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Blanchet et les sept bites (2)

En fouillant la petite chambre de Blanchet, l’inspecteur Delarive n’avait rien trouvé d’exaltant. Mis à part une dizaine de capotes scellées dans leur petit étui et quelques revues hétéro, il n’y avait rien qui puisse éveiller des soupçons. En marchant dans le parc du château, il questionna ça et là d’autres employés de Ferdinand.

— Pour être un fin baiseur, il l’est! lui confia une jeune bonniche rougeaude. Je ne suis pas la seule à pouvoir le dire.

— À part le sexe, à quoi s’intéressait-il?

— Il ne s’intéressait qu’à ça! Tenez, depuis peu, il s’était mis à l’informatique... Il adorait sur... sur...

— Surfer!?

— Oui, c’est ça!

— Mais je n’ai vu aucun matériel informatique dans sa chambre!

— Il n’avait pas les moyens de s’en payer... Vous savez... un salaire de jardinier!

— Mais alors... où surfait-il?

— Au château! Le Roi venait d’installer une superbe salle informatique et il avait permis à Blanchet de s’y rendre autant de fois qu’il le voulait.

Delarive devinait, bien entendu, pourquoi le Roi avait convié son jardinier à profiter de son installation informatique. L’inspecteur croyait avoir enfin trouvé une piste. Lui-même féru de technologie moderne, il se rendit dans la salle du château dont lui avait parlé la bonniche. Sa première idée fut de jeter un coup d’œil dans les dossiers temporaires et dans les cookies... Il fut fort surpris de constater que la grande majorité des sites et des pages visités étaient... gay! Pourtant, Blanchet avait la réputation d’être un hétéro hors norme. Et s’il était "bi"?! Grâce à l’"historique" du PC, il se rendit directement sur les sites les plus fréquentés depuis l’appareil.

— Merde! C’est pas de la dentelle!

Réseaux SM, annonces hard et photos révélatrices se succédaient sur l’écran. Avec ce qu’il découvrait, Delarive était en droit de tout imaginer. Voulant s’ouvrir à des sexualités différentes, le jardinier avait peut-être mis le doigt dans un engrenage douteux... L’inspecteur soupçonnait une affaire de séquestration et de torture sexuelle... Le jardinier était joli garçon et réputé pour sa résistance sexuelle. L’inspecteur, toujours connecté sur Internet, épluchait les sites d’annonces SM...

Je reçois mec uniforme réel pour le servir lui obéir, le divertir, être à son service en échange de bonnes raclées. J'ai pas de limite pas de tabou je veux toujours découvrir des nouveautés. Tu viens chez moi pour te détendre, te défouler, te relaxer, ne rien faire ou en faire trop; je suis là pour assouvir ton plaisir et ton confort. Je peux être slave, bâtard, troufion, lope, clebs, toujours passif et très demandeur, je ne supporte pas l'ennui et la routine. Toi tu dois être avant tout viril, poilu, plus de 30 ans, autoritaire; le reste je m'en fous.

L’inspecteur se sentait bizarre en lisant ces annonces. Il était à la fois surpris de la dépravation de certains hommes et un peu dégoûté de ce qu’ils promettaient... D’un autre côté, tout ça l’excitait terriblement. Qui sait si le jeune Blanchet n’était pas tombé sur ce genre d’annonce et était maintenant entre les mains d’un malade.

À la cabane, la nuit avait été très chaude. Blanchet avait le cul brûlant. Non pas d’excitation mais plutôt d’avoir servi. Limé en boucle par les 7 bûcherons, il avait dû aussi les honorer de sa bouche. Le jeune garçon cuisait des œufs pour le petit-déjeuner de ses hôtes. Déjà levé, lavé et habillé, Percé se frottait contre le joli cul du jardinier.

— Je n’en peux plus! lui dit Blanchet.

— Tu vas pouvoir reprendre des forces pendant que nous allons travailler.

— Je ne peux pas y aller avec vous?

— Je préfère que tu restes ici! répondit Couillu qui semblait être le chef du groupe.

— C’est que...

— Qu’y a-t-il, mon mignon? demanda Velu.

— J’ai une trouille bête de rester seul.

— Ici, crois-moi, tu es en sécurité.

— Je suis certain que tout ce qui m’est arrivé n’est pas dû au hasard. Quelqu’un a bel et bien essayé de me tuer.

— Tu penses à quelqu’un en particulier?

— Non. Je ne pensais pas avoir d’ennemi.

Les sept bûcherons embrassèrent un à un l’adorable Blanchet en lui palpant le cul qu’il avait bien rond. Dans un sens, il se sentit soulagé de les voir partir. Subir leurs assauts sexuels était épuisant. Lui qui, depuis toujours, avait été "mâle dominant" pour femelles chaudes et soumises! Il allait pouvoir reposer son esprit et son corps. Pendant la matinée, il s’activa dans la maisonnette et la rangea un peu.

Le corps sans vie de Wilfried reposait au fond d’une benne à ordures.

— J’ai fait ce que vous m’aviez demandé! dit le mec bardé de cuir à Drago.

— C’est très bien. J’espère qu’avant de le "liquider" vous avez eu le loisir d’en "profiter" un peu...

— Vraiment très peu car il n’avait aucune résistance. À chaque torture, il s’évanouissait. Dans ces conditions, mes amis et moi perdions le goût du "jeu". Il était clair que la "liquidation" devenait urgente...

Drago serra les poings. Il avait souvent apprécié les nuits avec Wilfried et il le regretterait... mais la vie est comme ça...

— Si vous pouviez nous en livrer un autre, plus résistant...

— Je pense que je vais trouver ça!

Le "cuir" s’en alla sans un mot. Drago le regarda s’éloigner tout en laissant s’échapper son esprit. Il avait des choses à faire et il fallait qu’il les fasse vite... très vite...

Génie Glandula était réputée pour ses pouvoirs extraordinaires de médium. Drago se rendit chez "elle" pour en savoir un peu plus sur Blanchet...

Le travesti métis, après avoir pompé longtemps la bite bien raide de Drago, se mit en transe et commença à émettre des sons bizarres. Drago l’aurait bien sautée cette grande salope... mais il n’avait pas le temps... ni la tête à ça...

— Il... oh, my god... il est...

— Accouche, salope!

— Vivant! Il est vivant...

— Je le savais, pauvre conne! Ce que je veux savoir, c’est l’endroit où il se cache!

Génie vibrait comme une essoreuse en fin de parcours et tentait de se concentrer sur le jardinier du roi. Des images lubriques et incroyablement dépravées heurtaient le fond de son crâne.

— Woaw! C’est divin...

— Qu’est-ce que tu peux m’agacer! lança Drago, hors de lui. T’en mets du temps à t’exprimer...

— Je vois des bites, des bites et encore des bites. Toutes énormes! Votre jardinier se les prends par tous les trous...

— Hein?!!! C’est un pur hétéro!

— Mon cul, oui. Enfin, je veux dire mon...

— Tu voulais dire "mon cul". Arrête de tergiverser!

— Il se fait monter comme une chienne et il adore ça. Son cul et sa bouche ont servi plus en une nuit que sur le reste de sa vie!

— Je suis scié! T’es certaine de ce que tu vois! Y’a pas comme une distorsion dans tes visions?

— Ton garçon se cache dans la forêt... dans un abri de chasseurs... ou... ou de bûcherons! C’est ça: de bûcherons! Il est seul. Seul.

Le poing de Drago frappa le travesti au visage et il s’effondra d’une masse.

— Pas question de laisser des traces de mon passage, ma jolie! Désolé.

Drago injecta une forte dose de drogue dans la veine du médium et mis en scène un malheureux accident...

— La pauvre s’est injectée une trop forte dose et a été terrassée par la mort. Quelle tristesse! Le genre d’accident qui arrive trop souvent à des "personnes" comme Génie.

Dans la garde-robe de sa victime, il trouva des vêtements de Drag-Queen qu’il emporta ainsi qu’une trousse de maquillage.

Niqueur avait tout le temps envie. Les autres lui reprochaient assez souvent.

— Meeeerde, Niqueur! Branle-toi un bon coup et ça te soulagera!

— Me branler! Pas question! C’est une question de principes!

— Toi et tes principes... Tu m’emmerdes! hurla Branleur. Moi, j’ai pour principe de m’en taper une par jour... de branlette! Et, crois-moi, je m’en porte très bien.

Niqueur haussa les épaules et s’en alla trouver Mastard qui pissait contre un chêne centenaire.

— Ne me dis pas que t’as encore la trique?!

— Si!

Mastard baissa son calebard et cambra son derrière rond et poilu.

— Vas-y! dit-il dans un soupir. Si je te le refuse, ça va être la crise.

Les autres pouffèrent en silence. Si Niqueur était un obsédé, Mastard en était un autre. Avec sa bite de 25 centimètres, il connaissait ses plus grands orgasmes grâce à son cul profond. Velu lui avait demandé un jour à quoi servait une aussi grande saucisse si elle ne servait pas ou presque pas.

— Qu’est-ce que j’en peux, moi! avait répondu Mastard. Je suis passif et je n’ai rien demandé.

— Essaye au moins d’enfiler quelqu’un une fois!

Il avait essayé plus d’une fois. À chaque tentative, il débandait en s’approchant du "trou". Mastard s’était donc fait une raison. Défoncer les gueules des mecs était devenu SA spécialité!

Ferdinand, nu sur son lit, regardait le dernier "Titan". Il se faisait livrer ces DVD par la poste. Ce qui lui donnait, de temps en temps, l’occasion d’"essayer" un petit facteur. Sur l’écran plasma géant, face au lit, il voyait trois superbes mâles s’enfiler par tous les trous et dans toutes les positions. L’un d’entre eux lui rappelait le jeune jardinier qui peuplait ses fantasmes.

L’inspecteur Delarive caressait sa belle queue non circonsise à travers la toile de son pantalon. Depuis près d’une heure, il décortiquait des annonces cochonnes et ça le rendait fou...

Celle-ci par exemple... Elle était terriblement excitante. Comme il aurait voulu, rien qu’une fois, rencontrer ce genre de mec vicieux et prêt à tout pour prendre son pied. La dépravation était bien réelle dans le milieu SM gay et il savait qu’il s’y essayerait un jour... une nuit plutôt!

La grande poupée blonde avançait avec difficultés dans le sous-bois humide. Elle s’orientait grâce à un plan dessiné par le garde-forestier. Encore un beau spécimen mâle celui-là! Lorsqu’elle aperçut au loin la cheminée d’une maisonnette, la fille blonde aux seins énormes - trop pour être vrais! - cacha son plan dans... son soutien-gorge "bonnet B" (au moins!).

— Hou hou! Y’a quelqu’un?

Pas de réponse.

Blanchet, nu, couché sur le lit de Percé (son préféré) s’éveilla en douceur. Une voix flûtée venait de l’extérieur. Il serra un drap autour de ses hanches et se pencha à la petite fenêtre du toit. Ce qu’il vit le secoua profondément.

Le plus bizarre c’est que ce message très tendancieux datait du lendemain de la disparition du jardinier. Tout était lié. Il en était certain. Grâce à l’adresse email et à l’aide d’un collègue doué, il remonta jusqu’au destinataire...

Blanchet avait devant lui la plus craquante des Bimbos!

— Excusez-moi du dérangement mais je cherche les propriétaires de cette maison!

— Ils ne sont pas là! Ils... ils travaillent...

— Effectivement, les autres fois où je venais leur rendre visite, ils étaient déjà rentrés du travail...

— Vous êtes déjà venue ici?

— Oh, oui, souvent! Excusez-moi de ne pas m’être présentée... Génie Glandula...

— Enchanté!

"Il ne se méfie pas!" pensa la Drag queen qui n’était autre que l’immonde Drago. "Il ne voit en moi que la poupée à niquer."

"Cette fille est bizarre" pensa Blanchet "mais qu’est-ce qu’elle est bandante!"

— Je viens régulièrement "fournir" les bûcherons en "accessoires"! Vous devez savoir, comme moi, qu’ils sont assez portés sur...

— Ah oui, je vois...

— J’ai là dans ma petite mallette de quoi les ravir: capotes lubrifiées aux goûts variés, godes réalistics, poppers made in USA, gel lubrifiant à la fraise et de la "poudre" 100% naturelle...

— De la... poudre?

— De temps en temps, vos amis - je suppose que ce sont vos amis! - se paient un petit trip à base de "poudre"... Vous savez, une petite injection de temps en temps ne peut pas faire de mal... Si ce n’est pas une habitude!

— Ah bon? Moi, je n’ai pas besoin de ça pour...

— C’est parce que vous n’avez jamais essayé, mon mignon! Avec la poudre de Génie Glandula, vous pouvez atteindre des sommets de jouissance. Un trip inoubliable!

En moins de temps qu’il ne lui fallait pour bander, Blanchet accepta une "petite" expérience. Avec douceur, Génie/Drago lui injecta une dose dans la veine et se mit à lui pomper le dard bien raide.

— Jusqu’ici, y’a rien de fabuleux!

— Merci du compliment! répondit la Drag queen, vexée.

— Je ne parle pas de votre "pipe".

— Attendez! Attendez, mon mignon...

"La dose est assez forte pour assommer un mammouth" pensa Drago "comment se fait-il qu’il tarde tant à s’éclater"

"Cette pute a un cul du tonnerre" pensa Blanchet "je vais te la baiser vite fait bien fait"

Blanchet était effectivement en train de limer le fion de Drago/Génie lorsqu’il sentit les premiers effets du "produit".

— Je... je sens que...

— Ah enfin! lança la Drag gémissante. Continue à bien me limer, mon minet!

L’effet fut alors rapide et foudroyant. Blanchet s’effondra sur le tapis de feuilles mortes, à deux pas de la grande table. Drago se rajusta et contempla son "œuvre".

Il composa un numéro sur son portable.

— J’ai votre nouvel esclave! Nettement plus résistant, oui. Le problème c’est qu’il faudra venir le chercher... Je vous explique...

À suivre...

Dernier courriel connu de l'auteur : dirtygayhairy@hotmail.com