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Une histoire à découvrir

Boxxman

J’ai toujours cherché les endroits où on peut draguer et baiser sur place. À Paris, il y en a un certain nombre et je les fréquente régulièrement. L’un d’entre eux est le sex-shop gay Boxxman. C’est un endroit que j’aime parce que la clientèle est variée. Les distributeurs de capotes et de gel en font un endroit safe... et ces endroits se font rares!

C'était un dimanche après-midi et je ne savais quoi faire de mon début d’après-midi. J’avais les couilles pleines et une folle envie de me les vider. J’ai donc décidé de faire le long trajet de métro qui m'emmenait aux Halles.

En poussant la porte vitrée, j’ai senti une grande bouffée d’excitation m’envahir. J’ai passé un petit moment dans la boutique, à regarder les étagères bourrées de dvd et d’accessoires pour le sexe: cockrings, colliers, sous-vêtements, godes...

Le gérant de magasin m’avait salué sans effervescence mais avec un petit sourire sympa. Il me laissa regarder sans me harceler. Je trouvais ça agréable. Après dix minutes de mise en bouche, j’ai demandé un ticket pour la salle de projection et je suis descendu au sous-sol.

En descendant cet escalier très étroit et très sombre, je suis toujours très excité. Le sous-sol est aménagé en cabines avec un siège et une télévision à l'intérieur. Certaines cabines sont percées de glory-holes et il est possible d’y réaliser un certain nombre de fantasmes.

Comme à chacune de mes visites, il n’y avait que des hommes qui circulaient dans les allées... Le contraire aurait été surprenant.

J'allais de cabines en cabines, me faufilant entre les autres mecs en quête de sensations fortes. Dans ce genre d’endroit, on fait cinquante fois le même chemin, les mêmes gestes... avant de trouver chaussure à son pied. Je regardais dans chaque cabine pour profiter un peu des films gays qui passaient. Certains étaient très chouettes, d’autres assez vieux et dépassés.

Dans le fond du couloir principal, il y avait du monde. Une concentration d’une dizaine de personnes me fit comprendre qu’il devait se passer quelque chose d’intéressant.

Dans la dernière cabine, un mec de 18 ans se faisait baiser par un type qui aurait pu être son père. Ils avaient laissé la cabine ouverte pour qu’on puisse les admirer en pleine action. Tout le monde se jaugeait tout en se branlant vigoureusement. Certains s’intéressèrent à moi. Je semblais être le plus jeune des mateurs et la chair fraîche devait être une denrée rare.

À l’extérieur des cabines, il n’y avait que des regards. Personne ne se touchait. Jusque là, ça me convenait tout à fait. Aucun des mecs ne m’excitait assez pour que j’aie envie d’aller plus loin. Je restais donc devant les cabines en alternant visionnage du film et échanges de regards. Ma main caressait mon sexe à travers mes jeans serrés.

Au bout d’un long moment, j’ai repris ma course à travers les couloirs. J’ai vite remarqué un bel homme d'une trentaine d'année qui regardait le style de film qui m’excite. Nous avons échangé un regard appuyé. Il semblait beaucoup plus timide que moi. Nous nous caressions doucement tout nous détaillant. Il était très séduisant. Il devait être très bien monté. J’ai pris l'initiative de me diriger vers une cabine vide et j’ai regardé le film qui y passait. C’était un film cuir récent avec de beaux mâles très entreprenants. Il s’est approché et a regardé à l’intérieur de ma cabine.

Comme il ne disait ni ne faisait rien, j’ai encore pris une nouvelle initiative:

— Tu veux qu'on s'enferme et qu'on le regarde ensemble?

— Pourquoi pas! a-t-il répondu presque en rougissant.

Dès que le verrou a bloqué la porte, il s’est pourtant réveillé. Il m’a embrassé tout en me pelotant la braguette puis les fesses.

— Qu’est-ce que tu aimes? lui ai-je demandé.

— J’aimerais te baiser... Ton cul m’excite!

— Si c’est SSR, il est à toi!

— OK.

Cinq minutes plus tard, j’avais sa grosse matraque au fond de mon petit cul serré. Il était effectivement bien monté et savait se servir de son outil. Tout en me tringlant virilement, il caressait mon ventre et mes seins. Il a vite compris que mes tétons étaient hypersensibles et ne s’est pas privé de les travailler.

Dans la cabine voisine, il y avait un voyeur qui nous observait par le large trou qui perçait la paroi. Il n’a jamais essayé de nous toucher. Mater lui suffisait! Moi, ça me rendait fou d’excitation... Mon enculeur, lui, faisait comme si de rien n’était. Je le devinais «bi» et nouveau comme baiseur de mecs. Il ne devait pas être un accro de l’exhib comme moi.

J’ai constaté qu’il était endurant car il m’a limé une grosse trentaine de minutes. L’endroit exigu ne permettant pas de varier les positions, j’ai dû me satisfaire de ce type d’enculade où on subit sans voir son partenaire. Sa bite coulissait bien et me donnait beaucoup de plaisir. J’ai entendu un changement au niveau de sa respiration. Il s’est cambré et a joui dans mon cul... enfin dans la capote. Celle-ci était d’ailleurs bien remplie...

— Tu viens souvent ici? ai-je demandé.

— C’est ma première fois.

— Ne me dis pas que...

— Si. Tu es mon premier mec. Je suis marié et j’ai toujours refoulé mes tendances homos... En fait, je n’avais pas envie d’accepter ma bisexualité.

— Et qu’est-ce qui t’a subitement fait changer d’avis?

— Une dispute avec ma femme...

— J’espère que tu te disputeras encore un peu avec elle... comme ça, on pourra se revoir!

Il a souri et il est parti.

Je ne l’ai jamais revu.

Dernier courriel connu de l'auteur : dirtygayhairy@hotmail.com