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Une histoire à découvrir

C'est arrivé comme ça (3)

L'année scolaire suivante, Pierre est parti pour une année de stage aux States, Marc en était marri, il ne verrait son amour de frère que dans six mois, et pour deux semaines seulement. Il est tombé en dépression, et nous ne savions comment l'aider, il a redressé la barre après un mois, et quand je parle de barre, ce n'est pas qu'une image, il a commencé à draguer des copains de l'école, il s'en est fait quelques-uns, mais un jour, le garçon en question a mal réagi et a voulu en profiter. Stéphane, c'est de lui qu'il s'agissait, a commencé un chantage au coming-out forcé, autrement dit, il balancerait à toute l'école que Marc avait voulu le sucer et ne se tairait que moyennant un « dimanche financier » en sus de celui qu'il recevait de sa mère. Nous avons réuni un conseil de famille pour en parler, nos parents connaissaient un peu sa mère, et effectivement, c'était une femme assez limitée et particulièrement lourde en société. Par contre, de par ses moyens financiers, elle avait « ses œuvres », dont plusieurs activités de l'école, autrement dit, elle avait au niveau de la direction, une oreille attentive et un certain pouvoir. Inutile donc de s'attaquer directement à elle. Nous en étions là de nos réflexions quant André et papa se firent un gros clin d’œil.

— Les garçons, il y a peut-être une solution, mais nous n'osons pas vous la conseiller, vu le risque important.

— Dites toujours, au point où on en est, Marc ne risque pas grand-chose.

— Peut-être que ce garçon, Stéphane, est un homophobe comme beaucoup d'autres.

— Tu voudrais dire qu'il se pourrait que Stéphane soit ... aime ...

— Les garçons, oui, mais trop coincé par sa mère, et qu'il n'ose pas.

— Il faudrait en quelque sorte lui « ouvrir les yeux » ? Et si ça foire et qu'il en fait tout un plat ?

— Il est plus jeune que Marc, il a tout juste seize ans, s'il vient ici et que ça se passe mal, il y a suffisamment de « bons témoins », non ?

— Décidément, les papas, vous êtes encore plus tordus que nous, on sait de qui tenir.

— Ça vous dérange tant que ça ? A répondu André en rigolant.

On est allés les embrasser pour les remercier, et ensuite nous avons échafaudé nos plans. On était au mois de mai, et le soleil du Sud nous abreuvait de ses rayons ardents, de même qu'il avait amplement réchauffé l'eau de la piscine. Marc a donc invité Stéphane pour se mettre d'accord avec lui sur les modalités de son chantage, et le Stéph, con comme une baleine, a accepté avec le sourire. Il est arrivé le samedi vers 10 heures, conduit par sa mère, une pimbêche peinturlurée, avec des airs de Madame la Baronne de mes deux, on a dû se retenir pour ne pas pouffer. Même Stéphane était honteux de l'attitude extravagante de sa mère, surtout quand maman lui a proposé une tasse de café et que la mégère lui a rétorqué que la caféine nuisait à l'épanouissement de sa peau. Si le sol avait été du sable, Stéphane y aurait creusé un trou pour la tête. Quand elle fut partie, il est allé serrer les mains de nos parents, enfin, ce sont les papas qui lui ont écrasé la pogne, question qu'il sache bien qui étaient les maîtres en ces lieux, il serrait les dents pour ne pas crier, mais on a vu qu'il perdait de sa contenance, voire de sa superbe.

Marc a immédiatement compris le processus, il devait garder l'ascendant sur Stéphane, ne pas le laisser trop réfléchir. Il l'a invité à monter voir sa chambre, nous, en bas de l'escalier, nous tendions l'oreille.

— Voilà, c'est la chambre de mon frère et moi, et on dort sur le grand lit.

— Quoi ? Vous dormez à deux ?

— Bien sûr, et toujours tout nus.

— Mais vous êtes fous.

— Mais non, on s'adore, lui et moi, on aime dormir l'un contre l'autre, et puis on aime bien se toucher.

— Parce qu'en plus, vous vous tripotez ?

— Bien sûr, on adore se branler mutuellement.

— Mais vous êtes dégueulasses !

— Quoi ! Tu ne te branles pas ? Mais peut-être que tu as encore un zizi de bébé ?

— Non, je suis bien foutu et je le fais, mais tout seul.

— Moi, je le fais trois fois par jour, et toi ?

— Ben, tous les deux ou trois jours, quand je ne risque pas de me faire griller par ma mère.

— Mon pauvre, je te plains, heureusement que je sais que tu as quinze ans, sinon je t'aurais dit que tu as une sexualité de gamin, Mais bon, ce n'est pas grave, on va se baigner ?

— Oui, j'ai déjà mon maillot sur moi, rétorqua-t-il, trop content d'éluder la suite de cette conversation délicate.

— Je descends, déshabille-toi à l'aise et rejoins-nous.

Quand il arriva sur le bord de la piscine, nous étions déjà dans l'eau. Ce n'est qu'après avoir sauté qu'il se rendit compte que nous étions nus.

— Vous n'avez pas de maillots ?

— Non, pourquoi on en mettrait ? C'est si agréable de nager à poil, et personne ne peut nous voir.

— Mais, les parents ?

— Eux aussi nagent nus, ils sont naturistes.

On l'a laissé planté où il était, de la fumée sortait de ses oreilles, probablement une collision entre deux neurones. Il voyait qu'on s'amusait bien et essayait de se rapprocher de nous.

— Et alors, pas encore à poil comme nous ?

— J'ose pas, je suis obligé ?

— Ben, tu vois nos queues et nos fesses et tu ne nous laisses pas voir les tiennes.

— Bon, on va t'aider !

On lui a sauté dessus, et en moins de deux, son maillot a volé hors de la piscine, il gueulait bien au début, puis nous a remerciés de l'avoir obligé. Il était vachement bien foutu, le Stéph, bien musclé et une queue circoncise impressionnante, c'était la première fois que nous voyions un gland à l'air libre en permanence. En-dessous, un sac pendant assez bas et contenant deux beaux fruits, Marc ne pouvait le quitter des yeux. Stéphane, quant à lui, s'est vite habitué à sa nudité, on jouait à la lutte aquatique à quatre, nous n'hésitions pas à nous prendre de partout, mais on ne touchait pas à l'entrejambe de Stéphane. Lui, en revanche, observait particulièrement nos mains et leur terrain d'atterrissage. Dégoûté au départ, il a commencé à manifester un intérêt bien visible. A un moment, il a « osé » me prendre la verge d'une main.

— Mais tu fais quoi, là, Stéphane, tu me tripotes la bite ?

— Mais non, mais non !

— Parce qu'en plus, tu es un menteur ? On l'a vu tous les trois.

— STEPHANE, TU MENS ! A crié papa qui s'était subrepticement approché de la piscine, sa caméra en fonctionnement.

Stéphane s'était figé, le visage rouge, il s'était fait tout petit devant mon père, s'enfonçant au maximum dans l'eau pour immerger son sexe.

— Mais ... Monsieur, ils se touchaient bien, eux, alors, j'ai fait la même chose, a-t-il bredouillé sur l'air du sale gosse pris en faute.

— Sors de l'eau et viens ici.

Stéphane était en panique totale, il n'avait d'autre issue que sortir de la piscine, surtout que mon père, de stature impressionnante vu d'en bas, avait usé de sa plus grosse voix en détachant bien les syllabes de sa dernière phrase. Le gars est sorti à petits pas, il avait envie de pleurer, craignant la suite de l'histoire. Dès qu'il eut grimpé à l'échelle, il a placé ses mains devant son sexe pour se diriger vers mon père, se préparant à se prendre une baffe.

— Mets tes mains sur la tête et tourne-toi vers tes copains, ordre auquel il obtempéra difficilement.

Il le prit ensuite par l'oreille et le força à se coucher sur un banc en bois, l'obligeant à laisser pendre bras vers le sol et déposer pieds à terre, Stéphane était paralysé de peur, puis papa menotta mains et pieds par un lien pour câbles électrique, et nous fit venir près d'eux. Stéphane sanglotait, honteux d'être ainsi exposé à nos yeux. Mon père nous quitta et revint avec l'indispensable matériel pour faire comprendre à Stéph les plaisirs de la vie. Nous nous sommes approchés de notre « prisonnier ». J'ai enduit son corps entier d'huile et nous l'avons caressé lentement, il criait, nous invectivait, j'ai trouvé un linge que je lui ai enfoncé dans la bouche, il se contorsionnait pour échapper à nos mains par trop doucereuses, il comprit bien vite qu'il ne lui serait d'aucune utilité de vouloir s'échapper et qu'il était à notre merci, j'ai retiré le linge, le menaçant de l'y remettre définitivement. Bien que nos mains se tinssent encore éloignées de son entrejambe, celui-ci manifestait cependant un intérêt non dissimulé pour les caresses reçues. Il commença à geindre faiblement quand nos doigts glissèrent sur son ventre et l'intérieur de ses cuisses, il ne fallut guère de temps pour qu'il écarte les genoux pour faciliter le passage des mains.

Mon père venait régulièrement filmer la progression du dépucelage du garçon, il nous apporta aussi de quoi raser la toison qu'il avait abondante. Quand il a vu que je manipulais le rasoir, il a commencé à hurler, il a bien sûr eu droit au bâillon. Nous lui avons caressé bourses et hampe pour qu'il se calme avant le rasage, sa tête allait de droite à gauche et ses fesses se soulevaient du banc. Je me suis approché de lui, mettant un doigt sur le linge, il m'a fait signe des yeux affirmativement, il n'a plus crié quand je lui ai enrobé le sexe de mousse, il m'a juste imploré de faire gaffe. Il s'est effectivement laissé faire et à apprécié d'être manipulé par quatre mains, au point même qu'un fin sourire se dessinait sur son visage. Une fois qu'il fut rincé, nos langues s'en sont données à cœur joie sur ses testicules et sa verge que nous léchions ensemble, à chaque coup de langue sur son gland, il sursautait et laissait échapper un petit cri. Marc lui enfila une capote qu'il lubrifia, puis, à califourchon au-dessus de son ventre, il s'est empalé sur ce gros sexe, Stéphane écarquillait les yeux et relevait la tête pour ne rien rater du spectacle. De mon côté, je fis entrer un doigt lubrifié dans son anus, il voulait m'en empêcher en se resserrant le plus fort possible, mais quelques claques bien senties sur l'intérieur de ses cuisses l'ont ramené à la raison. Tandis que Marc faisait durer le plaisir, en en faisant ni trop ni trop peu, j'ajoutais un doigt à deux reprises, et ai été étonné de la souplesse de son petit trou censément vierge. Il a paniqué quand je me suis équipé d'un préservatif, il a supplié que je ne l'encule pas, mais de manière fort peu convaincante. J'ai coupé le lien retenant ses chevilles et me suis assis sur le banc entre ses jambes replacées autour de moi, je l'ai pénétré lentement mais sans m'arrêter, il a crié tout au long de mon avancée, et quand il s'est tu, j'ai commencé à le pistonner en lui tenant les cuisses tandis que Marc amplifiait ses va-et-vient, il ne mit pas trois minutes à jouir dans un hurlement tandis que j'explosais dans la capote. Marc s'est penché alors vers lui et a cherché sa bouche, Stéphane essayait d'y échapper, mais Marc est arrivé à ses fins et Stéphane a lancé sa langue à la rencontre de celle de Marc. Il ne restait plus qu'une chose à faire, Marc a avancé son bassin vers le visage de Stéphane qui n'a pas rechigné à mettre la bite en bouche et à la sucer comme si sa vie en dépendait, de mon côté je léchais sa rosette que je sentais palpiter sous ma langue. Marc s'enfonçait le plus loin possible dans la gorge offerte, Stéphane hoquetait, respirait à grand-peine, mais ne voulait pas arrêter. Papa a arrêté la caméra quand Marc s'est vidé complètement.

Dès que je lui eus libéré les poignets et l'aidé à se redresser, il plongea au cou de Marc pour l'embrasser et le supplier de lui pardonner son idée de chantage, ce que fit Marc. Stéphane ne voulait plus lâcher Marc, il nous remerciait de lui avoir fait découvrir « tout ça » et espérait qu'on veuille encore l'accepter parmi nous. Il a accepté l'examen médical où nous l'avons accompagné avec André et papa en début d'après-midi. Le médecin n'a pu s'empêcher de dire en rigolant : « ce garçon a déjà servi aujourd'hui ». Sur le chemin du retour, il était assis entre Marc et moi, les mains malaxaient à travers les shorts d'abord, en se glissant entre la ceinture et la peau ensuite. Arrivé à la maison, il fut le premier à se désaper et ne pouvait s'empêcher de nous toucher. Il passait tout son temps avec Marc, tandis que Daniel et moi nous aimions de notre côté. Ils sont allés voir papa pour obtenir la permission de garder Stéphane pour le week-end, sa mère, au téléphone, fut immédiatement d'accord.

Stéphane nous a raconté sa vie ; son père, ayant quitté le domicile conjugal sans laisser d'adresse quand il avait six ans, il vit seul avec sa mère qu'il ne voit presque jamais, elle aurait, « semble-t-il », énormément d'heures supplémentaires à effectuer, surtout la nuit. En plus, il a l'air de la déranger en permanence. S'ils échangent plus de vingt phrases en une semaine, il envoie un mail au Guinness Book des records. Donc, en français dans le texte, il se fait chier chez lui, et ça l'a rendu amer, assez pour le pousser à déconner et embêter son monde, comme il avait voulu le faire avec Marc. Il s'est mis à chialer dans les bras de mon frère qui le consolait affectueusement, l'embrassant et lui caressant la poitrine.

On a regardé papa sans rien dire, il est parti dans le salon, nous emmenant Marc et moi.

— Vous en pensez quoi, les garçons ?

— Ça a l'air d'être un chouette gars, mais on ne peut pas accueillir toute la misère du monde, ai-je répondu.

— Je ressens quelque chose de fort pour lui, a ajouté Marc.

— Tu aimerais qu'il vienne vivre avec toi ?

— Oui, Papa, mais je comprendrais que ...

— Alain, va demander discrètement à Daniel ce qu'il en pense.

— D'acc !

— Marc, maintenant qu'on est à deux, dis-moi vraiment ce que tu en penses.

— Je ne suis pas sûr, mais je crois que je l'aime et lui aussi.

— Et Pierre, tu en fais quoi ?

— Dans sa dernière lettre, j'ai compris qu'il avait trouvé un garçon de son âge qui lui plaisait un max, je ne lui en veux pas.

— Tu voudrais donc que Stéphane ...

— Oui, Papa.

— Me voilà revenu. Daniel pense aussi que Stéph et Marc ... et il trouve ça bien.

— Filez à la piscine et envoyez-moi Stéphane.

(...)

— Ne sois pas timide, Stéphane, je te donne la carte mémoire où j'ai enregistré tout ce qui s'est passé avec toi aujourd'hui. Je t'en veux encore un peu pour ta méchanceté vis-à-vis de Marc, mais j'espère que tu as compris.

— Oui, m'sieur, je suis désolé, j'ai été con, gardez la carte, je vous fais confiance.

— Que penses-tu de Marc, maintenant ?

— Je peux être franc ?

— C'est le moins que j'attende de toi.

— Je suis avec vous depuis cinq minutes, et il me manque déjà.

— Tu lui trouves quoi ?

— Sa gentillesse, le pardon qu'il m'a accordé, son visage, ses yeux, son sourire, et ... ce qu'on a fait à deux et qu'on pourrait encore refaire, je voudrais être tout le temps avec lui.

— Aimerais-tu vivre avec Marc ?

— Oui, m'sieur, mais ça plaira pas à ma mère

— File rejoindre Marc, je vais y réfléchir.

Mais Stéphane a embrassé papa s'est serré à lui très longtemps avant de nous rejoindre ; probablement qu'il avait trouvé un substitut à son propre père. Avec nous, il a passé plus de temps à partager sa langue avec celle de Marc qu'à nager, ils étaient vraiment heureux, tous les deux. On a bien sûr encore fait l'amour au bord de la piscine, chaque couple de son côté.

Au dîner avec les quatre parents, mon père a exprimé son projet. Il faudrait filer la mère de Stéphane, savoir où elle allait, noter ses heures de présence à la maison, et surtout ses absences, alors que Stéphane y était. Surtout, il fallait prendre un maximum de photos d'elle et de ses « heures supplémentaires », le but de tout ça étant d'avoir des arguments décisifs face à cette mère qui n'en était pas une. Nous avons passé une superbe soirée à discuter à huit, n'hésitant pas à nous garder mutuellement en érection, et tout le monde a rigolé quand Stéphane a éjaculé sans prévenir, tout à la nouveauté des sensations découvertes aujourd'hui, il s'est évidemment vengé sur Marc et l'a fait jouir, et pour les accompagner, Daniel et moi nous sommes mutuellement donné du plaisir, nous rendant tous bons pour la douche.

La mère de Stéphane devait venir à 20h pour récupérer son fils, mais à 21h ; toujours pas de nouvelles, Stéphane lui a téléphoné, et à sa demande, a passé le tél à ma mère. Stéphane nous a confié que sa mère avait un « empêchement » et elle demandait s'il pouvait passer la nuit ici. Ma mère lui a répondu que ça ne posait aucun problème, que Stéphane était un merveilleux garçon, et qu'il pouvait passer tout le dimanche chez nous, qu'on irait même passer prendre ses cours chez lui et qu'on le conduirait au lycée le lundi matin. Il paraît que la pimbêche avait tôt fait d'accepter cette proposition qui l'agréait au plus haut point. Elle pourrait baiser avec ses heures supplémentaires autant qu'elle voudrait, mais ça, elle ne l'a pas dit à maman.

Stéphane et Marc sautaient de joie, la nuit fut courte, des bruits issus de leur chambre ne laissaient aucun doute sur ce qui s'y passait. Le dimanche fut partagé entre sexe, promenade où chaque couple, adultes comme jeunes, se donnaient la main, sexe, badminton, sexe, piscine, sexe ... On ne se cachait pas des parents, et eux ne prenaient aucune attention à nos ébats, si ce n'est d'épisodiques sourires affectueux exprimant leur joie de nous voir aussi heureux. Nous nous sommes rendus chez Stéphane, l'entretien de la maison reflétait bien le peu de temps que sa mère y passait, les poussières sur les meubles auraient fait jouir l'aspirateur en manque depuis si longtemps. Papa a pris des photos de l'état de non-hygiène des lieux, du manque de bureau pour que Stéphane puisse étudier, du vide sidéral du frigo, bref, de tout ce qui mettait en « valeur » la pauvre vie du garçon. Il a également fouillé la chambre de la mère et y a trouvé, sans trop chercher, nombre de photos prises en club échangiste où la mère se faisait prendre par tous les trous, le plus intéressant étant que ces photos comportaient les dates et heures des prises de vue, ce qui permettrait de prouver ses absences tout au long des week-ends. Stéphane a vomi en voyant ces clichés, Marc a dû le réconforter longuement. Papa et André se sont concertés et ont décidé d'emporter tous les vêtements de Stéphane, ainsi que ses cours, ils avaient décidé de frapper un grand coup. Stéphane n'a pas réagi, trop assommé.

Quand on est rentrés chez nous, l'ambiance était très lourde, Stéphane est monté se coucher avec Marc, ils n'ont même pas dîné. Quant à nous, nous partagions la tristesse commune, affectueusement collés l'un à l'autre, je savais qu'il ne serait pas question de sexe ce soir. En pleine nuit, les cris de Marc nous ont réveillés, il était pris de convulsions, se tordait dans tous les sens, il criait, pleurait, nous avons dû appeler un médecin de garde, qui était heureusement le nôtre, il a hésité à le faire hospitaliser, mais il a pu faire baisser sa fièvre et a calmé ses spasmes par une injection de benzodiazépine. Malgré l'heure tardive, il s'est entretenu longuement avec mes parents qui l'ont mis au courant de la situation sans négliger les détails. Il a prescrit une semaine de repos, précisant qu'il reviendrait demain pour discuter avec Stéphane afin d'établir un rapport circonstancié en accord avec lui. Nous sommes restés à son chevet, et quand, calmé, il a ouvert les yeux et nous a vus tous autour de lui, il a fondu en chaudes larmes et s'est précipité dans les bras de mes parents, il leur a demandé s'il pouvait dormir entre eux et ils sont partis tous les trois. On a compris qu'on a beau être un grand ado, quand on n'a pas de père et seulement une mère indigne, le fait de trouver des personnes qui s'occupent de vous et qui vous aiment, ça ne peut qu'occasionner un choc, il avait simplement envie d'affection parentale. On a proposé à Marc de venir dormir entre nous, ce qu'il a accepté.

Stéphane est venu nous réveiller au matin, il nous a embrassés chacun à à son tour, en terminant par un long échange de langues avec Marc. Au petit-déjeuner, il semblait aller mieux, nous nous sommes étonnés quand il a donné du papa et maman à nos parents qui ont réfréné ses ardeurs, précisant qu'il n'y avait rien de fait. Nous sommes partis au lycée, maman restant avec Stéphane.

A notre retour le soir, le médecin était en grande conversation avec mes parents et Stéphane, assis sur les genoux de mon père. Nous n'avons pas voulu les déranger et avons commencé à réviser nos cours. Une demi-heure plus tard, ils appelèrent Marc qui revint vers moi avec deux pages manuscrites, me demandant de les passer sous traitement de texte et de les leur apporter quand ce serait fini, Marc repartit vers eux, et, faute de siège, s'assit sur l'autre cuisse de papa. En tapant le texte, je vis que le toubib n'y avait pas été avec le dos de la cuillère, alimentation non-équilibrée, anémie légère, stress important, doutes sérieux sur la cellule familiale, besoin urgent de changement du cadre de vie, etc.

Quand j'eus imprimé ce rapport, on me demanda de le lire en présence de tous, y compris Daniel. Stéphane pleurait dans les bras de papa et de Marc qui le consolaient. Au dîner, nous attendions l'appel de la mère de Stéphane, ce n'est que vers 21h30 qu'elle téléphona, papa mit le haut-parleur.

— Monsieur, Stéphane n'est pas à la maison et ses vêtements ont disparu, il ne serait pas chez vous ? Je m'inquiète.

— C'est à cette heure-ci que vous vous inquiétez ?

— Je viens de rentrer, j'avais du travail au bureau.

— Des heures supplémentaires, sans doute ?

— Que voulez-vous dire ?

— Rien, madame.

— Excusez-moi, mais pourriez-vous ramener Stéphane ?

— Et quoi encore, je ne suis pas taximan ? En plus, il est malade et doit se reposer toute la semaine.

— Il pourrait éventuellement rester chez vous quelques jours ?

— Oui, madame, il va rester ici, et pour plus qu'une semaine, mais vous, je veux vous voir ici dans une demi-heure, et tâchez-d'y être sans faire d'heures supplémentaires entre-temps. Nous vous attendons.

Et mon père raccrocha, bouillant de colère. Vingt minutes plus tard, elle est arrivée, vêtue et maquillée comme une pute, n'embrassant même pas son fils. Papa la fit asseoir à la table sur laquelle il avait étalé les photos de sa vie sexuelle, au milieu desquelles se trouvait une copie du rapport du médecin. Son visage devint blême et elle se mit à trembler de tout son corps. Papa ne lui laissa pas le temps de dire quoi que ce soit.

— Madame, vous êtes une mère indigne, incapable de vous occuper de votre fils, et peut-être même de l'aimer. Stéphane va venir vivre ici dans une vraie famille, ça vous permettra de vaquer à vos multiples occupations professionnelles, donc de baiser à tire-larigot. Vous pourrez rendre visite à votre fils à votre demande. Vous nous reverserez les allocations familiales que vous recevez et vous vous acquitterez d'une pension alimentaire. Si vous n'êtes pas d'accord, nous aiderons Stéphane à porter plainte contre vous pour mauvais traitements, c'est à vous de choisir.

Elle était perdue, elle ne s'attendait pas à ça, elle a finalement marqué son accord et papa lui a fait signer une convention confiant l'éducation de son fils à mes parents. Elle est partie sans même dire au revoir, ni embrasser son fils. Stéphane a été inconsolable cette nuit-là, Marc n'a quasiment pas dormi, le médecin avait tout prévu et avait rédigé un certificat d'absence pour le jour suivant. Ce n'est que le lendemain que Stéphane a repris du poil de la bête et a commencer à envisager sa nouvelle vie.

En fin de semaine, il était requinqué, nous avons décidé de passer le week-end dans un club naturiste, nous étions au départ les seuls ados à être nus, les autres se promenant dans des shorts genre baggy, ils nous ont finalement imités et se sont tous mis à poil. Ils se sont intéressés au fait que nous étions tous glabres et plusieurs ont demandé qu'on les rase, ce qui a donné lieu à de franches rigolades, vu qu'ils bandaient sans honte devant leurs copains et copines. On s'est même amusés, l'air de rien, à les faire jouir. Quand on leur a dit qu'on était homos et qu'on vivait en couples, ils ont tous été intéressés et n'ont pas arrêtés de nous questionner, même sur des sujets intimes. Le dimanche, tous étaient passés par le fil du rasoir et dès qu'on était à l'écart des autres, c'étaient branlettes mutuelles, même les filles entre elles se caressaient les seins et le minou sans poils. On s'est promis de se revoir dans ce même club, la plupart étant des habitués. Nos parents firent la connaissance des parents de plusieurs de nos amis, surtout des garçons, et les adresses se sont échangées.

Stéphane a repris les cours et les professeurs se sont étonnés de ses résultats qui avaient grimpé en flèche, ils ont été mis au courant qu'il vivait chez nous, mais sans plus. Notre vie à la maison s'organisait, nous faisions régulièrement l'amour, Daniel et moi nous nous partagions entre les deux maisons, et le week-end, tant que le temps l'a permis, nous allions au club naturiste et nous retrouvions nos amis, parmi lesquels des couples s'étaient formés, un seul était hétéro, un lesbien et trois homos. Mais nous ne nous limitions pas à des rapports sexuels en couple, nous avions trouvé au fond du camping un local désaffecté que nous avions transformé en « salle de jeux ». En hiver, nous invitions quelques-uns de ces amis et nos parents s'arrangeaient pour nous laisser la maison.

Une vie de liberté, quoi !