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Une histoire à découvrir

Brèves rencontres et longues enculades

Il existe, au bord de la Loire, un lieu fréquenté par les homosexuels de N... Sur la rive encore très sauvage, un chemin court dans les verdiaux, entre des roseaux, des broussailles et d'innombrables petits nids où l'on est à l'abri des regards.

En tant que visiteur médical, je me déplace de ville en ville, non sans avoir consulté sur le net les lieux de rendez-vous homos, car une fois mon travail fini, m'enfermer dans mon Formule Un serait une triste fin de journée. En cette soirée de septembre, la température était douce et je décidai d'aller faire un tour sur le site préconisé. Le crépuscule tombait déjà bien qu'il ne fût que 19h30, dans 30 minutes il ferait nuit.

Je garai ma petite Clio sur un parking de pleine terre et partis à la découverte. La Loire se dessinait, miroitante, avec ses îlots sombres au milieu et ses tourbillons d'écume blanchis par la vive clarté de la lune. Sur le sentier GR de la rive, des hommes marchaient lentement, ombres en quête d'autres ombres. On voyait à peine les visages, mais les silhouettes se découpant dans la demi-obscurité donnaient une idée de leur corps. J'ai un faible pour les hommes minces, un ventre plat me fait bander.

J'en repérai un devant moi et je me mis à le suivre. Lui aussi était aux aguets et, tournant la tête en arrière plusieurs fois pour s'assurer que j'étais toujours là, il prit un sentier mal frayé qui conduisait à un îlot qu'une étroite bande de sable rendait accessible à pied sec. Des broussailles y formaient un nid et c'est là que je le rejoignis.

Je ne m'étais pas trompé sur son compte. Le garçon avait la minceur que promettait sa silhouette et son blouson en jean, ouvert, qu'il portait à même la peau, laissait voir un torse nerveux et déprimé à la ceinture, ce qui me fit bander illico. Il alluma une cigarette, ce qui éclaira son visage. Il avait des cheveux mi-longs, des traits jeunes bien qu'assez marqués, et pouvait avoir 35 ans. J'en avais 42 alors et par ma pratique du jogging et d'une musculation douce, je n'avais pas un poil de graisse. Je lui mis la main au paquet. Son sexe n'était pas encore dur et je déboutonnai sa braguette, fis glisser son jean sur ses cuisses et m'abouchai à son engin.

Sa queue frémit entre mes lèvres et commença son ascension. Je le suçai quelques minutes, lui en train de fumer sa clope et moi masturbant ma grosse bite. Aucun mot ne fut échangé et quand il jeta son mégot, il se retira de ma bouche et présenta son trou du cul en me tendant une capote et un carré de lubrifiant. Sa rondelle s'ouvrit tranquillement lorsque j'introduisis mon chibre et il se pencha en avant, se tenant des mains à une branche. Je le limai un bon quart d'heure avant de sentir se resserrer son cul et d'entendre un gémissement continu, prélude à une jouissance imminente. Je ne me trompais pas sur ce point. Le mec se raidit et juta en répétant "Putain, putain, putain, putain", puis il s'essuya d'un kleenex et ralluma une cigarette.

— Désolé de ne pas t'avoir attendu, mais j'étais trop excité. T'es pas d'ici, je t'ai jamais vu.

— Non, j'habite la région parisienne. J'ai vu le site sur internet. Y a pas grand monde, c'est toujours comme ça ?

— Ils vont arriver dans une heure et ça va durer toute la nuit. Y a plein de mecs qui aiment les actifs, tu vas pouvoir prendre ton pied. Le maire va pas tarder non plus, il adore de faire enculer et c'est un suceur de première.

— Comment il est ?

— Petit, trapu, avec une petite moustache. Il se fait loper carrément et met des culottes en dentelles.

— Il a quel âge ?

— Dans les 50. Il n'empêche que c'est un bon maire, mais voilà, c'est un gros pédé qui se fait péter la rondelle.

— Il a fait son coming out ?

— Non, mais il aurait dû le faire vu que tout le monde est au courant. Bon, mec, je me casse, bonne bourre à toi.

La nuit était noire maintenant. Je retournai sur le chemin où les ombres avaient décuplé. Des cigarettes rougeoyaient quand les mecs tiraient une bouffée et leur visage s'éclairait. Il y avait pas mal de jeunes, car on était vendredi soir et la perspective du weekend promettait une grasse matinée après une bonne nuit de baise. L'un d'eux s'intéressa à moi et m'entraîna dans des roseaux. Un espace y avait été ménagé par le piétinement de tous ceux qui y venaient pour se cacher. Des kleenex et des préservatifs jonchaient le sol un peu humide, il faudrait donc tout faire debout pour éviter la boue aux genoux.

Le jeune ne portait, à part un tee-shirt délavé, qu'un bermuda hors de saison, facile à baisser aux chevilles et c'est ce qu'il fit aussitôt. Il avait une assez belle bite et il se mit à se branler pendant que je défaisais ma ceinture et déboutonnais ma chemise. J'étais en costume cravate et cela m'allait plutôt bien même si ce n'était guère pratique. Mon thorax est mince et poilu et quand j'eus baissé mon calbut, mon sexe apparut bien dressé au milieu de mes hanches étroites. Le jeune s'accroupit devant moi et enfourna ma grosse tige. Il suçait vachement bien, le mec, et pour que je le pistonne plus à fond, il mit ma main derrière sa nuque et m'invita à lui bourrer sa jolie petite gueule de pute.

Car il était craquant, ce jeunot. La lumière de ma lampe-dynamo, inséparable de mes nuits, me faisait voir ses traits virils encore marqués d'adolescence. Il avait 19 ou 20 ans, un type méditerranéen, espagnol, peut-être italien. Sa peau mate paraissait blanche à la lumière crue de la lampe et ses lèvres pleines et sensuelles avaient la fraîcheur d'un beau fruit. Entre ses cuisses nues écartées, sa pine, légèrement arquée vers le bas, se chatouillait à un roseau au rythme de la fellation. Je me penchai par-dessus son dos et entrai un doigt dans son cul.

Il lâcha aussitôt ma bite et m'interrogea du regard. Je répondis d'un signe de tête et il se mit en position. Je m'abouchai à son anus afin d'y introduire ma langue et je le bouffai longuement, fouillant chaque pli de sa rosette pour arriver là où se cache le moelleux et la tiédeur de la muqueuse. La sienne, particulièrement douce, invitait à aller plus loin. Il poussa et son trou s'ouvrit. Ma langue y entra tout entière, ce qui ne m'était jamais arrivé. En même temps je me branlais et devenais de plus en plus gros, car le rimming provoque chez moi un afflux de sang dans la verge et il m'est arrivé de jouir rien qu'en bouffant le cul d'un mec.

Il était temps que je m'arrête, car je sentais mon jus grimper. Je posai mon gland sur le trou et serrai ma bite à la base pour stopper tout épanchement. Mon sperme reflua en arrière et je le sentis regonfler mes couilles. J'avais eu un orgasme sec, ce qui n'allait pas sans douleur, mais je pouvais recommencer la baise. Je poussai mon gland dans le trou et, millimètre par millimètre, j'entrai entièrement ma bite et je commençai à limer. On me dit excellent baiseur parce que je m'intéresse au plaisir de celui qui me donne son cul, ce que beaucoup d'actifs ne font pas. Je ne le fais pas par altruisme. En fait, je ne prends vraiment mon pied que quand mon partenaire exulte. Un cul qui jouit, c'est l'extase pour l'enculeur, je l'ai expérimenté cent fois.

J'ai baisé pendant trois quarts d'heure, me retenant dix fois de jouir, remettant plusieurs fois ma langue pour aller fouiller le rectum et faire une pause pour mon chibre. Le jeunot était endurant, ne se branlant jamais la bite et faisant confiance à son cul pour arriver jusqu'à l'orgasme. Il vint en même temps que le mien et je déchargeai violemment une énorme dose de sperme au fond de son trou cannibale.

La lumière de ma lampe-dynamo avait attiré d'autres hommes. Tous se masturbaient près de nous et giclaient à tort à travers, un véritable feu d'artifice où le sperme fusait en silence et s'écrasait sur les roseaux. C'est une sacrée addiction que d'être un pur homosexuel, on ne se lasse jamais de la bite, qu'on soit jeune ou octogénaire, contrairement aux hétéros qui ont le braquemart en berne à partir de 65 ans. Ici, je voyais des vieux pédés qui tâchaient de sortir leur jus de leur vieille quéquette rabougrie sans grand espoir d'y parvenir. Cependant, ils étaient bien là à baver, voyeurs, mais satisfaits quand même. Il n'y a pas de limite d'âge quand on a connu le plaisir de faire l'amour avec un homme.

Il ne me restait plus qu'à rentrer et j'allais reprendre ma Clio quand je vis un attroupement près du parking où je l'avais garée. En contrebas du chemin GR qui longe la rive de la Loire, sous la voûte d'arbres semi-aquatiques, une clairière au sol de sable était remplie d'ombres humaines faisant un cercle autour d'un homme complètement nu, à quatre pattes. Je me joignis aux spectateurs et à la clarté de la lune, je vis qu'il se faisait troncher tout en suçant une grosse bite. L'enculeur, après avoir joui, céda immédiatement sa place et un autre lui succéda. Il y avait toute une file de mecs, la queue bandée dans la main droite, attendant leur tour d'enculer. Je pris place pour participer, car j'avais de nouveau la gaule et il était à peine minuit.

— C'est qui ? demandai-je à un mec qui avait pris la file derrière moi.

— Le député-maire de N..., tu vas voir, une sacrée salope. Il adore se faire loper. Tu peux lui pisser en pleine gueule, il avale tout, mais son plat préféré c'est le sperme soit dans sa bouche soit dans son cul. Vas-y, c'est à toi, bourre-le bien.

Je n'eus aucun mal à entrer, le gros cul du parlementaire étant déjà gorgé de foutre. Ça faisait flic-floc dans son trou et ça lui coulait sur les cuisses. Face à moi, un jeune pédé lui faisait une irrumation, nom français du face-fucking, c'est-à-dire qu'il lui bourrait la gueule comme moi je lui bourrais les fesses. Je ne lui ajoutai pas ma dose, car j'avais un autre projet et laissai ma place au suivant.

Pendant que nous baisions le maire, ce jeune pédé et moi avions accroché nos regards. Aussitôt que je déculai, il se retira de la bouche du député-maire et il s'éloigna avec moi.

— Tu veux qu'on finisse dans mon lit ? J'ai une chambre au Formule Un. Comment tu t'appelles ?

— Moi c'est Lucas, et toi ?

— Ludovic, je suis de passage, je repars demain pour Ivry. Pas trop tôt, on pourra baiser et faire la grasse matinée. T'es partant ?

— OK, on y va. Je te suis, ma caisse est tout près.

Le Formule Un était à quelques minutes en voiture. À peine étions-nous entrés dans la chambre que nos bouches se dévoraient et que nous nous déloquions mutuellement. Lucas fut à poil le premier et je descendis sur sa queue encore vêtu de ma chemise. Elle me remplit aussitôt la bouche avec son gros gland turgescent et je le pompai furieusement. Mon cul fourmillait de désir, j'avais envie de cette grosse queue, car moi j'avais déjà donné. Je fis part de mon envie à Lucas.

— Ça tombe bien, j'aime plutôt enculer même si tu pourrais être mon père. Je crois que ça va m'exciter. Tu veux de face ou en levrette ?

— En levrette pour commencer, après tu me prendras de face et je jouirai contre ton ventre.

— Lève ton cul, putain, qu'il est beau !

— Il est bon aussi, tu vas voir.

Lucas me fourra sa grosse bite et commença à me limer. Étant plus actif que passif, mon entonnoir était étroit et le contact entre nos chairs d'autant plus jouissif qu'il n'y avait aucun vide. Lucas était long et charnu, je le sentais très loin en moi lorsqu'il s'enfonçait jusqu'aux couilles. Il me pina un bon moment et me retourna sur le dos. Sa bite quitta ma prostate et se dirigea vers le haut, tandis que ses lèvres gourmandes me rejoignaient pour un baiser. C'était bon de sentir mes deux trous investis et je lui avalai la langue en même temps que je m'ouvrais encore davantage. Un torrent m'envahit soudain et je larguai aussi ma sauce. Nous baisâmes jusqu'au matin, moi me donnant sans retenue, et lui m'abreuvant plusieurs fois de sa semence juvénile.

Je suis retourné à N... trois fois, mais je n'ai jamais retrouvé Lucas. Le GR n'est plus le sentier sauvage que j'avais connu autrefois. Il a été aménagé, les roseaux ont été coupés et il faut s'enfoncer plus loin pour baiser. Le maire, devenu sénateur, à aussi quitté la mairie. Son successeur est hétéro. Les temps changent, mais pas les homos. Le Net a dévoilé d'autres sites et là où mon travail me mène, je ne manquerai jamais d'amants.