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Une histoire à découvrir

Bon beur

La nuit est tombée. Le quartier chaud de ma ville s’anime. C’est ainsi chaque soir. Les lumières artificielles remplacent celle du soleil. Je marche tranquillement dans les rues, en quête de plaisir... Mes yeux se remplissent d’images agréables. Les mecs sont beaux, sexys, bandants. Au détour d’une ruelle, je croise un jeune beur. Il a une casquette sur la tête, un sweat-shirt, un pantalon de survêtement et une paire de baskets non lacées. Nous nous croisons donc et j’hésite à me retourner.

C’est plus fort que moi, je tourne la tête pour le mater. Le beur, au look super branché, ralentit légèrement son allure et s’arrête même. J’ai comme un frisson. J'ai l'impression qu'il s'est aperçu de mon intérêt pour lui. Il se retourne à son tour et je lui souris. Il a l'air surpris. Pas fâché. Étonné. Il n’est sûrement pas gay. Je me dis que rien ne se passera avec lui et que j’ai même de la chance qu’il ne me traite pas de pédale. Je reprends ma route et j’arrive devant la porte de mon immeuble. Je compose le code et je m’apprête à entrer. C’est alors que je reste pétrifié. Il est là! Il me mate sur le trottoir d'en face. Putain, il m’a suivi! Je le fixe. Il hoche la tête. Il semble vouloir dire "Tu m'intéresses!"

Qu’est-ce que je dois faire? Je suis un peu paumé. Si je l’ignore, je me connais, je vais le regretter ferme. Si je l’aborde, je vais peut-être tomber dans un piège... Il en veut peut-être à mon pognon. Le laisser entrer chez moi, c’est drôlement risqué... Je traverse la rue et me retrouve à ses cotés.

— Salut! T’es du coin ou tu te ballades?

Il marmonne quelques syllabes dont je ne comprends rien. Je comprends alors qu’il semble désorienté, perdu. Son trouble est évident. Il n’a jamais fait le genre de truc que je vais lui proposer de faire. Mais ça le tente! Il veut savoir!

— Tu veux passer un moment avec moi?

Il ne répond pas mais il ne s’enfuit pas non plus. Il n’est pas du genre violent et ça me rassure.

— Je ne peux pas te faire monter chez moi. Je ne vis pas seul! (Pieux mensonge) Tu veux faire un tour?

Il me suit sans dire un mot. Je l'observe du coin de l’oeil. Il me branche vraiment fort. Les traits du visage sont à la fois virils et adolescents. Il me suit.

Dans une ruelle noire et déserte, il se colle contre moi et m’embrasse. J’apprécie la douceur de ses lèvres et la chaleur de son corps musclé. Ce garçon doit faire du sport. Ma main se pose sur son épaule tandis que nos bouches se cherchent et se trouvent. Il bande. Moi aussi. Ma main retombe. Elle se pose ensuite sur la cuisse du beur, remonte jusqu'à atteindre son entrejambe. Mes doigts agiles effleurent la bosse et la palpent doucement. Ses yeux encouragent mon geste effronté. C’est ce qu’il veut. La pression de ma main se fait plus forte et je sens maintenant un membre tendu et plein de désir. À travers le tissu, je capte une douce chaleur, une preuve de puissance...

— Tu aimes?

— Oui.

Les mots sont rares mais les regards éloquents. Ils me disent: oui, j’aime ça. Ta main me fait du bien. Vas-y sans crainte, je suis un petit vicieux... J’en veux plus! Où? Quand? Comment?

Je m'enhardis un peu plus. Ma main s’aventure sous l'élastique du survêtement. Je sens sa toison pubienne très douce et aussi la base de sa queue. L’engin doit être énorme si j’en juge par la base large et massive. Je glisse plus loin et saisis la hampe ferme. Je la masturbe doucement.

— Tu ne connais pas un endroit?

Ma question reste sans réponse et j’ai juste droit à un sourire. Moi aussi, je suis un petit vicieux et j’en veux plus. Je saisis sa main et la pose sur la braguette de mes jeans. Je bande légèrement et je compte sur son aide pour me faire bander à fond. Il s'applique à passer et repasser sa main sur la bosse.

— Tu peux ouvrir, tu sais?

Il sourit encore.

— Tu as déjà vu des grosses bites d'hommes?

Il ne répond toujours pas. Je commence à croire qu’il ne comprend ni ne parle pas un mot de français. De plus, il n’est certainement pas habitué à ce genre d'expérience. Il réalise sûrement un fantasme... Nos bites sont sorties. Nous nous masturbons mutuellement. Mon sexe gonfle bien. Il dépasse la taille du sien déjà imposant. Il semble satisfait d’être tombé sur moi et ma grosse bite.

— J’aimerais que tu me suces! me dit-il d’une voix blanche.

Merde! Il parle! Et il dit des choses très... excitantes. Je m’exécute avec conviction, volupté et douceur.

— Bordel! C’est comme je l’avais imaginé. Y’a qu’un mec pour sucer aussi bien...

Il parle et ne s’arrête plus. Il commente mon pompage, me caresse les cheveux et gémit doucement. Je pourrais gicler rien qu’à l’écouter. Il me tire vers le haut, me regarde droit dans les yeux. Je le trouve superbe. Mes lèvres frôlent les siennes. Les beurs détestent embrasser d’habitude et je risque de me prendre une baffe. Non, il se laisse faire. Je prends son visage entre mes mains et je lui baise le nez, les yeux. Je passe mes lèvres sur ses joues, je frôle à nouveau ses lèvres. Je sens sa bouche s'entrouvrir pour accueillir ma langue fouineuse et inquisitrice. Mes lèvres brûlantes pressent les siennes et ma langue pénètre bouche sensuelle en profondeur. La caverne est douce, chaude, humide. Sa langue finit par répondre à la mienne. Elles joutent. Mon bon beur me mordille les lèvres.

— Es-tu réel? me demande-t-il.

— Et toi?

Nous sourions. Je me baisse une nouvelle fois pour prendre dans ma bouche son beau sexe raide et droit. Je me délecte de son gland bien rond. Il gémit un peu plus fort. Chaque plainte répond à un de mes coups de langue. Il est appuyé contre une porte cochère et se met à se dandiner comme quelqu’un qui a envie de pisser. Il apprécie. C’est clair. Ses deux mains pressent sur mon crâne, m’encourageant à bien l’avaler. Je serre ses jambes, je m’y accroche. Mes travaux d’approche doivent se poursuivre mais, dans cet endroit, nous ne pourrons pas aller très loin. Mes mains s'aventurent entre ses cuisses. Ses fesses sont musclées et bien dures. Le genre de cul qui me fait fantasmer.

— Continue! me dit-il.

Un doigt que j'ai bien humidifié avec ma langue atteint la raie duveteuse et s’y aventure. Il touche maintenant son petit trou qui semble bien serré. Je ne vais pas plus loin. J’ai peur de sa réaction. Il m’a pourtant intimé de continuer. Mon nez se perd dans sa toison et respire l’odeur de son bas-ventre. Il a pris une douche il y a moins d’une heure. J’en capte le parfum de thé vert. Je crois rêver.

Sa queue se gonfle de plus en plus. Il aime. Il adore. Je la prends à nouveau en bouche et je m'active. Il accélère le mouvement en saisissant ma tête et en l’agitant. Je me laisse porter par sa cadence. Il mène la danse. Si j’avais pu savoir... Je n’aurais pas menti à propos de «chez moi» et nous serions nus, tous les deux, dans mon grand lit. J’ai du mal à me reconnaître. Moi d’habitude très directif, actif et autoritaire, je suis là, à ses pieds, et j’assume mon état. J’accepte d'être tout à lui.

— Tu suces divinement bien!

Mes yeux cherchent les siens. Il se cambre, se tend et un jet de sperme pénètre dans ma bouche. Je garde son mandrin sur ma langue puis je crache le jus épais. Là, je sens qu’il va se rebraguetter et me laisser comme un con qui n’a pas joui. Et bien, j’ai tout faux!

— À moi maintenant de bien te sucer! C’est ma première fois... alors ne sois pas trop dur...

— Pour une première fois, tu vas te régaler, fais-moi ce que je t'ai fait et tout sera parfait!

Il est déjà à genoux, prend ma bite dans sa main et commence à la caresser. Il me sourit. Je réponds à son sourire. Je pose ma main sur sa nuque. Je retrouve mon rôle de dominant mais je sais que je ne dois pas en abuser. Inutile de l’effrayer. Je me rends compte de ma chance. Je vais guider un jeune mec pour la première fois vers mon sexe tendu et assister aux premiers attouchements entre ses lèvres et un gland.

— Dirige-moi! susurre-t-il.

— Lèche doucement. Sers-toi de ta langue, du bout de ta langue...

C’est un excellent élève. Il obéit et enfonce la totalité de mon engin dans sa bouche veloutée. Je bande à fond et commence à limer sa cavité accueillante.

— Fais-moi ta gorge profonde!

C’est sorti de ma bouche sans que je m’en rende compte. Il s’active avec la même conviction que moi tout à l’heure. Quel bon beur! Il suce bien le gamin et je l’encourage.

— Tu fais ça bien, tu es vraiment doué!

— Merchi! répond-il sans lâcher mon sexe raide.

— Tu aimes?

— Ch’adore!

Sa réponse provoque chez moi une excitation sans limite qui accélère le processus. Mon jus arrive.

— Tu veux goûter à mon sperme?

—...

Il ne sait pas trop si il doit. Toutes ces rumeurs à propos du sida. Il est prudent. Ce n’est que mieux ainsi.

— Tu sais, je peux juste lâcher mon foutre sur tes joues et ton menton. T’inquiète, j’ai des kleenex!

Il agite la tête en signe d’acceptation. Le voilà rassuré. Il éjecte doucement ma queue de sa bouche pour recevoir mon jus chaud sur le bas du visage. C’est très excitant. Il me regarde avec des yeux de chien apeuré, entre satisfaction et angoisse.

— Tu es un brave gars et tu m'as donné bien du plaisir!

Deux minutes et nous sommes nettoyés, rhabillés et prêts à quitter la ruelle.

— Je ne veux pas te brusquer mais...

— Oui, je veux bien te revoir... mais plus ici!

Ça, c’est une autre histoire...

Dernier courriel connu de l'auteur : dirtygayhairy@hotmail.com