Une histoire à découvrir
Body gays
Je suis un « gorille » comme on dit, un body-gard, un garde du corps si vous préférez. Je suis grand, très musclé, et j’ai une gueule assez menaçante quand je veux jouer les méchants, bref, je ne suis pas un mec que l’on cherche à bousculer. Cela ne correspond d’ailleurs pas vraiment à ma nature, puisque je suis d’un naturel assez calme et doux quand on me connaît un peu. Avant, j’effectuais des missions ponctuelles, depuis quelques mois, je suis attaché à un seul client. C’est un homme d'affaires international, d’origine hongroise qui a fait fortune aux USA. Il traite souvent avec les pays de l’est, il a besoin de mecs dans mon genre. Il a passé la soixantaine, c’est un fort bel homme, très bien conservé et très sportif. Il vient souvent faire son jogging avec nous et il tient bien la cadence. Nous, c’est moi et Jimmy, l’autre garde du corps. Comme notre patron, il est gay. Voilà pourquoi le boss a droit à une protection très très rapprochée. Nous ne dormons pas devant son lit, mais dans son lit, surtout lorsque nous sommes en déplacement dans les palaces internationaux. Il réserve une suite avec chambre attenante, pour qu’on ne se doute de rien, et nous faisons semblant de froisser les draps, en réalité, c’est avec lui que nous passons nos nuits.
Ce mec est une bête de sexe. C’est bien simple, il a toujours envie, et nous ne sommes pas trop de deux pour le satisfaire. Ça commence dès le matin. Il aime se sentir réveillé par la caresse d’une bouche, alors soit moi, soit Jimmy, passe sous le drap et taille une petite turlutte matinale au boss qui se réveille avec la trique. Celui qui n’est pas en train de pomper se fait pomper, mon patron, sensuel jusqu’au bout des ongles, aime autant donner du plaisir qu’en recevoir. Pour ne pas gâcher les sensations, on pratique sans préservatif, avec l’obligation de se faire tester tous les mois. De son côté, il nous a juré de ne piner personne d’autres sans protection. Comme ça on s’éclate vraiment tous les trois. Après la baise qui précède le petit déjeuner, il invite souvent l’un de nous sous la douche. Son truc c'est de se faire savonner te dos tout en recevant un coup de bite dans le cul. Parfois c’est le contraire, c’est plus rare. Il est très jouisseur, il prend son pied plusieurs fois avant de glisser son corps couvert de poils grisonnants dans un luxueux peignoir.
Ensuite, nous partons généralement en rendez vous dans la grande limousine qu’il loue pour l’occasion. Jimmy ou moi fait le chauffeur, l’autre reste à l’arrière... et pompe le boss pendant qu’il téléphone ou lit ses dossiers. Je ne sais pas comment il fait, mais il garde la tête absolument froide, même pendant la plus chaude des pipes. Et puis soudain, sans prévenir, il se laisse aller et envoie la sauce. Parfois il nous demande de l’avaler. Parfois il préfère nous gicler sur le visage. Quand il donne des ordres d’un ton un peu sec, j’ai l’impression d’être plus une pute qu’un garde du corps, si vous voulez tout savoir, ça me plaît assez d’être le tapin de monsieur.
Il le sait, et il lui arrive d’utiliser nos charmes dans ses affaires, lorsque nous tombons sur d’autres hommes d’affaires portés sur les mecs. Ils sont assez nombreux dans ce cas d’ailleurs. La plupart sont mariés, et sans doute plutôt hétéros, mais comme ils sont très riches et qu’ils se sont déjà tapés les plus belles femelles de la terre, ils aiment bien varier en essayant de beaux mâles. J’aime bien quand on m’envoie dans la chambre d’un autre homme. Jimmy moins. Il n’est sans doute pas aussi vicieux que moi, et je l’ai entendu protester plusieurs fois auprès du patron. Je suis bien plus docile que lui, et j’aime recevoir des ordres d’un homme autoritaire. Le boss, qui est remarquablement psychologue, s’en est vite aperçu, et comme il utilise les failles de chaque être humain, il me pousse de plus en plus loin dans cette voie. L’autre fois, il m’a attaché avec des lanières en cuir avant de se servir de ma bouche pour la baiser. Dans la position où j’étais, mains attachées dans le dos, tête au dessus du vide, je ne pouvais pas le sucer. C’est lui qui limait mes lèvres. Il l’a fait de plus en plus fort, de plus en plus vite, et il s’est retiré au moment de jouir, pour m’envoyer sa grosse giclée sur le visage. Puis il a tapoté le bout de son gland sur mon menton, pour faire couler les dernières gouttes, et il a appelé Jimmy pour qu’il me libère. Quand mon collègue m’a trouvé dans cet état, attaché, le visage luisant, j’ai eu honte. Mais cette honte m’a procuré du plaisir. Pour moi c’était une découverte. Mon boss le savait déjà, avant moi, car il me connaît mieux que je ne me connais moi même.
Je ne suis pas amoureux de lui. Je suis surtout fasciné. Ce mec a une puissance mentale au moins égale à sa puissance sexuelle. J’ai pourtant fréquenté beaucoup de «grands» de ce monde depuis que je suis garde du corps, jamais des hommes de cette envergure. Il est exceptionnel dans tous les sens du terme. Parfois, j’aimerais qu’il vire Jimmy, pour me retrouver seul à son service. Cela me donnerait un peu l’impression de vivre en couple, donc de me sentir plus complice. Hélas, ce n’est pas prêt d’arriver. Au contraire, mon patron m’a demandé si je connaissais d’autres gardes gays, pour en embaucher un troisième. J’ai menti en répondant que non, je connais deux autres mâles dans mon genre, je n’ai pas envie de les voir débarquer. Il n’y aurait plus d’intimité entre nous, et ça gâcherait mon plaisir. C’est difficile à expliquer, j’aime vraiment la situation que je vis en ce moment. Pas pour le boulot, qui est toujours le même, mais pour le sexe, et surtout pour le plaisir cérébral que je prends à côtoyer cet homme.
Johan, 34 ans, garde du corps.