Une histoire à découvrir
Bruit et odeur
J'aime la nuit, même l'hiver, même quand il pleut. Parce que, dans ce cas, ceux qui sont là, et je ne parle pas des planqués dans leur voiture, mais de ceux qui sont à pied, ils en veulent. Ils se foutent du froid, de la pluie. Ils ont le feu à la braguette ! Et ça, ça démontre en plus une certaine force de caractère.
La nuit, il n'y a plus personne, peu de bruit. Il n’y a que des ombres qui glissent en silence, mais si l'on est attentif et pas trop sourdingue, on peut entendre, derrière un pan de mur ou un fourré, des halètements, des gémissements, de mecs qui se font du bien, qui se pompent, qui s'enculent. Rien de tel pour bander encore plus dur, pour décupler l'envie de baiser.
Ceux qui font monter la pression, même si beaucoup ne les aiment pas, ce sont les voyeurs professionnels, et qui, quand ils se sentent en confiance, deviennent alors des exhibs qui n'hésitent pas à déployer hors des braguettes gonflées, leurs centimètres de queue bien raide et gonflées de jus. Pour certains, ça leur suffit, ils giclent leur sauce au plus près du couple ou du trio qui se donne du bon temps, et la purée file comme un feu d'artifice discret dans la pénombre. Et ça sent, comme une odeur de noisettes fraîches... Ça sent l'homme.
La nuit, tout ou presque est permis, voir, s'exhiber, baiser, se faire baiser, juter autant qu'on veut, partouzer au clair de lune, avec des grappes de gars cherchant à tâter de la couille, à caresser de la peau virile, à s'en emboucher une bonne bien épaisse...
André, 55 ans.