Une histoire à découvrir
Bizutages - Russie 2005 (4)
Samedi 20 mai
Et le frère d’Ilya? Aliosha crèche chez Anatoly, dans un appart au douzième étage d’une tour en ciment à la peinture tout écaillée. Il faut une heure de «train électrique» pour rejoindre les copains dans le centre. Anatoly est aussi le genre voyou à gueule d’ange, hyper branché dans son baggy de marque, son Ipod à l’oreille. Ses cheveux sont blonds comme les blés et, coupés au bol, ils ressemblent à des épis retombant tout autour de sa tête et cachant presque ses yeux bleus Ce n’est pourtant pas l’argent de sa mère, qui élève seule son grand garçon, qui doit lui permettre ce train de vie, ses études à l’institut des langues.
Aliosha a la réponse dès le surlendemain à 5h30 du matin. Des coups violents à la porte, une descente de la milice «anti-drogue» accompagnée de deux chiens-loups. Quatre miliciens entrent comme des furies, ordonnent à la mère du jeune russe de rester dans la cuisine et se mettent à fouiller la chambre du garçon. Le chef ordonne aux deux garçons de se mettre à poil, Anatoly obtempère mais Aliosha, dépassé par les évènements et suivant mal la conversation, ne réagit pas. Le chef des miliciens le frappe d’une gifle magistrale qui projette le garçon sur le lit tandis qu’un second policier lui arrache son caleçon en le déchirant. Anatoly veut voler au secours de son corrès mais un des policiers lui fait un croc-en-jambe et il s’étale en heurtant un coin du lit avec sa tête. Le troisième policier lui balance un coup de pied vicieux dans les parties, ce qui fait hurler le garçon. Aliosha comprend vaguement le mot drogue, le mot français; il se voit déjà soupçonné de trafic entre la Russie et la France! Le chef donne un ordre aux deux chiens qui reniflent partout dans la chambre. Les deux garçons, à coups de gifles, sont mis à quatre pattes, jambes écartées; ils sont rouges de honte quand les deux molosses viennent leur renifler l’anus.
Les policiers semblent de plus en plus mécontents de ne rien trouver, le chef donne un ordre et les deux ados se retrouvent allongés sur le dos, deux trois coups de pieds dans les jambes pour écarter celles-ci. Les deux jeunes sont terrorisés, Aliosha se met à pleurer ce qui semble beaucoup amuser les policiers qui rient en voyant la petite queue toute rétractée de l’adolescent. Le chef s’approche et, sans crier gare, pose son godillot sur le sexe du garçon et lui écrase les testicules. Aliosha hurle de terreur, Anatoly veut encore se porter à son secours mais un nouveau coup de pied dans les noix le fait tomber. Le jeune russe essaie de protéger son sexe de ses mains jointes mais deux policiers lui empoignent les bras tandis que le troisième se saisit de ses couilles pour les broyer méchamment. Les deux garçons sanglotent maintenant, allongés ils se blottissent l’un contre l’autre. Aliosha embrasse le visage d’Anatoly mouillé de larmes. Le pauvre garçon a toujours ses mains sur son sexe, protection bien fragile qui excite encore les bourreaux. «Regardez comme ils sont mignons» dit en souriant le chef des miliciens. Il ordonne à Anatoly: «Baise le, ton petit français!»
Les policiers renversent Aliosha à plat ventre au bord du lit, les genoux au sol; un des policiers revient de la salle d’eau avec la crème à raser, en dépose une grosse noisette sur le trou du jeune français et y enfonce deux doigts, puis trois. Les protestations du garçon s’éteignent vite quand le chef se saisit de ses couilles et commence à les broyer. Les policiers «déposent» le pauvre Anatoly sur le dos de son corrès. Anatoly ne bande pas et un policier s’amuse beaucoup en essayant d’introduire sa queue toute molle dans le trou d’Aliosha. Le plus vicieux des policiers sourit et va chercher sa mère qui découvre, horrifiée, la scène. Les policiers l’empêchent de se précipiter sur son fils puis passent les menottes aux deux garçons toujours nus. Les policiers embarquent les deux jeunes en les tirant sans ménagement par la queue! Ces derniers, rouges de honte, descendent à poil et menottés l’ascenseur de l’immeuble. En bas, deux habitants de l’immeuble voient, stupéfaits, les deux adolescents, nus comme des vers, embarqués dans un fourgon de la milice.
Ils montent aussitôt pour voir la mère d’Ivan, lui prodiguer paroles de réconfort. Celle-ci, prostrée dans sa cuisine, sanglote. Le voisin arrive aussi, il a entendu les cris mais a eu peur d’intervenir, un vieux réflexe du temps du communisme. Cependant il conseille judicieusement à la mère du garçon d’appeler le copain Ivan dont le père fait la pluie et le beau temps à Irkoutsk. À la caserne de la milice, les deux garçons sont jetés au cachot.
L’arrivée de Brian et des deux jeunes futurs «cadets d’infanterie» ne passe pas inaperçue à l’aéroport. Deux énormes 4x4 BMW embarquent les jeunes escortés par deux gardes du corps, style molosses! Le père d’Ivan, toujours très occupé, n’a pas pu venir explique ce dernier à Brian, tout ému de voir «pour de vrai» le garçon avec qui il a tant dialogué sur le net. Ivan est encore plus beau «en vrai» pense le jeune lyonnais. Ivan porte un petit short blanc, un peu évasé, un peu démodé d’où émergent de longues jambes fines et presque lisses. D’humeur coquine, Brian collé à son corrès au fond du véhicule, glisse ses doigts dans l’ouverture du petit short évasé. Pas de slip dessous, Ivan fait fort dès le début de leur rencontre! Les doigts de Brian jouent gentiment avec le prépuce puis avec le gland qui montre le bout de son «nez»! Brian est suffoqué en sentant sous ses doigts, rouler un anneau de métal qui traverse le frein sous le gland. Ivan lui murmure à l’oreille: «C’est la surprise du mois.» Ivan est dans une phase rebelle et fait admirer le piercing qui lui traverse la langue avec deux petites boules métalliques aux extrémités! À côté de Brian, Sacha ne perd pas une miette du spectacle.
Une heure plus tard, les deux BM pénètrent dans un parc après avoir franchi une grille précédée d’un poste de garde. «Une vraie forteresse ici!» pense Brian. Les véhicules remontent une longue allée bordée de sapins, de bouleaux, passent à proximité d’un court de tennis, d’une piscine olympique au moins. La datcha est un vrai petit château, Ivan peut largement accueillir ses nouveaux frères et son correspondant. Comme chez les corres des jumeaux, il y a une vieille babouchka qui a été la nourrice d’Ivan et qui continue à servir la famille, un jardinier, un chauffeur, une femme de ménage. Chacun des jeunes russes dispose de sa chambre; sur le palier une immense salle de bains avec une douche de plusieurs mètres carrés cernée de vitres et de miroirs mais les quatre ados décident de partager une longue douche dans une salle d’eau extérieure aménagée derrière la maison. Vraiment sympa, pense Brian, de pouvoir se doucher nu en plein air face au vaste champ où paissent les chevaux.
Il fait très chaud et les jeunes jouent comme des gosses à s’asperger. On rit, on chahute, on se savonne mutuellement, on «se touche», Ivan est le héros du jour avec ses piercings. Ivan et Brian sont tout émus de voir rire leurs jeunes protégés, ils se sentent fiers de ce qu’ils ont fait. Enfin Babouchka appelle pour le repas et les garçons redeviennent sages! Ils enfilent un short et un tee-shirt pour descendre sur la terrasse donnant sur un véritable parc avec piscine, tennis, sauna au bord d’une rivière, et une écurie bordant un champ avec des obstacles de jumping. Le père, fier de sa réussite, a acheté trois chevaux pur-sang. Babouchka gave les adolescents de petits pains fourrés, salés, sucrés.
Quand la nuit tombe Ivan emmène ses frères et son corrès vers le champ où ils décident d’organiser un petit concours de saut d’obstacles. Ivan a allumé quatre gros projecteurs qui illuminent le terrain. Il se déshabille entièrement et monte à cru sur un magnifique pur-sang noir au poil ras et brillant; Brian hésite puis se décide de rejoindre Ivan. Il se déshabille, saute sur le cheval, poussé aux fesses par Vassili, se colle contre le dos d’Ivan, entoure de ses bras son corps maigre mais déjà musclé. Il se sent aux anges. Vassili et Sacha montent les deux autres chevaux. Brian, qui n’est jamais monté à cheval de cette manière souffre très vite; Ivan fait franchir une série d’obstacles à l’animal et le pauvre petit cul de Brian retombe lourdement sur l’animal et ses testicules se retrouvent à chaque fois broyés entre ses fesses et le dos gris et luisant du cheval. «Comment font-ils?» Brian est écoeuré de voir l’aisance des trois jeunes russes, pourtant aussi nus que lui mais qui ne semblent aucunement souffrir des frottements entre leurs couilles et l’animal puissant.
Le pauvre Brian abandonne et ne peut retenir ses larmes tellement il a mal. Le voyant dans cet état, les jeunes russes le ramènent à la chambre, Ivan part réveiller Babouchka qui, après explications, masse avec une pommade les parties intimes d’un Brian aussi rouge qu’un coquelicot, ce qui fait redoubler les rires des jeunes russes. Babouchka partie, ceux-ci décident de consoler leur invité à leur manière. Brian va découvrir des sensations nouvelles quand Ivan lui lèche la verge avec sa bille de métal! La bille, fraîche et pénétrante, frotte le frein puis s’attarde sur le méat qui commence vite à suinter. Brian gémit de plaisir. Puis Sacha et Vassili retournent Brian et Ivan entreprend de frotter longuement son anus avec cette même bille. En même temps Vassili se branle et passe son autre main sous le ventre du jeune français pour lui pinçoter le gland. Brian commence à gigoter de plus en plus, à pousser de petits cris.
Ivan enfin, décide d’enfiler le garçon. Il crache de longs jets de salive sur le trou de Brian qui sent bientôt l’anneau pénétrer doucement son intimité. La sensation de ce frottement arrache de petits cris au garçon, petits cris que Sacha s’empresse d’atténuer en plaquant sa main sur sa bouche. Ivan devient une furie, sort de Brian, entre à nouveau mais de plus en plus violemment. Sa verge, dure comme un bâton, s’enfonce à chaque fois d’un seul coup jusqu’à ce que les couilles claquent sur les fesses de Brian et empêchent le gland d’aller plus loin. Ivan ne peut retenir son cri quand il se déverse à l’intérieur de Brian qui sent de longs jets de sperme chaud l’inonder. Ivan reste dur et continue à se déchaîner, il sort sa queue et le sperme coule du trou du garçon puis Ivan entre à nouveau en force dans le cul de Brian mais les deux frères réclament leur part.
Ivan, bon prince cède la place toute chaude à Sacha qui pénètre alors Brian à la cosaque, son épée glisse sans peine dans le fourreau lubrifié par la semence de son frère à laquelle il ajoute sa propre semence quelques minutes après. Le sexe de Vassili plonge ensuite dans l’anus de Brian, ajoute sa semence. Quand tout est achevé, les jeunes russes lèchent goulûment le sperme qui coule en abondance du trou de Brian. Les quatre garçons s’écroulent épuisés et c’est Babouchka qui les réveille à 11h le lendemain pour qu’ils aient le temps de se préparer pour la cérémonie de bienvenue à la mairie!
Les yeux pétillants de la vieille dame se posent sur les membres emmêlés des «gamins». Babouchka en riant, tire sur des jambes, claque des fesses jusqu’à ce que les garnements soient debout et en route pour la douche. Elle passe son doigt sur la grande tâche de sperme à l’emplacement où le jeune invité était allongé et lui donne une petite claque sur les fesses en prononçant des mots que Brian ne comprend pas, c’est peut-être mieux ainsi!
Mardi 23 mai
À 10h du matin, alertés par la mère d’Anatoly, Brian et Ivan pénètrent dans les locaux de la milice. Ivan sort son portable et le tend au milicien de garde; à l’autre bout «du fil», on entend hurler le père d’Ivan à qui son fils a résumé la situation. Il ne faut pas plus de 10 minutes pour que les deux garçons accèdent aux cachots du sous-sol, lieux de sinistre réputation au temps du communisme. Les habitudes démocratiques sont lentes à venir et l’endroit reste maudit. Brian et Ivan sont choqués de voir leurs potes recroquevillés, complètement nus, à même le sol en ciment. Anatoly est sur le ventre, pieds et mains liés dans le dos. Son dos et ses fesses sont lacérées, ses testicules sont tout enflés, de couleur violette. Aliosha semble en meilleur état, les policiers l’ont ménagé. Ses bras entourent la tête d’Ivan mais il n’a pu le détacher, les policiers ayant menacé de couper les couilles du garçon et de le déposer en forêt en mettant le crime sur le compte des skinheads qui prolifèrent dans la bonne ville sibérienne.
Le cauchemar va prendre fin, les policiers se font prévenants, libèrent les liens d’Anatoly, trouvent des fringues pour les garçons. Anatoly peut à peine marcher et sort, soutenu par Ivan et Brian. Les deux garçons ne porteront pas plainte car un arrangement a été négocié, le père d’Ivan doit aussi se ménager les faveurs de la police, si puissante encore.
Chez Anatoly, Aliosha et son correspondant se reposent. Le jeune russe remue sans cesse, ne peut s’endormir. Aliosha prend alors le garçon dans ses bras, se colle à lui et lui raconte une histoire que ses parents lui lisaient quand il n’était qu’un tout petit minot à Lyon. Ivan ne comprend rien mais se laisse bercer et bientôt ferme les yeux. Aliosha lui fait cinq petits bisous: sur le nez, sur la bouche, sur la pointe de son sexe, les deux derniers pour les boules.
À huit heures, le lendemain matin, Aliosha réveille Anatoly, il faut se préparer. Les deux garçons se lavent soigneusement, choisissent de porter le même joli boxer blanc que le jeune lyonnais avait apporté en cadeau. Aliosha met un peu de son eau de toilette sur le torse de son correspondant. On déjeune rapidement et les deux complices prennent le tramway poussif qui les emmène vers la clinique.
Aliosha doit tirer Anatoly par la main pour l’entraîner dans le lugubre bâtiment où la peinture vert eau a tendance à s’écailler. Les deux garçons se présentent à l’accueil où une infirmière type cerbère observe leur convocation et leur indique le service adéquat. On les fait poireauter près d’une heure dans une salle d’attente; Aliosha essaie de rassurer Anatoly, plus pâle encore qu’à l’habitude et pourtant, Dieu sait s’il a la peau claire.
Enfin un infirmier les invite à entrer dans le cabinet du professeur qui avait déjà soigné les garçons. L’infirmier fait signe aux deux ados de se mettre nus et de s’allonger sur les tables de consultation, les jambes relevées sur des étriers. Anatoly commence à trembler légèrement quand l’infirmier lui passe des sangles pour immobiliser bras et jambes alors qu’Aliosha n’a pas à subir le même traitement. Sa peur ne fait qu’empirer quand le même infirmier lui met un masque sur les yeux.
Le médecin s’approche d’abord du jeune français, lui fait un sourire chaleureux puis «ausculte» ses parties génitales, décalottant bien la verge, faisant rouler les testicules entre ses doigts. Le médecin rassure le jeune français, demande à l’infirmier de pratiquer les soins sur Anatoly puis quitte la salle. L’infirmier, ganté, approche une table roulante couverte d’instruments que l’adolescent ne peut voir. Dans sa main droite, il tient une seringue, avec sa main gauche il saisit sans douceur la verge et... alerté par le hurlement d’Ivan, le professeur revient et interpelle rudement l’infirmier qui n’a pas trouvé nécessaire de commencer par une anesthésie locale. Anatoly pleure maintenant et Aliosha se précipite pour le consoler. Le professeur termine lui-même les soins et rassure le jeune russe en lui assurant qu’il n’y a aucune séquelle des mauvais traitements que lui avaient infligés les miliciens. «Ta jolie petite quéquette donnera beaucoup de plaisir à beaucoup de jeunes filles!» lui dit-il gentiment. Anatoly peut enfin sourire, ce qui remplit de joie son corrès qui l’embrasse à pleine bouche.
Les deux garçons se rhabillent et Aliosha emmène son pote dans la plus belle pâtisserie de la ville! Le jeune russe commence à sourire puis à rire quand Aliosha avale un gâteau bourré de crème chantilly et s’amuse à s’en mettre partout, sur le nez, le front et même les yeux pour faire rire Anatoly qui s’amuse beaucoup en voyant la jeune serveuse, toute rougissante, passer une serviette humide sur le joli minois d’Aliosha. Les deux garçons vont ensuite au cinéma, le jeune français ne comprend pas grand-chose à l’intrigue de la comédie. Il jette un coup d’œil autour, personne dans les fauteuils proches; il déboutonne le short d’Anatoly et le descend résolument sur les pieds du garçon; le joli boxer blanc suit le même chemin. Le professeur a assuré que l’adolescent pouvait reprendre immédiatement une vie sexuelle normale: on allait vérifier ça sans attendre!
Aliosha plonge la tête sur l’entrejambe du garçon, plus intéressante que le film auquel il ne comprend goutte. Il prend ses précautions! Il ne veut pas faire souffrir son Anatoly et décide de n’utiliser que sa bouche, ses lèvres, sa langue pour ranimer la verge traumatisée. Il lèche, comme un petit chien qui soigne ses blessures, les chairs qui ont subi l’assaut des aiguilles, fait couler sa salive sur la pointe de la verge puis la décalotte millimètre par millimètre. Le jeune russe soupire mais la sono du cinéma isole parfaitement les deux garçons. Aliosha salive tellement pour lubrifier le sexe du jeune russe que celui-ci est vraiment trempé. Ses lèvres emprisonnent le sommet du gland d’Anatoly et entreprennent la tétée, régulière, sans brusquerie, sans que ses dents ne viennent heurter les chairs. Aliosha sent, aux halètements de plus en plus marqués du jeune russe, que l’explosion est imminente. Il enfourne complètement la queue du garçon qui se déverse en lui en laissant échapper un couinement. Quelques spectateurs se retournent étonnés, s’interrogeant sur ce qui, dans le film, avait pu faire réagir le jeune homme. S’ils avaient pu voir le visage rouge comme une écrevisse de notre jeune russe, le short sur ses baskets, la queue se détendant doucement dans la bouche chaude d’un jeune français qui avale jusqu’à la dernière goutte la semence d’Anatoly qui a prouvé, le coquin, que tout fonctionnait parfaitement dans la zone de son anatomie qu’il affectionnait tout particulièrement.
Profitant d’une scène nocturne dans le film, Aliosha roule un magnifique patin à son corrès qui ouvre ses grands yeux si doux, qu’on ne peut pas résister une seconde à l’adolescent. Dix-sept ans peut-être mais un visage d’enfant, parfois un peu boudeur, de fins cheveux blonds et indisciplinés qu’on a envie de toucher de la main, de longs cils recourbés, une peau si douce, un corps presque imberbe mis à part le léger duvet blond qui recouvre ses jambes et entoure son pénis. Justement, son pénis, là Anatoly n’est plus un gosse mais un vigoureux jeune homme bien doté par dame nature, ou plutôt par ses parents.
Le film est achevé sans que les garçons s’en rendent compte, les lumières s’allument et Anatoly doit remonter précipitamment caleçon et short; il s’emmêle les pinceaux et son visage reprend la couleur de l’écrevisse quand il croise le regard désapprobateur d’une matrone qui doit se dire qu’au moins, on n’aurait pas vu ça à l’époque de Staline, le gamin aurait été envoyé vite fait dans un camp de rééducation creuser un canal en Sibérie! Aliosha lui, sort son plus beau sourire et la matrone sort en maugréant dans sa moustache. Bras dessus, bras dessous, sans pouvoir stopper leur fou rire, les deux garçons regagnent en chantant l’appartement familial. Dodo rapidement car la journée a été plutôt rude!
Le mardi soir, l’ambiance est électrique dans la belle datcha où vit Brian. Au bord de la piscine, Brian, Ivan, Vassili et Sacha dînent à la lueur des flambeaux. La vieille gouvernante est toujours aux petits soins, leur apportant de nouveaux plats dont les recettes sont empruntées au patrimoine culinaire de la vieille Russie. Le jeune français apprécie les bliny à la confiture, mais les trois jeunes russes touchent à peine à leurs crèpes.
Lundi, les deux frères d’Ivan partent à la caserne des sections d’élite. L’entraînement y est, paraît-il, plus dur qu’à Saint-Petersbourg et un nouveau bizutage est plus que probable, plus violent encore. Ivan se demande s’il n’a pas fait une bêtise mais se promet de ne pas laisser tomber ses nouveaux frères. L’ambiance s’améliore et les jeunes s’éclaboussent dans la jolie piscine illuminée par les projecteurs, sous l’œil attendri de la babouchka. La soirée s’achève au sauna, construit dans une cabane de bouleaux, dans le parc; là les jeunes ne sont pas humides que de leur sueur, ils échangent leurs semences à plusieurs reprises et dans plusieurs orifices.
Mercredi 24 mai, 5h du matin
Talmont et Etienne se préparent. Ils ont promis avec Brian et Ivan d’accompagner les deux futurs élèves officiers, Vassili, et Sacha dans le camp des forces spéciales, perdu dans la taïga, la grande forêt, à 40 km de là. M. Etienne s’est muni de la lettre de recommandation de l’officier supérieur qu’il connaissait à Saint-Petersbourg et M. Zadine lui, s’est muni d’une lettre de recommandation signée du père d’Ivan. Etienne et Talmont (qui a insisté) passeront une nuit dans le camp qui reçoit des jeunes de 16 à 18 ans, souvent meurtris par leurs premières années de leur jeune existence: parents alcooliques, enfants abandonnés, ramassés dans la rue, enfants dont on se débarrasse en les envoyant dans ce camp où la discipline est plus que sévère.
Les deux jeeps emmenant le petit groupe sont pilotées par de jeunes sous-officiers dont un parle quelques mots de français et fait un léger détour pour montrer les restes des fortifications, témoignage du temps de la colonisation russe en Sibérie, quand il fallait combattre les peuples nomades qui tenaient la région. M. Etienne évoque le nom de Michel Strogoff, ce qui fait sourire le beau jeune homme qui leur sert de guide. Les jeeps empruntent ensuite une large route bitumée qui devient vite une méchante piste de terre, défoncée par les brutaux contrastes climatiques. De part et d’autre de la piste, c’est la taïga, forêt de conifères et de bouleaux; quelques lacs rompent la monotonie du paysage. Pas une maison, pas âme qui vive. L’interprète parle des loups de Sibérie et des ours encore présents dans ces forêts.
On roule près de deux heures pour enfin pénétrer dans l’enceinte fortifiée (miradors et barbelés) d’un camp autrefois top-secret. Le camp avait été édifié par des Zec, prisonniers politiques à l’époque des goulags de Staline puis ces malheureux avaient ensuite été déportés en Sibérie orientale, dans des régions encore plus inhospitalières. Etienne et Talmont sont conscients du privilège de visiter un des lieux les plus secrets de la Russie.
Première surprise, plusieurs kilomètres avant l’entrée du camp, les jeeps doivent s’arrêter à un premier poste de contrôle; ce sont de jeunes adolescents entièrement nus, mis à part leur casque et leurs brodequins, qui entourent le véhicule et contrôlent les papiers et autorisations d’entrée. Talmont est impressionné par les mitraillettes Kalachnikov brandies par des gosses entièrement rasés, de la tête aux pieds, c’est la règle pour les cadets de première année. Un gosse de seize ans, l’air pas du tout commode, contrôle les sauf-conduits. L’obstacle franchi, les jeeps repartent pour vingt minutes de piste chaotique; le chauffeur explique que l’hiver dernier a connu des records de froid à Irkoutsk, jusqu’à moins 42 degrés et le revêtement n’a pas supporté. Puis il met en garde une dernière fois ses hôtes français; ils devront subir une fouille complète à l’entrée de la base et se plier aux règles hyper strictes, rester discret, ne gêner en rien l’entraînement des jeunes recrues. Etienne est hésitant mais Talmont veut continuer.
Les jeeps s’arrêtent au poste de contrôle principal, à l’entrée du camp. Tout un no man’s land a été défriché autour de l’enceinte, un haut mur surmonté d’une double rangée de barbelés électrifiés. Le jeune guide explique qu’au temps du communisme, on stockait ici des armes nucléaires dans des abris souterrains. Les deux profs français accompagnés de Brian et Ivan sont conduits dans le bâtiment de filtrage où ils sont reçus par un officier adulte et une dizaine d’adolescents aussi nus que ceux aperçus une heure auparavant. C’est la règle explique le guide-interprète, toutes les recrues vivent nues 24 heures sur 24 jusqu’au mois d’octobre; tout est fait pour endurcir leurs corps et leur tempérament!
Le jeune officier pénètre dans un vestiaire, commence à se dévêtir et demande aux visiteurs de l’imiter. Ceux-ci sont plutôt gênés, attendent de voir ce que fait le jeune officier et, quand ils le voient poser aussi son caleçon, ils se résignent à faire de même. Ils regroupent leurs vêtements dans un casier et, nus comme des vers, doivent traverser deux grandes pièces, sous l’œil goguenard de quelques gamins soldats qui font des commentaires sur la pilosité de Talmont et sur la longueur de la queue de M. Etienne. Des commentaires moqueurs fusent quand ils voient Brian et Ivan, tout nus, suivre les deux adultes; le jeune officier interprète ne traduit pas mais Ivan a tout compris et rougit jusqu’à la racine des cheveux, pas content du tout que les jeunes soient pris pour les mignons des deux adultes!
Enfin, on atteint le vestiaire où deux jeunes soldats tendent aux professeurs des tenues réservées au séjour dans le camp; Ivan et Brian devant rester à poil. Un officier emmène les visiteurs dans une pièce où ils retrouvent les deux frères d’Ivan, entièrement déshabillés. Vassili est allongé sur une table et un cadet lui rase le crâne tandis qu’un second s’occupe de son pubis et de son sexe. Son corps blanc paraît encore plus maigre sans poils. Pour lui raser plus facilement la verge, le cadet le branle pour le faire bander. Puis c’est au tour de Sacha de subir le même traitement. Etienne, Talmont et leur interprète partagent une chambre spartiate mais devront utiliser les douches collectives et prendre leurs repas avec la troupe.
À midi, ils entrent dans l’immense réfectoire dans lequel sont alignées des tables sur toute la longueur de la pièce; les recrues sont assises sur des bancs en bois et toutes se lèvent quand les trois visiteurs entrent. Talmont croit rêver: trois cents jeunes cadets d’infanterie, de 16 à 18 ans, tous sans le moindre centimètre carré de tissu, au garde à vous. Les visiteurs remontent l’allée centrale, entre deux rangées de dizaines et de dizaines de petits culs tous plus fermes, tous plus ronds, tous plus jolis les uns que les autres et, quand le regard se porte de l’autre côté des tables, ce sont des dizaines et des dizaines de queues, plus ou moins petites, parfois toutes lisses, parfois cernées d’une toison pubienne pour les troisième année qui échappent aux rasages réguliers. Les profs rejoignent enfin la table des officiers qui ont, eux, le privilège de porter l’uniforme. Au signal, tous les jeunes cadets se rassoient et le repas peut débuter, un repas bien frugal d’ailleurs puisqu’il se compose du traditionnel borchtch, soupe épaisse faite de choux, de betterave, d’oignon, de quelques morceaux de viande, tout ceci accompagné de pain noir. Un bliny au fromage blanc clôture le repas; Etienne et Talmont apprécient la gentillesse de leurs hôtes qui leur ont offert une bière locale plutôt que l’eau de la source voisine.
C’est alors que le bizutage commence. Sacha et Vassili sont appelés par l’officier supérieur qui hurle véritablement. Les deux adolescents, dont le rasage récent accentue leur côté encore enfantin s’approchent timidement. Talmont remarque que leurs sexes sont devenus minuscules. Une vingtaine de cadets se lèvent puis entourent les nouvelles recrues; ils les soulèvent en les saisissant aux bras et aux jambes puis les transportent jusqu’au bout de l’immense table de bois qui fait toute la longueur du réfectoire. Trois cent cadets hyper excités sont de part et d’autre de la table. Les deux bizuts devront parcourir la longueur de la table en rampant et en subissant au passage les avanies des cadets déchaînés. Vassili et Sacha se retrouvent le corps couvert de soupe, de yaourt, de purée de pomme de terre.
Le jeune Vassili est immobilisé par quelques cadets, un autre verse un pot de yaourt sur sa queue puis entreprend de tout manger, yaourt et queue à la fois. Sacha sent des doigts lui écartant l’anus tandis qu’un cadet lui introduit une carotte. Vassili tombe sur un petit vicieux qui lui piquote les boules avec sa fourchette. Sacha est soulevé de terre par quatre cadets montés sur la table, il se retrouve tête en bas, jambes écartés; un cadet lui introduit un entonnoir dans le cul puis déverse un litre de lait sous les applaudissements du public. M. Etienne et M. Talmont sont bouleversés et s’étonnent du manque de réaction des officiers qui laissent faire en souriant!
L’ambiance devient de plus en plus chaude quand les deux bizuts sont allongés sur le ventre au milieu de la tablée! Des cordes sont liées à leurs poignets et mollets puis attachées aux pieds des tables. Un cadet de dernière année, qui semble être le meneur, ramène un pot de saindoux puis en lubrifie copieusement le trou des deux jeunes. M. Etienne constate avec effroi que de nombreux cadets bandent ouvertement. Le meneur désigne deux jeunes soldats bien montés et bien durs qui montent aussitôt sur la table. Les cris redoublent quand ils s’apprêtent à plonger leurs sexes en même temps dans le cul des deux bizuts. Et là, divine surprise, l’officier supérieur aboie un ordre qui paralyse les deux violeurs. Les instructions du gouvernement sont claires, rétablir le prestige de l’armée auprès d’une opinion publique de plus en plus horrifiée par ces violences. MM. Etienne et Talmont soufflent de soulagement. Le meneur proclame alors: «Ils sont baptisés, ils sont des nôtres.» Aussitôt, les deux jeunes sont détachés puis portés en triomphe jusqu’à la table officielle.
«La colée, la colée!» hurle alors la salle. La colée est un ancien rite lié à la chevalerie au Moyen Âge. Le futur chevalier doit prouver sa force en subissant sans broncher, un coup porté en haut de l’épaule. Là, c’est plus vicieux car c’est le sexe des deux gosses qui doit prendre le petit coup et c’est l’officier le plus gradé qui doit l’asséner. Sacha se présente en premier, monte sur la table devant l’officier, écarte un peu les jambes et se prépare au choc. L’officier prend une louche dans la soupière, ordonne à Sacha d’écarter un peu plus les jambes, puis, de bas en haut, donne un petit coup sec dans les testicules du garçon qui retient son cri de douleur en plaquant fort ses mains sur la bouche. Son «exploit» est salué par des houras! Vassili prend la suite, il tremble un peu mais Sacha l’encourage gentiment et le jeune russe serre les dents en attendant le choc. L’officier saisit les noix du garçon dans sa main puis compte de vingt à zéro en serrant de plus en plus fort. Vassili sent les larmes envahir ses yeux mais sa volonté est bandée (ce qui n’est pas le cas de sa verge!) et il ne crie pas! Les houras reprennent. M. Talmont est tellement excité qu’il jouit dans son short sans s’être touché.
Le public fait un triomphe aux deux nouvelles recrues! Chacun des assistants, soit plus de trois cents personnes, doit faire un baiser d’accueil, là où il veut, à chacun des deux «adoptés». Les profs français sont priés de se soumettre à la coutume. M. Etienne dépose son baiser sur le crâne des adolescents, M. Talmont fait comme de nombreux cadets excités, un joli bisou sur la queue. Le cadet qui l’avait précédé ayant décalotté Vassili, Talmont embrasse alors le joli gland tout rouge; pour Sacha, M. Talmont choisit d’embrasser ses noix! Enfin, à un nouveau signal, les trois cents cadets se rangent dans un ensemble parfait et sortent en rangs par deux en passant devant la table des officiers et en saluant.
L’après-midi est consacré aux activités sportives et militaires. MM. Etienne et Talmont vont être guidés par leur interprète pour avoir une vue de toutes les activités destinées à former l’élite des commandos spéciaux de l’armée de terre. L’armée est une institution qui compte encore dans la nouvelle Russie, elle est garante de l’unité dans un Etat multinational où les forces indépendantistes s’expriment si fortement. Le but est de faire de ces gamins, des «bêtes de guerre» insensibles à la souffrance; voici ce qu’explique longuement l’interprète aux deux visiteurs français. Le jeune officier est manifestement heureux de parler français, l’occasion est plutôt rare. Talmont a beaucoup de mal à imaginer les jeunes garçons en sorte de Terminators! Il allait être surpris.
Le temps s’est mis à l’orage comme souvent dans ces régions au climat continental. Il fait chaud mais il pleut des cordes ce qui n’amène aucunement l’annulation des épreuves d’endurance. Les adultes se postent près de la rivière pour voir les cadets faire leurs parcours de cross et sauter par-dessus l’obstacle. Ils n’attendent pas longtemps, les trois cents cadets, nus et ruisselants, sac de 10 kilos sur le dos, casque sur la tête, arrivent groupés et sautent par-dessus la rivière. Talmont lorgne sur les kikis animés qui sautent dans tous les sens! Il pousse aussitôt un cri quand, en se bousculant, une dizaine de coureurs chutent lourdement dans la rivière, il aperçoit son Vassili, piétiné dans la mêlée. Il voit le gamin se relever, remettre son sac bien en place et, comme si de rien n’était, passer en souriant. Le soleil a fait sa réapparition et des millions de gouttelettes brillent sur son corps si blanc. Talmont regrette encore son Nikon qu’il a dû laisser à la «consigne», raison d’Etat oblige. Mais déjà le flot des coureurs s’éloigne, et il ne voit bientôt plus que des jambes en mouvement, des petits culs surmontés de sacs à dos.
Une heure plus tard, les visiteurs sont conviés à une séance de parcours du combattant. Les cadets, toujours sac au dos, rampent sous des fils de fer barbelés. Quand un des cadets accroche son sac aux fils de fer, un sous-officier intervient brutalement, appuyant, avec ses brodequins, sur le dos ou sur les fesses du fautif qui se retrouve le nez, le torse, le ventre et le sexe plaqués au sol dans la boue et pas un ne gémit. Le deuxième passage est plus difficile encore, les gosses doivent ramper, sans sac, mais la mitraillette dans les mains, avec des fils barbelés bien réels juste au-dessus leur dos. Les cadets se contorsionnent, rampent sans pouvoir protéger leurs queues qui frottent contre le sol boueux et caillouteux. Si un cadet se redresse un peu, les barbelés sont là pour le lui rappeler. Un sous-officier hargneux distribue quelques coups de cravache sur les fesses des cadets qui ne progressent pas assez vite. À la fin du parcours, les cadets se mettent en rang, au garde à vous et M. Etienne est effaré de constater l’état dans lequel ils se trouvent, couverts de terre. Certains sont égratignés de partout. Un des jeunes a le bout de son pénis qui saigne un peu. L’interprète explique aux deux profs pourquoi le bizutage, très dur, est toléré; cela permet d’écarter les candidats trop tendres.
Un officier passe les cadets en revue puis ordonne aux garçons de former des cercles de vingt pour les leçons de karaté. Etienne et Talmont prennent place dans celui où leurs protégés devaient combattre. Ils demandent à l’interprète d’interviewer l’ado de 16 ans, assis tout nu sur le sol boueux à côté d’eux (les adultes ont eu droit à des chaises pliantes). Le gosse lui dit s’appeler Jarda, explique qu’il a seize ans depuis six jours, que son père s’est débarrassé de lui après la mort accidentelle de sa mère et s’est remarié. Depuis un an, il n’a pas eu de nouvelles de ses «parents». Talmont est tout chamboulé et donne une tape affectueuse sur le crâne rasé du jeune Jarda et se promet de lui faire un petit cadeau d’anniversaire.
Mais les combats commencent, les anciens (ils ont 18 ans!) doivent donner leur première leçon aux petits jeunes et le silence se fait quand les deux premiers cadets se saluent. L’officier interprète murmure à l’oreille des deux français que tous les coups sont permis et que le combat s’achève par abandon d’un des deux garçons. Quand vient le tour de Jarda, le cœur de Talmont s’emballe, il commence à s’attacher à ce petit soldat, capable de porter des coups redoutables. Il lui faut à peine trois minutes pour décocher un terrible kin geri dans les testicules de son adversaire, de deux ans plus âgé! La foule hurle de joie. Après les sports, les cadets peuvent rejoindre les douches collectives, installées en plein air. Ils peuvent se décrasser, à l’eau froide! Un infirmier verse un peu d’alcool à 90° sur le bout de zizi qui saignait.
Le dîner, pris à six heures tapantes, est servi dans l’immense réfectoire. Quand les officiers font leur entrée, les trois cents cadets se lèvent et saluent. M. Etienne est impressionné par la dignité qui émane de la scène, malgré la nudité des garçons. D’une seule voix, les trois cents remercient chaque officier présent en citant son grade. Ne parlons pas du repas, toujours l’éternelle soupe bien épaisse accompagnée de pain, de fromage et d’un fruit, une pomme. À la fin du repas, les punitions du jour sont exécutées devant toute la troupe. Ce soir, c’est un gosse de 16 ou 17 ans qui n’est pas allé au bout des épreuves d’endurance qui subit le knout, le traditionnel supplice du fouet en Russie. Deux cadets sont chargés de débarrasser un coin de la grande table et le jeune soldat puni doit s’allonger sur le ventre en écartant bien bras et jambes. Le préposé au knout attend que l’officier annonce le nombre de coups. Vingt! À chaque coup, appliqué sur les cuisses, les fesses, on voit le garçon serrer les dents sans broncher. Le préposé au fouet, glisse une main entre les fesses du puni pour bien ramener ses bourses en arrière, sans protection. Il réserve ses deux derniers coups aux bourses du jeune soldat qui doit puiser dans toute sa volonté pour ne pas hurler. Les 298 autres cadets assistent, debout, dans un silence total, à la punition. Le jeune soldat meurtri se relève sur la table, demande à l’officier la permission de se retirer. Etienne et Talmont sont choqués et s’étonnent de moins en moins que les mères russes craignent le service militaire pour leurs fils. Ils rejoignent leur chambre sans parler, lisent quelques heures et trouvent difficilement le sommeil.
M. Etienne et M. Talmont ne sont pas fâchés de quitter le camp; ils sont rassurés de voir que Vassili et Sacha ont subi avec succès les épreuves de bizutage et font confiance à Ivan pour veiller sur les deux jeunes. C’est le retour à Irkoutsk, le temps est venu de boucler les valises. Le soir grande fiesta et le lendemain départ! Passons vite car les ados sont trop tristes! Ils jurent de se revoir, les jeunes lyonnais ont déjà concocté un plan pour revenir dans quelques mois!
Fin
NB: Ce serait sympa d’envoyer un petit mot si vous avez aimé. Merci! N’hésitez pas à me faire part de suggestions pour le prochain récit.