tiraillement que me cause son rectum non lubrifié. Les mains en appui sur la balustrade, il grogne mais je m'enfonce tant bien que mal, écartant ses fesses par quelques claques. Je le baise violemment tandis qu'il grimace. Un mec qui nous regardait copuler s'approche, flatte un peu la queue mollissante de l'envergué, me caresse les burnes, cherche le lieu de l'imbrication, massant du doigt la rosette défoncée. Il s'accroupit et me lèche le derrière. Ah, le con ! sa langue remonte de mon scrotum à l'anus il va m'ouvrir, tant pis pour lui, j'espère qu'il aime ça ravaler la béchamel. Le sperme de mon enculeur que je ne peux retenir doit lui couler sur le nez. Il se relève d'un bond et je sens contre mon cul endolori un bout dur qui fourrage pour s'enfoncer, y arrive grâce aux mouvements de balancier que j'effectue pour pistonner mon premier partenaire ; un autre gars s'agglutine au groupe pour piper le fourreau que je ramone, un quatrième lui met déjà la main au cul. J'attrape sa queue au vol comme mon enculeur, vidé, se retire, et je la conduis vers mon anus gluant qui dégorge. Cette nouvelle pénétration m'écartèle et les frémissements de mon nœud engainé font venir l'hétéro qui arrose ses chaussures et le pantalon de son suceur. Je décule. La tige de mon fouteur me soulèverait si une bouche moustachue n'engloutissait mon paf alors qu'une autre main me palpe les boules et vérifie l'accomplissement de la sodomie. Je jouis enfin. Le suceur aspire ma bite douloureuse pour ne pas perdre les dernières gouttes. Je voudrais qu'il s'arrête, comme l'autre dans mon cul resserré qui continue à me niquer, ignorant mon orgasme.