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Une histoire à découvrir

Bleu à 40 balais

Je suis un mec ni grand ni petit, ni beau ni moche, ni gras ni maigre, donc un mec comme je les aime et comme on peut en rencontrer beaucoup. Jusqu’à l’âge de 35 ans, je n’ai guère connu qu’une seule fille, mais jamais avec ce quelque chose de plus qui serre le cœur. Par la suite, certains hommes me paraissaient beaux, agréables à regarder. J’essayais de fixer leurs visages dans mon esprit pour aller me masturber ; mais je ne voulais surtout pas avoir de contact avec eux, je n’étais pas « pédé » et ne pouvais pas l’être.

Quelques années passèrent, et, des grands blonds qui attiraient mon regard, mon attention se dirigeaient maintenant vers des moins grands et des châtains, même les petits bruns me faisaient flipper. Il fallait que ça craque, je commençais à lorgner avec envie des gamins de 12/13 ans. Par mesure préventive, je sautais sur la première occasion qui se présenta : un barman dans un centre de vacances d’hiver. Ce fut la première fois que je suçais un mâle et qu’une moustache masculine excitait mon gland. Le résultat a été rapide, trop rapide car sans attendre, je lui balançais ma crème au fond de la gorge. Même si je n’ai pas apprécié avec grand enthousiasme cette expérience, elle m’ouvrait enfin une première porte sur l’homosexualité.

Sitôt les vacances finies, je postais une P.A. sur LIBE. Maigre résultat quant au nombre de personnes rencontrées, une seule. Un jeune de 22 ans, beau physique, blond foncé, très, trop BCBG pour moi. C’est pourtant avec lui que j’ai passé ma première nuit entière avec un garçon. Je l’ai caressé, sucé, léché, branlé, j’ai même osé, au petit matin, lui mettre mon doigt dans le cul. Ça serait maintenant, il aurait droit à autre chose, et bien avant l’aurore. Je ne l’ai jamais revu.

Dans ma campagne profonde, c’est dur d’être homo. Pourtant la chance, qui est souvent avec moi, m’a encore souri. Dans l’exercice de ma profession, et je ne vous dirais pas laquelle, j’ai rencontré un type. Pas besoin de lui demander son nom, son âge (35 ans) j’avais sa fiche entre les mains. Sa réponse n’a pas tardé, il est devenu mon ami. Lui qui baise depuis l’âge de seize ans, a su éduquer son aîné. Il présentait souvent son sexe, et quel sexe généreux, devant mon petit trou, et, malgré tout son art, je lui en refusais l’entrée.

J’avais décidé de lui offrir mon cul pour son anniversaire. Et croyez-moi, il l’a eu ! Alors que sa bouche s’attardait sur mes couilles, cherchant à descendre vers ma rosette, j’écartais largement mes cuisses afin que sa langue puisse attaquer mon anus. Ses doigts couraient sur mes jambes et sur mon ventre comme si une pieuvre déchaînée à me tenir prisonnier. Une certaine peur m’envahissait, elle était cependant contenue par le désir, par la soif de sa bite, par la force de cette odieuse caresse que j’allais recevoir après 25 ans de branlettes souvent solitaires.

Mon amant me fit mettre sur le ventre, (c’est d’ailleurs la position qu’il préfère) m’enduisit la raie d’un lubrifiant parfumé et introduisit son gland avec une infinie douceur. J’ai crié, mais le plaisir était plus fort que la douleur. Je réclamais sa bite toute entière. J’aurai voulu que ses couilles et son corps tout entier pénètrent dans mes entrailles. J’aurai voulu que son nœud soit encore plus gros que la trompe d’un éléphant. Je lui demandais de me mordre, de me griffer, d’inscrire dans ma chair cette date inoubliable.

À force de contorsions, nos bouches se rencontrèrent. Puis ayant compris mon désir, il me porta des coups de butoir d’une réelle violence. Son corps se crispa, il m’étouffait de ses bras puissants et comme un pantin désarticulé, il s’effondra sur mon corps. Le précieux liquide que j’aimais tant boire, giclait maintenant dans mon ventre pour la première fois.

Pierre, 41 ans.