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Une histoire à découvrir

Branlettes sous la douche

Je suis un jeune mec de presque dix-huit ans, et c’est assez récemment que j’ai découvert mon attirance pour les garçons. Je ne sais pas si je serai, dans l’avenir, un vrai homosexuel, car je n’ai pas fait une croix définitive sur les filles, mais en tout cas, pour le moment, ce sont les garçons qui me branchent Les corps des mecs me rendent fou.

Cette attirance m’a sauté aux yeux, dernièrement, après un match de foot. Je suis dans une école technique où je prépare un BT de menuiserie. Toutes les semaines, nous avons entraînement. Après le match, on se retrouve tous dans les vestiaires du stade pour se rafraîchir et se rhabiller. On se balade tous à poil les uns devant les autres, et il y en a même qui font des réflexions du genre : « Arrose ta quéquette, ça la fera grandir » ou « Le premier qui bande se prend la mienne dans le cul. » Des trucs délicats, quoi ! Il paraît que ça fait viril... Moi, je ne me mêle pas aux gaudrioles des autres. Je les laisse ricaner dans leur coin, et je me contente de les humer. Ils peuvent bien être cons, dire toutes les débilités qui leur passent par la tête, je m’en fous. Ce que j’aime en eux, c’est leur odeur d’homme. Ce terrible et adorable parfum qui sort de leurs fringues en sueur, comme si, pendant l’effort, chacun de leur pore avait éjaculé et que leur corps entier soit enduit de foutre. Pour moi, sueur et sperme se confondent : c’est le jus du plaisir et de l’effort, la virilité qui s’écoule et dont les émanations me font perdre la tête. Eh oui !

En général, je me fais tout petit dans mon coin et je me contente de me remplir les narines et les yeux de ces corps dénudés qui m’entourent. Personne ne s’occupe de moi, et moi, je me régale en silence. Après, je me rends discrètement aux toilettes, et je me masturbe en pensant à tel ou tel qui m’a particulièrement branché. Quelquefois, je pique un tee-shirt ou un short qui traîne, je l’emporte avec moi dans les WC et je le respire en me tripotant la queue , ou je me branle dedans. Ce tissu poisseux qui sent fort me rend fou de désir. Je frotte comme un dingue, je fais aller et venir mes doigts sur ma bite qui bande de plus en plus fort, et je finis par exploser dans des images de muscles luisants de sueur et de bosses dans des pantalons moulants. Bien entendu, personne, dans les mecs qui jouent avec moi, ne se doute que je suis un pédé. Heureusement ! Les mecs sont tellement cons, je n’ai pas envie de devenir leur tête de Turc !

Une seule fois, j’ai été un peu plus loin. C’était il y a presque un an. J’étais sous la douche, et à côté de moi, il y avait un mec que je ne connaissais pas : il faisait partie d’une autre section, et je n’avais jamais eu l’occasion de le voir. Il était très bien foutu : musclé, un corps mat (il devait avoir du sang Beur dans les veines), le poil très noir. Déjà vachement velu malgré son jeune âge, il se lavait sans faire attention à moi. Je voyais ses mains pleines de savon qui passaient et repassaient le long de son torse, au milieu des poils, puis ses abdos qui se dessinaient nettement au-dessus de son ventre. Puis il est descendu vers le pubis, et je me suis mis à bander. Je regardais fixement ses mains, et j’avais l’impression de les sentir sur mon corps à moi. J’avais envie qu’il descende, plus bas, encore plus bas, vers ma queue qui fourmillait d’envie d’être touchée. Je me projetais complètement. Il a dû remarquer mon expression un peu stupide, car il a eu une sorte de sourire et, sans lever les yeux, il a passé ses deux mains autour de son bas-ventre, lentement, très lentement, avec beaucoup de sensualité. Je n’en pouvais plus. Nous étions tous les deux seuls sous la douche, les autres étant déjà partis.

Il a touché sa queue et je l’ai imité. Doucement, il a refermé sa main sur sa grosse bite et a commencé à la frotter. Je l’ai vue se raidir par à-coups, devenir lourde, puissante, imposante. La mienne battait d’envie, tendue, n’attendant que de se vider dans une main accueillante... Comme lui, je l’ai prise et j’ai commencé à la branler. Il avait un énorme gland rouge vif, qu’il a décalotté jusqu’au bout. On voyait le petit trou qui se dilatait sous la caresse. Envie d'y mettre la langue, de goûter la liqueur que je voyais suinter par son méat. Ses mains allaient et venaient, de haut en bas, et les miennes faisaient pareil sur ma propie bite. Le plaisir montait, m’envahissait le bas-ventre. Le mec a levé la tête et m’a regardé. Il avait une expression mauvaise de type envahi par le plaisir. Nos yeux ne se sont plus lâchés pendant que nous nous bricolions l’un devant l’autre. Nos mouvements devenaient de plus en plus rapides, de plus en plus précis. Les sensations montaient, s’intensifiaient, devenaient presque insupportables. Il donnait des coups de reins pour accompagner le mouvement. Et tout à coup, il a serré les mâchoires et ses paupières se sont fermées. Avec une espèce de grognement sourd, il s’est projeté vers l’avant. Sa main a serré le gland boursouflé, et un jet blanc s’en est échappé, éclaboussant mes pieds, puis se diluant dans l’eau de la douche. À cet instant, je suis parti aussi, et les dernières gouttes de mon sperme se sont mélangées aux siennes. J’ai crié "Aaahh" sous l’effet de l’orgasme, et j’ai cru que mes jambes allaient flageoler sous moi. Le mec m’a souri, a repris son savonnage, et a achevé sa douche comme si rien ne s’était passé.

Quant à moi, l’envie de lui au ventre, je n’ai pas osé lui parler. Nous sommes partis chacun vers notre vestiaire, et nous ne sous sommes jamais revus. Enfin, ce n'est pas tout à fait exact : nous nous sommes croisés une fois ou l’autre dans les couloirs du bahut, mais nous étions de parfaits étrangers l’un pour l'autre. Nous ne nous sommes jamais adressés la parole, et il n’y a jamais eu d’allusion à ce plaisir que nous avions partagé, non en faisant l’amour mais par les yeux, en se regardant l’un l’autre jouir...

À part cette petite histoire pas bien originale, il ne m’est jamais rien arrivé avec un mec. J’espère cependant un jour pouvoir concrétiser avec un mâle bien viril et bien odorant tous les fantasmes que me provoquent les vestiaires du stade. Je rêve d’un beau mec en sueur, fatigué, le corps gluant de fatigue, qui me serre dans ses bras et déverse tout l’épuisement de son effort dans un long baiser sur mes lèvres. Je masserais doucement sa peau acidifiée par la transpiration, ses muscles endoloris ; je lécherais ses aisselles musquées, ses pectoraux, son ventre durci par la fatigue. Puis je baisserais son petit slip trempé, et une queue magnifique, bandante et offerte s’en échapperait. Je la lécherais pour me régaler de son goût très fort, puis je la sucerais. Il fermerait les yeux, maintiendrait ma tête pressée contre son pubis. Et je le pomperais jusqu’à ce qu’il jute dans ma gorge toute sa sève épaisse et crémeuse. Je reniflerais ses couilles pleines de sueur, et ce serait pour moi le plus beau jour de ma vie.

J'espère un jour connaître le magnifique bonheur d’aimer un homme et d’être aimé par lui, et ce jour-là, je vous écrirai pour vous raconter.

Jean-Marie, 17 ans et demi.